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Le Tabarkagate de MAM relancé par Mediapart |
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| 16-02-2011 11:27 - 2477 visites - Flux International - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Pour cette 455e contribution sur Come4News, j'avoue, je vous fais un peu du grand nimportnawak et je vais même pomper intégral Mediapart. Vite fait, mal fait. J'ai des circonstances quand même un peu plus avouables que celles de Michèle Alliot-Marie à Tabarka.
Ben voui. Le moteur d'enregistrement de C4N étant ce qu'il est, j'avais cliqué deux fois sur l'icône d'enregistrement de mon papier sur Jacques Séguéla chevrotant son antienne dans... le numéro anniversaire de L'Écho des Savanes. Du coup, cela me faisait un doublon. Solution : renommer le superflu en « essai », pour rééditer pour réécrire dessus, sur un peu n'importe quoi, comme la fermeture du Quick en Avignon (bah, il y en avait trois, il y eut une intox alimentaire, ils en ont rouvert un pour une soirée, et c'est un non-événement que Le Post tente d'enfler démesurément). Au lieu de cela, je vous pompe « La Boîte noire » du dernier article sur MAM de Mediapart qui a dépêché des envoyés spéciaux à Tabarka.
L'ambassadeur intérimaire de Tunisie a eu beau se voir mettre sur la touche après avoir quasiment demandé à MAM un autographe tel un fan de Dorothée ou Goya en présence de ses idoles, cette notule de Brégoux et Magnaudex, de Mediapart, en dit long sur la seconde révolution de Jasmin (la première, c'était la prise de pouvoir de Ben Ali, selon la presse de l'époque). Elle est parfois escortée de Yassine Ben Abdessalem, un ancien des casinos Partouche. De son passage à l'Intérieur de l'après-Pasqua, MAM a conservé un carnet d'adresses. Les anonymes sont unanimes, ni MAM, ni sa famille, n'ont rien payé tout au long de leur séjour. Brégoux et Magnaudex sont en fait revenus bredouilles de Tabarka. Rien de probant. Il aurait sans doute mieux valu parvenir à trouver les bons de réservation de la famille sur Tunisair, et les confronter à ce que MAM a pu produire. Mais, bon. Au moins confirment-ils, et c'est le titre, une info que L'Obs avait pris avec des pincettes : « Alliot-Marie a bien eu Ben Ali au téléphone en Tunisie ».
Cette fois, le coup de bigophone avec Ben Ali, c'est confirmé par les services de MAM en son régalien ministère. Là, pour obtenir cette confirmation, il fallait soit peut-être prêcher le vraisemblable, soit disposer de quelques billes recueillies sur place, ainsi de la trace d'une communication entre l'un des hôtels et la présidence de Ben Ali. En revanche, le Quai d'Orsay dément que Ben Ali ait sollicité des matériels de répression des manifestations ou que MAM ait spontanément décroché un combiné pour en proposer. On peut toujours le croire.
Tiens, pour ne pas tout à fait pomper Mediapart, une petite anecdote personnelle que je tiens de l'ami Hosni. Diplômé de la Sorbonne, il avait tenté le retour en Tunisie pour profiter des zones franches insulaires instaurées par les Ben Ali. Il crée donc une société d'importation de produits de la mer avec le capital minimum requis. Quelques mois plus tard, les Ben Ali et Trabelsi rehaussent, et rétroactivement, ce seuil minimal. Ils ont pu ainsi faire place nette, reprendre les affaires mises en faillite, bouter hors des zones franches les petits concurrents. L'ambassade de France savait, MAM sans doute savait-elle, mais c'est avec ce genre de spoliateurs qu'elle s'accoquinait. Hosni a tout tenté ensuite en Tunisie, comme de louer des scooters dans les hôtels aux touristes, comme se reconvertir dans le catering des cantines. Il a fini par jeter l'éponge et rentrer en France. Avec des papiers. Sans, Besson, un autre adepte du tourisme de luxe, se chargeait de l'expulser. Remarquez, MAM aurait pu s'en charger. Rendre à la Tunisie du personnel d'encadrement, pour l'hôtellerie de ses parents par exemple, et prêt à accepter n'importe quel salaire, cela lui aurait-il tant déplu ? Un petit coup de Tarnac histoire de remettre des Tunisiennes et des Tunisiens sur leurs tarmacs, à la merci d'employeurs tels Aziz Miled.
C'est simple. MAM veut se rendre initialement à Djerba. Elle s'enquiert d'une voiture à louer, mais comme elle se méfie des tarifs pratiqués à l'aéroport ou dans les hôtels, la voilà qui tente de hèler un taxi pour trouver un loueur moins cher en ville. Et là, un certain Aziz Miled croit qu'elle fait de l'auto-stop. Il l'embarque et lui tient à peu près ce langage : « ouh là, mais Djerba, c'est loin... Tenez j'ai une affaire, vous pouvez séjourner dans un appartement-témoin. Vous n'êtes pas forcée d'acheter, hein ! Et en plus, on vous achemine gratuitement en avion. On vous offre un petit goûter et dégustation de produits locaux, mais vous n'êtes pas forcée d'acheter, pas du tout. C'est gratuit. Il y a juste une petite présentation des opportunités immobilières du secteur de Tabarka, une jolie localité tout au bord de la mer, et c'est beaucoup plus facile à louer que du côté de Djerba, vous feriez une bonne affaire... ».
Actualisation
Commentaires (6)
Jef Tombeur a dit:
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