17 May 2008
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Mai 68 (suite -10)

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Affrontements du 03 mai, la Gauche divisée.

Le parti communiste met en cause les pro-chinois, ces faux révolutionnaires qui servent le pouvoir Gaulliste et les grands monopoles capitalistes.

Il est difficile de le suivre dans cette optique, ne sachant pas ou ce parti requiert ses informations, et a partir de quoi li les fonde. Ce que l’on peut dire c’est que ces évènements ont surpris tous les partis politiques, et l’on peut penser que le parti communiste qui représentait une force non négligeable à cette époque cherche à reprendre la main.

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Le parti communiste dénonce l’anarchiste Allemand Cohn-Bendit

Dans l’humanité du vendredi 03 mai, que je vous ai présenté dans la suite précédente, ou il est non aisé de lire le commentaire de Georges Marchais, on se rend compte qu’il attaque avec véhémence les pro-chinois, et les enragés de Nanterre. Dans la faculté de Nanterre, il y trouve de tout. Des maoistes, des trotskistes, des anarchistes, plus ou moins folkloriques réunis autour de l’anarchiste allemand Daniel Cohn-Bendit.
Il faut se rappeler que Cohn-Bendit à été la bette noire des communistes qui voyaient en lui un perturbateur risquant de prendre la main sur l’influence du parti.
Je rappelle que Cohn-Bendit à 22 ans à cette époque. Ce qu’il met en termes de revendications sont simplement les problèmes de liberté sexuelle et de liberté tout court pour les femmes, mais aussi par solidarité avec la JCR contre l’arrestation de Xavier Langlade lors de la manifestation organisée par le Comité Vietnamien national pour la victoire de son peuple contre l’impérialisme américain, ce qui devrait réjouir les communistes, c’est du moins ce que j’ai pu retrouver dans les documents qui évoquent cette période, et c’est sur ces thèmes que le mouvement du 22 mars à pris naissance.(voir la suite -8).

En outre, il déplore l’activité des pro-chinois dans les milieux ouvriers, ce que je n’ai jamais remarqué,
« non satisfaits de l’agitation qu’ils mènent dans le milieu étudiant, cette agitation va à l’encontre des intérêts de la masse des étudiants en favorisants les provocations fascistes, et voila, ces pseudo-révolutionnaires qui se permettent de donner des leçons au monde ouvrier ».

Bien entendu, il ironise sur ces fils de grands bourgeois méprisants à l’égard des étudiants d’origine ouvrière qui, rapidement, mettront en veilleuse leur “flamme révolutionnaire” pour aller diriger l’entreprise de papa et y exploiter les travailleurs dans les meilleures traditions du capitalisme.
Cet éditorial a été lu à haute voix par un militant du mouvement du 22 mars dans la matinée du 03 mai dans la cour de le Sorbonne quelques heures avant les émeutes. Il a reçu le plus glacial accueil.

Les réactions à la suite de l’éditorial de Georges Marchais et des affrontements du 03 mai montrent que la gauche est divisée.
Le PSU dénonce l’attitude des communistes, François Mitterrand élude la question, il a besoin d’eux, le PCF, et la CFDT condamnent l’action des groupuscules.

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François Mitterrand a déploré l’intervention en masse des forces de l’ordre dans l’université. Il a ajouté qu’il estimait “que les rapports avec la jeunesse ne doivent pas se fonder sur la force” et a condamné l’action du Ministre de l’Intérieur.
Bien entendu, mais quand des groupes politiquement opposés sont prêts à en découdre, il faut bien intervenir. Ce que l’on peut déplorer c’est le fait qu’il ait fallu pénétrer dans l’université, mais comment faire autrement lorsqu’il y a des jeunes armés de bâtons qui dépavent la cour. Dans ces situations, il faut faire plutôt que de ne rien faire, les esprits étant trop échauffés pour rétablir une situation raisonnable.

Les étudiants de PSU ont renouvelé leur soutien au mouvement des étudiants de Nanterre et de la Sorbonne, et appelé à l’élargissement du mouvement, et ont dénoncé l’attitude des militants communistes. Quand à la centrale syndicale CFDT, elle a dénoncé les brutalités policières à l’intérieur de la Sorbonne et du quartier Latin.
Mais, elle
«refuse toute solidarité avec les groupes dont l’action incohérente compromet une véritable réforme et peut populariser la politique gouvernementale de sélection »

Le seul fait marquant de la journée du 04 mai est la libération de Daniel Cohn-Bendit et de Jacques Sauvagot.

