Utilisation d'Internet au travail, attention il y a des limites à ne pas dépasser !

Version imprimable Suggérer par mail
09 Feb 2010
                      Note: / 9 - BofSuper 
par YOLAINE petit3.jpg 754 hitsflux de ce reporter son flux flux de ce theme flux Société

 

internet_au_travail_1.jpg

D’après un certain nombre d’enquête, il s’avère que les litiges relatifs à l’utilisation d’internet pendant les heures de travail s’accumulent de plus en plus devant les tribunaux.

Pour la justice, il paraît nécessaire de trouver un juste milieu entre la reconnaissance des droits des salariés et l’intérêt des employeurs, car la liberté individuelle et l’intimité de la vie privée ne donnent pas tous les droits.

  

 

 

Attention ! Les inconditionnels d’Internet risquent d’avoir quelques soucis, s’ils ne respectent pas la réglementation mise en place dans le cadre professionnel !   Sur son lieu de travail, un salarié a droit à une vie privée dite résiduelle ; si l’utilisation privée des outils informatiques et d’Internet est « généralement tolérée » elle doit rester dans les limites du raisonnable et ne doit en rien affecter la productivité de l’entreprise.
Selon une étude de la société Olfeo, spécialiste dans les logiciels de filtrage, les salariés consacrent en moyenne 58 minutes par jour à l’utilisation d’internet au bureau, ce qui correspond à environ 14 % de leur temps de travail. Certains abus peuvent entraîner un licenciement si l’on se réfère à des décisions de justice. 
Les faits :
  1. 1. Un salarié chef de dépôt dans une PME a été licencié en 2004 pour avoir été connecté quarante et une heure en un mois. La Cour de Cassation dans un arrêt du 18 mars 2009 a estimé que la durée de connexion avait excédé la limite du raisonnable et que l’employeur était en droit de le licencier pour faute grave.
  1. 2. Une assistante de gestion du Maine et Loire, licenciée en mai 2007 par son employeur au motif "d'une utilisation abusive d'Internet sur son lieu de travail", a été débouté de son action en justice « pour licenciement abusif » et pour atteinte à la vie privée" par le conseil des prud'hommes d'Angers.Après le décès de son compagnon, cette assistante de gestion avait besoin de dialoguer avec sa mère et elle a rédigé pendant les pauses déjeunées 156 e-mails en 2 mois, depuis son lieu de travail. L'employeur a découvert l'existence de cette correspondance privée en recherchant l'origine d'un virus dans le système informatique de l'entreprise et affirme ne pas avoir ouvert ces messages, donc, ne pas avoir portée atteinte à la vie privée de son ex-employée, mais avoir seulement constaté l'existence des messages. Il a établi un décompte d'une heure de travail utilisée pour l'envoi de ces messages sur la base d'une dizaine de courriers électroniques envoyés par jour. De ce fait, le juge a écarté le motif "d'atteinte à la vie privée", en précisant que les messages n'avaient pas été ouverts ; il a d'autre part  jugé "le licenciement pour motif personnel à caractère disciplinaire" pleinement justifié en retenant "la fréquence et l'importance de telles communications" comme élément préjudiciable.
Que dit le droit ?
 La Cour européenne des droits de l'homme rappelle que le droit à la vie privée s'exerce même sur le lieu de travail. La Cour de Cassation abonde dans le même sens :" le salarié a droit même au temps et au lieu de travail au respect de l'intimité de sa vie privée" (Arrêt NIKON du 2 octobre 2001). Ce principe implique le secret des correspondances et s'applique au courrier électronique ; l'employeur peut-il donc prendre connaissance de la correspondance privée de ses employés, et en particulier des e-mails personnels ? Dans ce cas, le droit du travail s'applique et l'employeur peut donner des injonctions, en vertu de son lien de subordination et vérifier que ses employés suivent ses directives. Les juges doivent donc avant tout rechercher si les fichiers ouverts sur le matériel à sa disposition par l'employeur avaient été identifiés comme personnels par le salarié. 

Mais les diverses jurisprudences de la Cour de Cassation, vont dans un sens plutôt favorable à la protection de l'employeur. Si, un élément privé ne relève pas de la présomption de professionnalité, l'employeur peut demander à le consulter en présence d'un témoin ou d'un juge.

De telles situations, doivent inciter les employeurs à formaliser l'utilisation privée d'Internet dans des chartes informatiques ou des règlements intérieurs d'entreprises.

 



Commentaires (0)add comment

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security image
Entrez les caractères affichés


busy
  

Info reporters

Prochain versement des droits d'auteurs: début avril

36000€ reversés !

Ils ont gagné 50€

Rejoignez nous

Commentaires...

J'ai tué mes bébés
CA PART DANS TOUS ...- Jacques Prince
Pour le mariage gay
Edward ! on ne mar...- oucible
J'ai tué mes bébés
vous posez un prob...- edward
Pour le mariage gay
bonjour, je salue ...- edward
Le rendez-vous de printemps pour la plan...
Belle initiative !...- V14
J'ai tué mes bébés
Que penser des inf...- oucible

Newsletter

Gratuit ! Les articles chaque jour par mail
Les infos de C4N



80astuces.jpg

C4N sur BFM

new_tetbfm-logo.png

Enquête

 

11 septembre 2001

11septembre.jpg

Signez la pétition Rejoignez Kassowitz, Bigard, et Marion Cotillard pour demander l'ouverture de l'enquête

 

Come 4 Heart

C4N et ses reporters ont déjà reversé plus de 1600 euros pour défendre des causes humanitaires ou sociales.