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Vieilles Gloires Dorées : Abril, la primesautière |
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| 17-02-2010 02:24 - 3536 visites - Flux Culture, Livres, Poésie - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Abril, c’est la « bonne
copine » à l’écran. Une gouaille à l’Arletty, une fraîcheur à
Née Victoria Mérida Rojas, elle se destine, comme Guesh
Patti, très tôt à la danse classique. Mais elle décroche très vite, dès 1975,
des rôles au cinéma, d’abord dans Fascination
(Obsession, de Francisco Lara Polop).
Elle y va hardi, car si son père est un très sérieux ingénieur castillan trop
absent, maman, très belle infirmière, a figuré dans divers films américains des
années 1950. C’est Vicente Aranda qui, en 1977, confie à
Elle est déjà
très célèbre en Espagne, autant en tant qu’actrice que chanteuse ou
présentatrice de jeux télévisés lorsque, en 1982, elle vient s’installer à
Paris avec son mari d’alors,
Bien évidemment,
c’est Attache-moi, et les deux autres
films qu’elle tourne avec Pedro Almodovar, Talons aiguilles (1991) et Kika
(1993), qui lui valent une renommée réellement mondiale auprès de tous les
publics. Depuis, elle est très famille
(avec sa sœur Maria Isabel, ses enfants) et copains-copines : plus question
de s’embarquer sur un tournage avec des gens antipathiques ou distants. Un rapide
passage à Hollywood l’avait dégoûtée du cinéma américain (« on m’a fait jouer une Mexicaine, puis une
pute, cela m’a suffit, merci ! »).
C’est aussi une
excellente chanteuse. D’aucuns peuvent regretter que son phrasé en français
soit un peu trop policé en studio (Casa Limon, Madrid, pour l’album Olala !). En espagnol, ou
portugais, elle se lâche davantage. Sans doute séduit-elle mieux en concerts. C’est
peut-être qu’on l’apprécie encore davantage en version originale dans ses films
espagnols et qu’on aimerait retrouver la même voix. Mais en interprétant Colette Renard (Les Nuits d’une demoiselle), elle
prouve, selon le proverbe italien, que « le lit est l’opéra du pauvre ».
En moins affectée, car elle surveille sa diction et pourrait enseigner à l’Alliance
française, elle n’en n’est pas moins devenue notre Jane Birkin version
andalouse. À elle seule, elle a incarné notre movida nationale. « J’ai
l’âme française et le cœur gitan, » résume-t-elle.
Clem, téléfilm de TF1, devrait marquer le public français. L’histoire serait
tirée de celle, réelle, de la grossesse non désirée de la filleule du
producteur qui avait l’avait découverte au bout de cinq mois. Victoria Abril
est « la p’tite maman » de
Clem, une maman qui a « arrêté de
travailler pour s’occuper de Salomé et moi et je dois dire que c’est cool (…)
des bons petits plats au dîner, mon linge
toujours clean… une vraie p’tite mère quoi !!! » (extrait du blogue-notes de promotion
de Clem, que la jeune personne est censée tenir). Caro, la maman, a l’aplomb et
le bon sens d’Annie Duperey dans Une
Famille en or, avec une forte personnalité, on s’en serait doutés.
Victoria Abril a un site, pas toujours très à jour, mais qui présente sa filmographie complète et quelques extraits de ses concerts. On la retrouve aussi sur MySpace et FaceBook où figurent quelques-unes de ses amies et beaucoup d’admirateurs. Devenez « fan », vous serez en bonne compagnie…
Commentaires (3)
Jef Tombeur a dit:
AgnesB a dit:
Jef Tombeur a dit:
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29 février

Elle a un pseudonyme printanier, et l’esprit d’à propos
primesautier. Montaigne écrivait : « ce que je vois à la première charge, je le vois moins en m’y obstinant ».
Pourtant, Victoria Abril a aussi tout de la chevrette de Monsieur Seguin,
combative et têtue, très consciencieuse sur les plateaux de tournage. Mais on
la sent folâtre. Et jamais démontée, avec un sens de la répartie qui rappelle
Arletty. Je me souviens qu’elle avait été invitée par Ardisson qui lui lança
tout de go : « Et la sodomie ? ».
Toute autre aurait éclaté de rire, trouvé une diversion. Pas Victoria Abril qui
écarquille les yeux un quart de seconde, se compose une moue ravissante et
réplique : « Ah… si c’est bien
fait ! ». La belle, il faut le dire, n’a pas froid au postérieur
et on la vit monter les marches à Cannes en robe totalement fendue par
derrière, révélant une toute petite culotte moulante. Culottée, oui, et on lui
doit le fameux « mieux vaut tourner
nue dans un chef-d’œuvre qu’habillée dans un navet ».