La chronologie des évènements de mai 68

Il est extrèmement difficile d’obtenir des informations précises, certaines sont données du 03 mai et d’autres du 04 mai.

Le 04 mai à 2h00 :
Une première réunion des représentants de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), du Mouvement du 22 mars, de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR, Alain Krivine et Henri Weber), du Comité de liaison des étudiants révolutionnaires (Cler), du Mouvement d'action universitaire (MAU, Jean-Marcel-Bouguereau et Jean-Louis Péninou) et de l’Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCml, Robert Linhart) se tient dans les locaux de l’École Normale Supérieure pour décider de la riposte.

Les pro-Chinois se désolidarisent très tôt, pour eux, le mouvement est piégé ; il faut l’arrêter, déserter le quartier Latin et chercher le contact avec le peuple. La jeune organisation maoïste invite ses militants à se détourner d'un mouvement dont elle ne contrôle pas la direction et lance un appel à constituer des « comités de défense contre la répression », afin d'éviter l'encerclement des étudiants au quartier Latin. Sans eux, sont décidées deux manifestations pour le lundi, une le matin pour soutenir les étudiants qui passent en conseil de discipline, une le soir à Denfert-Rochereau à 18 h 30.( Wikipédia)

Une anecdote entre le préfet Maurice Grimaud et Daniel Cohn-Bendit. Leur dialogue mérite d’être rapporté.

L’occupation de la Sorbonne, le 03. Pourquoi il y a violence ? Par une maladresse de notre part”, dit l’ancien préfet en mettant la main sur son c?ur. “On avait évacué sans problème, sans matraquage. Vous étiez sortis normalement”, ajoute-t-il en regardant l’ancien dirigeant étudiant avec un sourire. “La police n’avait qu’à se retirer”, dit-il encore.
Admirable préfet ! Les choses ne se sont pas passées ainsi. Les policiers qui avaient évacué la Sorbonne sans heurts font du zèle au Quartier latin. Ils multiplient les contrôles d’identité, les interpellations. Le Quartier latin est en état d’insurrection. Personne n’a l’audace d’en aviser le chef de l’Etat.

Le général de Gaulle dormait”, dit l’ancien préfet. “Et personne pour le réveiller”, l’interrompt Daniel Cohn- Bendit. “Non, on ne réveille pas de Gaulle”, confirme Maurice Grimaud, toujours souriant, presque zen. “C’est incroyable ; ça aussi c’est la France de l’époque”, dit Cohn-Bendit. On sent du respect mutuel entre les deux hommes. “Grimaud, ce n’est pas Papon”, dit Cohn-Bendit, qui a toujours eu le sens de la formule. “J’observe, et ce n’est pas une flagornerie, le parcours de Daniel avec un extrême intérêt”, dit Grimaud. Ce sera peut-être leur unique rencontre.

Ainsi allait la France de l’époque, on ne réveille pas le Chef de l’Etat. La 5 èmè République est bien une République de castes et de privilèges, on se bat dans les rues, mais on ne réveille pas son Eminence le Général de Gaulle. Nous n’avons rien à reprocher à Sarkozy dans ce domaine pour le moment, il faudrait plutôt l’arrêter.

  


17 May 2008
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Les cyberpedophiles bientot pris dans leurs propres filets ?

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par snut - 35 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Tribune Libre

La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a proposé jeudi aux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) trois mesures pour protéger les enfants de la cyberpédophilie. Principale mesure proposée: interdire l'accès aux sites pédopornographiques recensés par le ministère de l'Intérieur.

Source : nouvelobs.com

Les cyberpedophiles bientot pris dans leurs propres filets ?

  


17 May 2008
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PAPARAZZI : Un métier à "Risques!"

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par SOPHY medal_bronze.png- 187 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Tribune Libre

paparazzi.jpg En ce jour d’ouverture du 61ème Festival de Cannes, ils doivent être nombreux à guetter les célébrités sur la Croisette, et aux abords des résidences de nos Stars !

 Ne les confondons pas avec les photographes officiels des divers magazines, qui vont « flasher » à tour de bras tout ce joli monde de façon « officielle » ! 

Paparazzi est un métier dangereux, pour le « voleur d’images », et pour ses« victimes » 

Il y a dix ans, on comptait à peine 10 paparazzis dans tout Los Angeles. Aujourd’hui ils sont plus de 450 ! 

Ils se déplacent en meute, généralement en 4x4, pour suivre les Stars.

