[SANTE] Confessions d'une accro de l'insomnie

12-04-2010 19:24 - 2325 visites - Flux Santé, Bien être - Ecrit par PsychoSexy - Lire son flux RSS
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Qui n'a jamais entendu, au détour d'une conversation captée volontairement ou non, un collègue, un ami, un voisin ou un type dans le métro soupirer en expliquant : « Quel enfer, j'ai fait une insomnie cette nuit : je me suis réveillé à 4h et j'ai tourné et viré au moins une heure avant de me rendormir ».

Dans ce genre de situation, le commun des mortels compatit sincèrement : ce n'est jamais agréable ces nuits agitées, pour sûr. Pour ma part, ce que je ressens, c'est même pas de la colère (je vais pas être en colère contre des gens qui n'ont pour seul tort que celui de galvauder un mot dont il n'ont jamais mesuré la réelle portée). Donc, sans colère, sans amertume, je me sens à chaque fois profondément incomprise, presque méprisée. On banalise mon mal, et je me sens comme un alpiniste revenant de l'Everest à qui on dirait « Ouais, bof, j'habite au troisième sans ascenseur, pour moi aussi c'est dur ».

 

Me réveiller à 4h et tourner une heure avant de me rendormir : que le Diable me présente un contrat qui m'offre cela chaque nuit, à vie, je signe de suite. Car se réveiller en pleine nuit, ça sous-entend qu'on a pu s'endormir et se reposer. Pour l'insomniaque chronique, 4h c'est bien plus souvent l'heure à laquelle il réussit à enfin trouver le sommeil (même s'il est couché dès 23h) que l'heure à laquelle il se réveille.

Et faut pas croire qu'il se détende faute de dormir, que le fait d'être allongé dans le noir a au moins le mérite de le reposer.

 Dès que le repas du soir est terminé, il commence à se sentir noué : ce n'est pas une peur enfantine du dodo et d'être dans le noir, c'est l'angoisse cruelle et glaçante de l'échéance à venir.

S'endormir impérativement.

Parfois, insidieusement, cette pression sourde se glisse dans ses pensées dès son retour chez lui, après le travail : demain y a boulot, donc l'impératif d'être en forme, donc de s'endormir tôt, donc c'est la pression, donc on va foirer. Technique de l'échec bien rodée, un peu moins bien relativisée.

Au fil du temps (des années...), l'insomniaque a développé certains petits rituels dans les heures qui précèdent le coucher. Rituels au départ apparus pour être rassurants, et qui ont fini par devenir une dose de stress supplémentaire, l'amenant parfois à la frontière du Trouble Obsessionnel Compulsif. H -2, je rationne le temps qu'il me reste avant cessation d'activités : dix minutes de vaisselle, quinze minutes de salle de bain, quinze minutes à checker que tout soit près pour le lendemain puis checker de nouveau et me dire à haute voix que j'ai fait double vérif histoire de ne pas me relever en cas de doute quand je serai couchée, une heure à me raconter une histoire en regardant une fin de film, une série ou en lisant un roman... puis vingt minutes à ne rien faire d'autre grosso modo que me motiver à aller au lit.

H -1, je prends un cacheton. Pas de la valériane, ni des plantes : je pourrais brouter un plein champ de camomille que ça ne changerait rien à ma qualité de sommeil. Pas de somnifère non plus : après avoir passé une matinée entière plus Stone que Charden parce que j'avais pris une double dose par erreur (premier somni qui marche pas, une heure après tu finis par oublier que tu l'as pris du coup t'en avales un second et là; paf; double effet kiss cool : les deux ensemble semblent multiplier leur pouvoir). Non, moi, c'est mon petit anxio du soir : il ne me fait pas trouver le sommeil mais m'aide à rester plutôt zen pendant les quelques heures où je poireaute dans mon lit. Je ne donne plus alors dans la petite roulade systématique sous les draps façon « je change de côté, ça sera ptêtre mieux » toutes les dix secondes. Ce qui ne veut pas dire que je trouve la zen attitude illico.

