Un gamin frappe une enseignante... Comme quoi tout arrive !

01-10-2008 18:52 - 1061 visites - Flux Ma ville, Ma Région - Ecrit par 1253125183.169518185 - Lire son flux RSS
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Vendredi 28 septembre, à Persan (Val d'Oise), un enfant de CM1 a agressé son professeur en fin d'après midi, dans la salle de classe. L'enseignante de l’école Jean Jaurès, choquée, a porté plainte contre l'enfant de 10 ans...

Il faut dire qu’elle en a pris pour huit jours d’arrêt de travail ! Le lundi suivant, les parents étaient informés de la rixe à sens unique par une banderole qui demandait un droit au respect...ou qui l'exigeait ?... C'est selon ! Devant la violence de l’enfant (mutant ?), l’enseignante n’aurait eu d’autre choix que de s’enfermer dans sa classe.

Alors bon : l’instit a reçu le soutien des parents et l’inspection d’académie, rassurante, a rappelé que ce type d’évènements était rare dans le premier degré (vous serez bien gentils d’éviter l’allusion au second degré, s’il vous plaît !)… Et comme cet acte de violence est le fait d’un enfant perturbé, tout va pour le mieux : nul besoin de le confondre avec un acte de délinquance !

L’enfant doit être personnellement pris en charge par un enseignant (que l’on espère rompu aux techniques de combat et de survie en milieu hostile) puisqu’ il ne peut pas être exclu à proprement parler, selon la directrice de l'établissement. En effet, l’école a pour obligation de scolariser un enfant à 6 ans. Ce n’est que dans le cas où il se poserait comme un petit yéti que son signalement à l’inspection académique pourrait entraîner une enquête sociale, voire un bilan médical, bilan nécessaire pour prouver que le petit yéti relève d’un institut spécialisé (personnel de base : boxeurs poids lourds en activité !). Mais que l’on ne s’y trompe pas : il s’agit d’une sage précaution, dans le cas qui nous intéresse ! Qui sait si une exclusion n’aurait pas pour conséquence des émeutes de CP et de CE1 !…

Une séance de brainstorming entre les personnels éducatifs doit avoir lieu pour essayer de trouver une solution…Souhaitons leur bonne chance et surtout d’éviter de suggérer des baffes à 800 euros !






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Commentaires (3)

Dominique Dutilloy a dit:

Cette violence scolaire a de multiples causes !
Je trouve, excusez ma franchise, que cet article est trop peu argumenté... En effet, il ne met pas en lumière les causes exactes de cette violences dans les établissements scolaires qui atteint maintenant le Premier Degré (CM1)...

Il aurait fallu regarder tout ce qui ne va pas dans cette Education Nationale :
- les réductions de personnel enseignant et non enseignant,
- l'oubli, de la part des parents, que ce sont eux qui éduquent leurs enfants,
- l'oubli, de la part de ces mêmes parents, que ce sont les enseignants qui instruisent...


A côté de tout ceci, et cela aurait dû transparaitre dans votre trop court article, tant que le Gouvernement ne restaurera pas l'autorité de la République dans ces banlieues laissées à l'abandon, nous en serons toujours au même point !
 
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01 October 2008 | url
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leo a dit:

...
Dominique...je sais bien que monsieur leclerc adopte un ton assez inhabituel dans ses articles mais bon...
Vous dites que le texte est trop peu argumenté: soit mais il ne fait que relater un évènement. Or, je vous rappelle que l'argument ne vise, au final, qu'à confirmer ou infirmer une hypothèse.
Les causes, dont vous déplorez qu'elles aient été négligées, posent le même problème: relater un fait ne nécessite pas qu'on remonte à son origine.
Quant à votre dernière phrase:"A côté de tout ceci, et cela aurait dû transparaitre dans votre trop court article, tant que le Gouvernement ne restaurera pas l'autorité de la République dans ces banlieues laissées à l'abandon, nous en serons toujours au même point !", je la trouve forte...
Prétendre que le gouvernement peut restaurer l'autorité comme s'il s'agissait d'exécuter un quelconque plan...le problème de l'autorité est une question de culture, de moeurs et d'évolution sociétale...une dimension complexe qui dépasse la volonté d'un gouvernement (même si ce dernier a une responsabilité partielle).
Et surtout: vous suggérez que l'article aurait du déboucher sur une certaine conclusion! Mais sans vouloir préjuger des propos de Leclerc, ce diagnostic n'engage que vous.
Quant à vous, monsieur Leclerc, j'aime bien ce que vous faites même si j'attend avec impatience la suite pour me faire une petite idée de votre conception du "journalisme"...

 
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03 October 2008
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Dominique Dutilloy a dit:

@ leo
leo, je ne fais qu'exprimer une opinion face à un banal fait de société, qui aurait dû inciter à se poser des questions : c'est ce que j'appelle une analyse sur acte de violence, commis pour la première fois dans une école Primaire du 1er Degré, dans une classe de CM1, dois-je préciser !

En effet, au delà de cette violence-là, il convient de se demander pourquoi cette maîtresse d'école a été rouée de coups par un élève (?) :
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il ne s'agit pas d'une banale affaire de violence... Mais, il s'agit de tout un contexte qui a son histoire née des évènements de Mai 68, où cet adage : "il est interdit d'interdire", avait force de loi !

Qui plus est, il semble bien évident que
- les parents oublient trop souvent qu'ils sont responsables de l'éducation de leurs enfants,
- ces mêmes parents oublient trop souvent que les enseignants sont responsable de l'instruction de leurs enfants...

Partant de ce constat, l'erreur profonde est la dénomination même du Ministère de l'Education Nationale : ne devrait-il pas porter le nom de Ministère de l'Instruction Publique, comme ce fut le cas, me semble-t-il, sous les IIIè et IVè Républiques ?

Quoiqu'il en soit, il est évident que l'Autorité de la République française doit être rétablie au plus vite... Il est inacceptable que des parents irresponsables sapent l'autorité des enseignants en n'apprenant pas les fondements-même du respect qui est dû à celles et ceux qui ont la charge d'instruire des milliers d'élèves, de collégiens et de lycéens...

Certes, la crise économique, l'augmentation du chômage, de la misère et de la précarité, le "mal" et "non" logement, l'augmentation du coût de la vie... n'aident pas beaucoup les gens pris dans ces engrenages... Mais, cela n'excuse pas de tels comportements ! : voilà pourquoi j'ai estimé que cet article était trop court et trop peu argumenté !!!!
 
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03 October 2008 | url
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