Leur vrai Job consiste à se poster devant les maisons des People, ou des endroits à la mode, et appuyer au bon moment sur le déclencheur. 

Ces paparazzis, nouvelle version, ont été rebaptisés : « Stalkerazzis » par les VIP !Des Parasites sans vergogne avec un objectif.  

A Hollywood, n’importe qui s’improvise Paparazzi .

Même des ados de 15 ans qui veulent se faire un peu d’argent de poche. Garde-côte sur les plages, chauffeur de bus, ou même clochard, tout le monde peut tenter sa chance !!

Ils font dans la quantité, et chassent le cliché pour « décrocher le gros lot », comme s’ils jouaient au Loto, et forcément il y a de la bagarre ! 

Avec leurs courses- poursuites, ces nouveaux Chasseurs d’Images effraient les People !  

La police de Beverly Hills, essaie de verbaliser toutes les infractions commises sur la route, quand une Star est filée par des dizaines de voitures. Les accidents sont fréquents !

Récemment, Georges Clooney se baladait en moto avec sa dernière girlfriend, Sarah Larson, il s’est arrêté sur le bord de la route, au milieu d’une course-poursuite pour s’adresser à ses suiveurs :  « Vous pouvez rouler où vous voulez, prendre ma photo comme vous voulez, mais vous ne pouvez pas mettre les gens en danger ! » 

Il faut savoir que ce sont les journaux people qui commandent ces photos, pour attirer le lecteur.

 Kate Moss , qui arrivait à l’aéroport de Los Angeles, avec sa fille Lila Grace, a provoqué une émeute.

Les Stalkerazzis  se sont bousculés   au point de faire tomber la mère et l’enfant au milieu de leurs valises !!

La police a du intervenir, pour la protéger de cette Horde  en Délire !

Mais , il faut savoir que des célébrités manipulent les Paparazzis.

C’est vrai que, quand une star est en promo, elle s’arrange pour passer sous leurs flashs !

Que seraient Paris Hilton, Nicole Richie, ou Lindsay Lohan sans EUX ? 

Elles sont souvent souriantes sous les flashs, mais elles n’oublient pas de se cacher de temps à autre, derrière un sac, pour feindre le mythe de la Star traquée !

PIRE ! Les Stars renseignent souvent elles mêmes les Paparazzis sur leurs allées et venues. 

« On leur sert parfois de gardes du corps, » explique un paparazzi Français, qui a filé kate Moss à Paris, et l’a aidée à se débarrasser de jeunes un peu trop agressifs ! 

 Voici qu’arrive une nouvelle vague de Stalkerazzis, encore plus coriaces : ce sont les vacanciers, qui photographient des People, en douce, sur une plage, pour revendre leurs photos, à des agences de presse !  

 

 

Alors, à vos Appareils Photos, pendant le Festival, la Chasse est ouverte !,

Soyez vigilant, et vous rapporterez « peut-être », le SCOOP, qui vous rendra RICHE!!!!! 

Visionnez la vidéo,et vous vous ferez une "idée", (pas tres reluisante) du "métier de Paparazzi!!!

 

  Extraits de « Elle » magasine. 
  


16 May 2008
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Un séisme en préparation en Sarkozie

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par Mike - 76 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Tribune Libre

Alors que le bilan du séisme en Chine continue de s'alourdir (plus de 50 000 morts) et que les répliques ralentissent les secours, le Réveil des Marmottes revient sur un autre séisme en préparation en Sarkobrunie. Ce séisme, nous pourrions l'éviter. Comme toujours, ce genre de catastrophe sociale se produit à la rentrée, après les vacances (pour les chanceux pouvant encore se le permettre). Nicolas Sarkozy amplifie les couacs et prend des mesures de façon irréfléchie. Ce tremblement de terre social n'aura rien à voir avec mai 1968. Nicolas Sarkozy, à force d'avoir confondu showbiz et fonction présidentielle, d'avoir transformé l'Élysée en Nouvelle Star (Academy), d'avoir tout promis pour être élu et fait le contraire une fois président, d'avoir pioché des figures du Parti Socialiste ou du Centre et d'avoir fait de l'UMP un fan club où les ministres sont obligés d'obéir au doigt et à l'oeil, a déstabilisé la classe politique.