 

A H -10 minutes, je vais me coucher : j'ai pensé à tout, le portable, le verre d'eau, le ptit pipi. Et je me glisse sous les draps, je mets mes bouchons d'oreille et j'éteins. Au bout de trente secondes, dans le noir, je vérifie l'heure de l'alarme sur mon portable. Une minute plus tard je vérifie si le portable n'est pas sur silence. Ah tiens, encore envie pipi : je me relève. Retour sous la couette, le trajet m'a donné froid aux pieds : je rallume et je mets des chaussettes. Je rééteins. Je rallume : je vais mettre une couverture supplémentaire aussi (l'été ça marche avec : je vais ouvrir la fenêtre pour faire de l'air). Je rééteins. Là je réalise que je viens de perdre plein de temps à faire tous ces trucs alors je checke l'heure sur le portable. Bon, allez, je vois pas quel truc j'ai plus oublier encore, ça va être bon alors, mais histoire d'être sûre, je retourne faire pipi. Deuxième retour sous la couette.

 

Là il peut encore passer des heures durant lesquelles je vais, à intervalle d'un quart d'heure : attraper un oreiller, enlever puis remettre la couverture, enlever mes chaussettes, regarder l'heure, compter le temps qu'il reste avant la sonnerie du réveil.

Le cauchemar éveillé de l'insomniaque (je pourrais en pleurer rien que d'y penser, alors que sur le moment, même pas on pleure) : encore cinq heures, j'suis large... bon quatre heures trente, ça l'fait... quatre heures, c'est juste mais ça passe... tiens, plus que deux heures, merde, bon c'est que j'ai dû dormir un peu, ça veut dire que je suis reposé... plus qu'une heure trente, une heure quinze, une heure, j'hésite à me lever, mais non hein, c'est qu'en une heure j'ai le temps de tripler mon quota de sommeil... plus que cinquante minutes... quarante cinq... trente... vingt-huit... vingt-six... vingt (oh, une microsieste de six minutes)... plus que dix-huit minutes, seize... quatorze, allez zut je me lève, au moins j'arrêterai d'user la batterie du portable avec le rétro-éclairage !

 

Lever... zombie... automatismes... Le soir parfois, l'insomniaque réfléchit à ce qu'il a fait le matin et ne s'en souviens strictement pas : une tasse à café dans l'évier mais tu te rappelles pas avoir pris ton café, un ou deux pulls mal repliés sur le lit et tu te rappelles pas avoir essayé des fringues... Et ce que ta brosse à dents fout sur la table basse du salon, ça reste un mystère... Toute la journée, il s'est traîné au boulot, il a pris des décisions quand on le lui demandait mais serait bien incapable de se souvenir d'une seule d'entre elles, il a gérer les situations d'urgence mais se demande s'il ne s'est pas endormi pendant la crise. Bref, le voilà rentré chez lui, prêt à mettre en œuvre le seul projet qui lui tient à cœur depuis le matin : dormir !

Il est au bout du rouleau...

 

Sauf que, une fois au lit après les tâches quotidiennes, le repas du soir et le coup de fil obligatoire à Tata Raymonde : pas dodo. Le corps dit oui, la cervelle dit non. Il doit y avoir un truc de bien, bien déglingué mais ça marche pas. Et cet état de fait n'est même pas surprenant : l'insomniaque sait qu'il peut enchaîner deux ou trois nuits du genre, que seul le week-end et sa promesse de grasse matinée le sauveront. Il sait qu'on peut être littéralement exténué et ne pas trouver le sommeil. Mais que le corps est plein de ressources (d'ailleurs durant les périodes bénies où il enchaîne sur plusieurs jours ou semaines des nuits de cinq heures, punaise, il pète grave la forme) et il a tellement souvent tenu une journée complète avec moins d'une heure de dodo au compteur, que de toute façon, il sait qu'il va gérer (ouais, j'ai dormi quatre heures cette nuit, accrochez-vous, ça va envoyer du bois, wooh).

 

Bon après, faut pas rêver, une fois tous les deux trois ans, il fait une baisse de tension de ouf, son corps hurle au secours et il passe une semaine d'arrêt maladie à ne faire que dormir.

 

Et oui, il voit un psy, il surveille son hygiène de vie, il a testé tous les traitements possibles, des plus classiques aux plus borderline. Mais de la même façon qu'un alcoolique reste alcoolique à vie même s'il ne boit plus, un insomniaque reste, je crois, insomniaque à vie, même en période de rémission. On sait qu'il s'agit de phases dont il faut profiter avec délice, mais que les nuits creuses reviendront.

 

On apprend à vivre avec cet ennemi silencieux et pervers.

 

Mais simplement, parfois, quand on entend dire « oh j'ai mal dormi », on a un drôle de pincement, au dedans.

 

 

Note : cet article a été vraiment douloureux a écrire, j'espère qu'il aidera les veinards qui s'endorment en quelques minutes comme des masses tous les soirs à comprendre la chance qu'ils ont et à mieux réaliser la souffrance que génère le manque de sommeil chronique.






