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Zone euro : après l’Italie, la France… puis l’éclatement |
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| 10-11-2011 08:12 - 1620 visites - Flux Economie, finance - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Standard & Poor's à 17 h :
Alors que l’Allemagne et la France ont entamé des discussions bilatérales pour scinder la zone euro, la perspective d’une offensive des marchés contre la Belgique et la France, laisse envisager un « effet domino » (si l’un tombe, l’autre vacille, puis tombe). Les analystes britanniques sont les plus pessimistes. La logique financière et les habitudes de consommation des plus aptes à épargner et investir est tout aussi en cause que « l’État protecteur ». L'Eurogeddon is near… La fin de la zone euro actuelle approche. Vers midi, ce jour, le porte-parole d'A. Merkel a démenti que l'Allemagne envisageait un éclatement de la zone euro. On a déjà entendu cela auparavant…
Constamment minorée par Nicolas Sarkozy, la crise européenne s’aggrave. Pourtant, l’Italie n’est pas tout à fait en manque d’argent. Mais, comme partout, les placements sont mondiaux, et non réinvestis dans l’économie locale. La finance mondiale entretient la spéculation, et une économie virtuelle qui peut siphonner jusqu’au tiers de la valeur réelle du coût des matières premières, et les bénéficiaires réinvestissent sans fin dans des produits financiers. Emprunts à dix ans Pour se financer, les pays empruntent aux taux décidés par les marchés qui se défaussent des dettes, augmentant les taux d’intérêts en fonction du risque présenté par les pays respectifs. La Suisse peut emprunter à 0,80 %, la Grêce à plus de 25 (et même 33 % selon d’autres estimations). L’Italie, qui dépassait, selon les prévisionnistes, la barre fatidique des 7 %, a frôlé les 8 % hier, et cela s’est répercuté sur les taux consentis à la France, qui pourraient atteindre 4 %, le différentiel avec l’Allemagne passant au double de l’actuel. Le poids de la dette croissant, en période de récession, le financement des investissements devient impossible. La procrastination des mesures d’austérité en Italie et en Grèce, due au fait que les politiciens veulent sauver leurs têtes et se refusent à former des coalitions capables de faire entrer en vigueur les mesures drastiques exigées, rajoute à la défiance des marchés.
Au Royaume-Uni, un médecin sur dix gagne près de 170 000 euros annuellement en moyenne et près de 4 200 « general practitioners » ont des revenus dépassant celui du Premier ministre (mais sans doute largement plus de frais). Bien évidemment, les spécialistes, en particulier les chirurgiens esthétiques, gagnent largement davantage que des médecins dits « de famille », généralistes. Les gains vont dans le système financier et dans des importations (dont de fréquents voyages et séjours hors zone Europe). En France comme au Royaume-Uni, les médicaments et les traitements sont sans cesse moins remboursés. En revanche, pour favoriser la compétitivité des entreprises, l’alignement sur les plus bas salaires allemands (de 5 à 7 euros de l’heure), ou britanniques (à peu près identiques), est largement préconisée. La consommation n’est plus tirée que par le haut, mais ce n’est pas tout à fait la même.
En Espagne, une nouvelle « caisse d’épargne solidaire », locale, à Séville, vient de se lancer. Les règles sont strictes : le crédit ne peut dépasser quatre fois les montants déposés, deux garants sont nécessaires, qui ne peuvent eux-mêmes emprunter tant que le crédit consenti n’est pas remboursé. Cela s’apparente, de loin, à une tontine. Revenir à des systèmes bancaires plus simples ruinerait la communauté financière qui ne veut pas plus en entendre parler que de séparation des activités de banque de dépôt et de banque d’affaire. Le problème n’est plus de « rassurer les marchés » mais de changer les règles des marchés. Comme le souligne Martine Orange dans Mediapart, « la finance crée elle-même le risque et l’effondrement ». Et la récession, découlant des mesures d’austérité exigée, alourdit la dette, renforce le risque. Faire éclater la zone euro, voire en revenir, en Allemagne, au mark, est une tentation forte. Cela s’apparente à du sauve-qui-peut, l’Allemagne étant pour le moment la mieux en mesure de se rétablir et progresser. Puis de racheter les entreprises européennes concurrentes ou de les acculer à la faillite. Pari risqué, pour l’Allemagne, certes, mais d’abord, pour pratiquement tous les autres pays européens. Nous y sommes. Ce alors que le couple Sarkozy-Merkel n’en est pas un. Merkel ne représente qu’elle-même et Sarkozy, sans crédibilité, peut-être déjà encore moins. Actualisation(s) en commentaires ci-dessous…
Commentaires (23)
Jef Tombeur a dit:
Veritas a dit:Jef Tombeur a dit:Jef Tombeur a dit:
Julian a dit:Jef Tombeur a dit:
Jef Tombeur a dit:
Jef Tombeur a dit:
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Veritas a dit:Veritas a dit:
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10 juin
Selon toute la presse britannique, la France et l’Allemagne approfondissent le scénario d’une éventuelle scission de la zone euro. Nick Clegg, « Deputy Prime minister » du Royaume-Uni, redoutant une « coalition des volontaires » qui harmoniserait sa fiscalité et sa gouvernance économique, a publiquement redouté une renégociation des traités européens, pourtant souhaitée par ses alliés conservateurs. Mais la question se pose, la France sera-t-elle vraiment en état de résister à la pression des marchés ?
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