Le mariage le 2 février: Savent-ils ce qui se prépare ?
Le Big One s'annonce et sera dévastateur. Le phénomène déclencheur du plus cinglant séisme de la Sarkozie pourrait être la faille Carla Bruni. Pourquoi ? Nicolas Sarkozy a menti. Carla Bruni ne peut être française à cause d'une loi Sarkozy du 26 juillet 2006. Un comble ! L'Élysée ne peut devenir une Major dont le budget servirait à produire des chanteuses et des chanteurs. Pourquoi ne voit-on plus Carla Bruni ? Pourtant, Nicolas Sarkozy a surmédiatisé ses aventures dans la presse people. Aurait-il brusquement changé ? Non. Il nous cache quelque chose connu de presque tous les médias mais, pour des raisons faciles à imaginer, ces médias ne dévoilent rien. C'est stupide car cela éclatera obligatoirement. Les Français le découvriront après l'été au pire des mesures antisociales jamais prises depuis 60 ans et comprendront -un peu tard- pourquoi Nicolas Sarkozy a ruiné la France.

 
  


16 May 2008
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Mai 68 (suite - 9)

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Le 03 Mai 1968.

Les étudiants s’approprient le quartier Latin

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A partir du 3 mai 1968, les étudiants parisiens occupent le quartier Latin, “leur quartier”, pas une journée passe sans qu’une manifestation n’ait lieu. Le 3 mai, c’est aussi l’évacuation musclée de la Sorbonne qui déclenche une vague de contestations dans toute la France. Ici, un groupe d’étudiants se dirige vers la Sorbonne par la rue Vaugirard.

Le 03 mai premier vendredi rouge.

Il faut combattre et isoler complètement tous les groupuscules gauchistes qui cherchent à nuire au mouvement démocratique en se couvrant de phraséologies révolutionnaire écrit Georges Marchais dans l’éditorial de l’Humanité.

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Suite de la page 1

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Cliquez sur les images.

Menés par Cohn-Bendit le mouvement du 22 mars tient un meeting à la Sorbonne, et le Recteur selon les instructions dun gouvernement appelle la police pour rétablir l’ordre, et expulser les perturbateurs. Pénétrant dans les locaux, vers 16 h 45 la police évacue les manifestants et procède à plus de 500 arrestations dont celles de Cohn-Bendit et de Jacques Sauvageot vice-président de l’UNEF.

En fait, cette journée du 03 mai est pleine d’émotions et de mouvements de groupes dont 200 militants d’extrême droite du mouvement Occident armés de matraques menés par Alain Madelin prêts à en découdre avec les communistes, «tuons tous les communistes et Occident au pouvoir».

Ce groupe arrivant de la faculté de droit rue d’Assas fait le rappel des troupes qui passées par l’Observatoire arpentent maintenant le boulevard Saint Michel et se dirige vers la Sorbonne aux cris de «communistes assassins». Dans la Sorbonne la nouvelle de l’arrivée d’Occident est faite par une estafette : Occident marche sur la Sorbonne en rangs serrés.
Des observateurs vont et viennent, des sentinelles prennent place aux portes de la Sorbonne, un camp retranché s’organise dans les fausses nouvelles de bruits alarmistes et la confusion. Les Pro-chinois de l’UJC et les Troskistes de la JCR sortent des casques de leur sacs, on arrache les pieds de chaise, on ramasse des pierres dans les couloirs en travaux. Un petit état de siège s’empare de la Sorbonne. Vers 15 heures ces préparatifs inquiètent le recteur Roche qui craint la contagion des étudiants de Nanterre. Au cours d’un entretien avec les responsables de l’UNEF, de la FER et de la JCR et le secrétaire général de l’université, leur demande d’évacuer le Sorbonne. Les étudiants refusent, et le recteur Roche fait évacuer les étudiants qui passaient sereinement l’agrégation dans l’amphithéâtre tout proche, et fait fermer l’amphithéâtre, ce qui a pour effet de grossir les rangs de ceux qui formait le camp retranché. A la suite de cela, les conditions d’une intervention policière sont réunies. Le recteur Roche couvert par ses supérieurs appelle la préfecture de police, Jean Paoli directeur du cabinet de Maurice Grimaud qui demande une réquisition écrite pour intervenir.

A la demande du recteur Jean Roche qui craint les affrontements entre les groupes de droite et de gauche, les forces de police bloquent les entrées et sorties de la Sorbonne. Dans la cour de la Sorbonne 150 jeunes Troskistes et Pro-chinois dont une vingtaine sont casqués. Le secrétaire général est séquestré dans son bureau jusqu’à ce qu’il accorde les clés des amphithéâtres. Des voitures de police qui se trouvaient dans la cour sont déplacées pour former une barricade devant la voute d’entrée. Les étudiants de Nanterre avec des pioches commencent à dépaver la cour pour édifier des barricades.

