Un temps de chien pour mes laurier-roses

06-02-2012 11:14 - 219 visites - Flux Tribune libre - Ecrit par François Lourbet - Lire son flux RSS
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   Après une longue carrière de plumitif (plus de 10.000 références à mon nom sur Google, et encore je ne parle pas de mes nombreux pseudonymes), j'ai découvert C4N dont j'espère que les lecteurs apprécieront ma prose. J'ai choisi la catégorie Tribune libre parce que cette appellation peut tout couvrir et même le reste, comme il faut pas dire. Bref, en ce six février 2012, mon minuscule lieu dit (une chiure de mouche sur la carte) est recouvert de neige, y compris la bâche de ma piscine et je préfère ne pas parler de mes voitures. Mon épouse (ouais, j'en ai une, mais, à ma décharge, si c'est sans doute la dernière, ce ne fut pas la première) déplore le sort que ce temps, tout à fait insolite pour l'endroit où nous vivons -  la vallée de la Lize, rivière de montagne à ses débuts, puis de plaine, pour finir affluent de l'Ariège, dont je prétends, preuves fantaisistes à l'appui, que la Garonne, rivière espagnole, ce que trop peu de gens savent, est un affluent, ce qui fait du coup de la Gironde, un bras de mer nourri, côté eaux douces, par le mélange de la Dordogne et, tiens donc, de l'Ariège.

   D'ailleurs, à la différence de feu Nougaro et de l'excellente Juliette, moi, j'aime pas Toulouse - simple paraphrase du titre d'un roman de ma camarade, alors, d'écurie Françoise Xenakis, veuve de Iannis Xenakis, romancière, femme de médias audio et vidéo. Dans notre folle jeunesse, si j'ose, nous caracolions dans la cour du 33 rue Saint André des Arts, domaine de notre feu ami et éditeur, André Balland, en compagnie d'un jeune malin, Roland Topor, qui publiait là, en ricanant, ses "Mémoires d'un vieux con", et de quantité d'autres, même qu'une fois la maison Balland a récolté le Prix Goncourt, honneur, si on se risque à dire cela, généralement réservé à de grosses boîtes, du genre Galligrasseuil.

   Et voilà que j'entre dans le vif du sujet. Il neige. Je me demande d'ailleurs qui est ce "Il". Jadis, avec des amis, nous avons monté et joué dans divers cafés théatres et une quantité de MJC, au temps que ces malrussiens machins existaient encore, un truc somptueux dont j'étais l'immodeste auteur et qui s'intitulait La grève d'une certaine catégorie d'impersonnel ! Même que la bande son avait été enregistrée par une des voix de FIP.

   De fait, nous mettions tout sur le dos de l'Impersonnel, cousin mieux que germain des "eux" et des "ils" qui truffent les discours involontairement acrates (ouais, je suis, moi, un acrate conscient de son acratie, parce que dire "anar" et "acratie"ça fait mauvais genre, même, hélas, en Catalogne française) des électeurs bourrés au Saint Chinian (bon, je sais, c'est un pinard audois et je suis ariégeois d'adoption, mais ivrogne invétéré - jamais saoul, c'est fort mal élevé.

   Bref, ce salopard de "Il" neige. Et ça tient. Avec des températures "ressenties", comme disent les experts de la météo, de l'ordre d'un moins kékchose à deux chiffres.

   Tout en tapant ce texte en direct (j'aurais pu utiliser Open office et procéder à un copier-coller, mais j'ai voulu utiliser toutes les potentialités du logiciel de saisie de C4N - que j'ai pris en défaut : j'ai commis, exprès, diverses fôtes d'hortograff (hin hin) sans que le correcteur orthographique intervienne. Nous verrons à la relecture.

   L'avantage de la Tribune libre, c'est qu'on peut y pratiquer l'humour sans se soucier des cesseurs (pour qui "sont ces serpents etc..." (Racine est dans le domaine public, sauf erreur. Et, au passage, j'emmerde Hadopi, et les emmerdeurs qui empêchent les fumeurs de fumer. Suivez mon regard et admirez tous ces hypocrites, dont certains jureurs du serment d'Hippocrate, qui entendent, avec la complicité des tabatiers faire de l'inoffensive herbe à Nicot une drogue dangereuse.

   Bon, moi, j'ai arrêté de fumer y a bientôt dix ans. Pas par souci de ma santé, ou de ma bourse, mais parce que, ce 20 juillet 2002, vers sept heures trente du matin, alors que je souffrais sur une traduc pour 10-18 (Requiem pour un poète, c'est pas de la pub, juste une info), je me suis dit que je ne prenais même pas plaisir à têter mes Davidoff.

   De temps en temps, quand elle vient chez moi, ma fille aînée - la meilleure amie de ma femme, qui n'est pas sa mère, ce qui conforte Onfray dans sa démolition de Freud) - enfume toute la maison. Et il m'arrive de lui taper une clope. Je ne retombe pas dans mon vice, pourtant !

   Il ne neige plus, mais le blanc manteau tient le coup.  Dans mon prochain article, j'insérerai deux photos que je viens de prendre.

   A rivederci, so long, Schuss, and all that sort of things !

 

François Lourbet (voir ce nom sur Google, recherche avancée !) 

 

 

 

 

  

  

  






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