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Sarko bashing : Le Best-Ouf de Charly |
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| 15-09-2011 22:30 - 1455 visites - Flux Culture, Livres, Poésie - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Charles Duchêne, auteur et éditeur de la maison BTFConcept, poursuit la salutaire démolition des arguments de langage de l’UMP et de Nicolas Sarkozy. Il est présent avec son dernier bébé à la Fête de L’Huma où il serait bien capable de vanter le croustillant hollandais (François) dans le fumet des merguez. Par réalisme. Mais il n’en est pas à un paradoxe près… Allez, Charly, encore un effort pour être résolument « ouf ».
À force de scruter l’info au travers du miroir de la presse déchaînée, Charly est tombé dans les siens, de travers. Son bouquin est pourtant du réchauffé. Comme les restes de la choucroute de la veille, si vous les faites revenir, elle est encore meilleure. Sarko non compatible Marri de ne pouvoir faire retirer son anthologie du quinquennat en cours, constituée par Chacun pour soi, en passe d’être retiré de la vente, ou Pas vu, pas pris et Après moi le déluge, très bientôt épuisés, Charly se livre à la publication d’un florilège de leurs morceaux choisis. Oui, mais actualisés, revisités avec le recul et au parfum de l’actualité plus récente. En à côté, figurent par exemple les passages sur les comportements de certains auteurs connus en divers salons du Livre, renommés ou moins fréquentés, et la fameuse séance de récupération des points du permis de conduire perdu. Du social, du vivant, de l’humain, du vécu, mis lestement en perspective, car Charly raisonne « politiquement ». C’est politique, oui, même les mesquineries des auteurs en dédicace, même l’arnaque visant les automobilistes. Ce qui rime avec populiste ? Pas sûr. Pas comme cela. La prose de Charly, qui veut rester accessible à toutes et tous, ne vole pas énormément plus haut que celle d’un d’Ormesson, mais c’est beaucoup plus jouissif. Son Sarko bashing a dû cesser d’être actualisé peu ou prou lors du voyage de Dominique Galouzeau de Villepin en Tunisie pour servir de truchement officieux entre les « révolutionnaires libyens » et les chouans kadhafistes (le voyage n’a servi à rien, on le sait ; mais au temps pour moi, la phrase est bancale… histoire d’être dans le ton de Charly). Voyage, voyage, comme pour les Rroms en tramway. Il n’y a donc point de morceaux de Bourgi, Djouhri ou Takkiedine dedans, ou peu. Les cons sont comme les clous et les pourris, ils se chassent… l’un l’autre. Mais pour que Sarkozae fecit pontem, si possible prolongé le plus longtemps pour nous ménager des jours fériés et chômés de sa présence, soit que le sien, de pont, s’effondre, toute semaille de pointes est bonne. Au coin du bon sens
Vous vous souvenez du coup du ticket de métro ? C’était en 1974, et Françoise Giroud demandait en benoîtement à Valéry Giscard le prix du « ticket chic, ticket choc » jaune à bande marron qui venait d’être instauré. La première augmentation du prix du dit ticket fut de cinq centimes 1919. Il devait être, avant juillet 1974, à 80 centimes (de « nouveau franc », soit 12 centimes d’euro) et le destin de Giscard, qui l’ignorait totalement, n’était pas encore lié à son augmentation.
P.-S. – sur la couverture, vous aurez reconnu, au choix, le « rassureur » des marchés narguant la crise grecque et européenne, ou Monsieur X (% de mécontents) affrontant le ras-le-bol de ses ex-électeurs. C'est selon votre imagination, en fait.
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10 juin
« Quelques jours avant de mourir en mars 2010, j’avais apporté à mon père ses journaux préférés… ». Sic transit Gloria mundi. C’est la tête du chapitre ouvrant la page 149 de l’opus Le Best-ouf de Charly, dont l’auteur, Charles Duchêne, dit « Le Grand Chêne-Chêne » (de ceux qu’on n’abat pas) n’est forcément plus celui qu’on pense.