Le groupe Occident arrivant rue des Ecoles est pris en chasse par les policiers en tenue et casqués. Le groupe galope vers l’entrée de la Sorbonne et grimpe quelques marches avant de faire demi-tour. Les policiers qui les traquent ne semble pas réellement à chercher de les rattraper, le commando d’extrême droite se désagrège dans les rues avoisinantes.

A 15 h 35 le recteur d’académie de Paris reçoit une missive explosive donnant un ordre signé qui requiert les forces de police pour rétablir l’ordre à l’intérieur de la Sorbonne en expulsant les perturbateurs alors que les établissements universitaires sont interdits à la police. Cela va entraîner les premiers affrontements au quartier Latin de mai 68.

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A 15 h 15 les gardes mobiles bloquent les issues de la Sorbonne
16 h 30 la rue de la Sorbonne est évacuée et ses deux extrémités sont bloquées.
16 h 40 le calme est revenu parmi les étudiants. Le commissaire Petit et ses hommes pénètrent dans la Sorbonne et les étudiants stupéfaits qui discutent entre eux décident de sortir dans le calme en silence. Alain Krivine et Jacques Sauvageot s’avancent en délégation vers le commissaire Petit. Après quelques échanges avec le commissaire le Petit, les étudiants acceptent de sortir sans se défendre si la police les laisse partir.
Les forces de l’ordre ne tiennent pas leur parole, et bâtons en mains font évacuer la Sorbonne.
Or, l’usage veut que l’on contrôle l’identité des perturbateurs ce qui ne peut se faire sur place, ils sont trop nombreux.
400 étudiants sont embarquées dans des cars qui attendaient à l’extérieur.

Pendant ce temps quelques étudiants échappés par derrière cherchent des renforts dans le quartier Latin. L’afflux des forces de police, le bouclage de la rue de la Sorbonne et de la rue des Ecoles ont attiré une petite foule. Ceux qui déambulaient rue Saint Michel, badauds et militants armés forment vers 16 h 45 un groupe de mille personnes et à 17 heures, ils seront près de deux mille.

A 17 h 10 un premier convoi de trois cars d’étudiants quitte la Sorbonne.
A 17 h 15 on compte près de 3000 personnes aux abords de la Sorbonne, et des incidents sérieux commencent lors du départ du second convoi. La place de la Sorbonne est dégagée à coups de grenades lacrymogènes. Des manifestants se regroupent boulevard Saint Michel et harcellent les forces de l’ordre. Des cris s’élèvent libérés nos camarades, la Sorbonne aux étudiants halte à la répression CRS SS bientôt repris en c?ur, la foule grandit, le préfet Maurice Grimaud est présent, et les cars ont des difficultés pour se frayer un passage.

A 17 h 30 boulevard Saint Michel un premier pavé est lancé, il fracasse la vitre d’un car de CRS et fend le crâne du brigadier Christian Brunet qui s’écroule. La réponse est immédiate, les policiers repousent les manifestants et matraquent à tout va. A 16h 30 le quartier Latin est en état de siège, les manifestants se comptent par milliers, c’est une petite guerre qui commence.

A 20 heures le recteur Roche ordonne la fermeture de la Sorbonne et l’annexe de Censier jusqu’au retour du calme. A 20 h 25, le quartier Latin est un champ de bataille ou s’affrontent des militants de gauche organisés en petits groupes et les gardes mobiles un peu désorganisés. A 21 heures l’émeute est maîtrisée.
A 22 heures le SNEsup se réunit et son secrétaire Alain Geismar lance dans la soirée le mot d’ordre de grève générale dans l’enseignement supérieur.

Après 5 heures d’affrontements le quartier Latin retrouve son calme avec un bilan de 574 arrestations, dont 179 mineurs, 45 femmes, 58 étrangers. Les renseignements généraux ont conservés jusqu’à aujourd’hui les 574 fiches des interpelés du 03 mai.

Parmi ces fiches on retrouve bon nombre de personnalités d’aujourd’hui, Cohn-Bendit, Alain Krivine, Henri Webert sénateur PS, Brice Lalonde, José Rossi, David Rousset, Bernard Guetta, Guy Hocquenghem.

Mai 68 a commencé.

A 23 heures les étudiants arrêtés sont peu à peu libérés, et 27 d’entre eux porteurs d’armes prohibées sont en garde à vue. A minuit les meneurs étudiants qui ont déclenché la manifestation sont libérés.

  


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