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Commentaires (13)

MUM a dit:

...
chère rédactrice, bien que vous avouez l'avoir conçu dans la douleur, cet article est tout simplement génial et je me réjouis d'être la première a vous en féliciter!!!
rassurez-vous , malgré l'heure tardive de mon com. (1h05) je ne suis pas une collègue en insomnie, mais fais partie des heureuses veinardes qui ont le sommeil docile, pantouflard, r^posant , bref je dors comme un bébé ....mais tous les lundi soir je joue au bridge et en rentrant hop un petit tour sur C4N!
bref pour en revenir au sujet, quel bel article , je le redis....Tant de lyrisme pour décrire ce cauchemar , tant de pertinence, d'expressions heureuses, de descriptions justes...
je suis certaine que nombre de nos lecteurs vont se reconnaître dans votre texte et vous remercieront d'avoir su si bien décrire leur calvaire...
cela mériterait bien qq heures de bon sommeil réparateur ! je vous les souhaite de tout coeur...
 
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13 April 2010
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PsychoSexy a dit:

...
Un commentaire qui fait chaud au coeur... juste avant d'aller "dormir" smilies/smiley.gif
 
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13 April 2010
Votes: +0

fata a dit:

...
je suis d'accord avec MUM : excellent article qui se lit avec bcp de plaisir !
Je ne connais pas non plus les insomnies, et vous lire m'a permis de mieux les comprendre, et je trouve ça fou ! Le corps a bien des ressources, car plusieurs nuits sans dormir me semble irréel !
Je n'ai connu les nuits blanches forcées que par les insomnies de mes filles en bas âge... et je me souviens de ce calvaire : avoir envie de dormir mais ne pas pouvoir...
J'espère que cela pourra un jour se résoudre pour vous.
Bonne journée smilies/smiley.gif
 
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13 April 2010
Votes: +0

dexter a dit:

...
très sympa smilies/smiley.gif moi j'ai de la chance, je ne connais pas ce phènomène... smilies/smiley.gif
 
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13 April 2010
Votes: +0

SOPHY a dit:

...
Bien qu'il soit douloureux à lire, vous avez su rendre vivant ce calvaire que vous vivez au quotidien.

Avant de terminer la lecture de votre article je me préparai à vous dire de vous faire soigner, en clinique.

C'est peut-être idiot, mais comme pour l'alcool, comme pour toute addiction, il y a des cliniques spécialisées qui soignent également, la Boulimie, l'anorexie, et les Insomnies permanentes.

Le traitement après une remise en état, par la médication (une semaine), consiste en milieu fermé (on ne sort pas de l'établissement pendant les 21 jours de la "cure"), a participer avec d'autres insomniaques à des séances d'Analyses Transactionnelles, et de Programmation Neuro-lunguistique, entrecoupées de séances d'hypnoses.

Je ne sais pas si votre cas relève de ce traitement, mais essayez de vous renseigner.

Ma belle-fille est, elle aussi, insomniaque, et le couple a dû faire chambre à part, pour ne pas réveiller constamment un mari qui travaille.
parce que ma belle fille travaille également.
Elle sait qu'elle ne s'endormira pas avant.... si tant est qu'elle s'endorme (comme vous)
Insomniaque depuis la petite enfance et cela ne l'a jamais quitté.
Elles passe ses nuits à regarder la télévision ou à jouer en ligne avec des partenaires venus d'Amérique, du Canada, du Japon, enfin tous les pays où le décalage horaire lui permet de converser, et de jouer.
Mais son corps s'est habitué, et apparemment elle n'en souffre pas.
Elle me l'a juste signalé il y a longtemps...

Je l'ai déjà vu intervenir sur C4N, sur la page, à quatre heures le matin, ou a trois heures.
En vacances scolaires, il lui arrive de dormir toute une journée d'affilée., mais la nuit rien à faire, même en vacances....


suite ci dessous....
 
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13 April 2010
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SOPHY a dit:

...
suite et fin du commentaire :

Avez vous essayé la sieste les après-midi où vous ne travaillez pas ?
puisque vous savez que votre cerveau refusera le sommeil LE SOIR, essayez de vous allonger une, deux heures, et laissez vous aller, sans vous poser de questions, surtout ne dites pas, si je dors maintenant, je ne m'endormirai pas ce soir.

NON, de toutes façons le soir vous ne dormirez pas, alors prenez le temps de vous allonger pendant les heures de "non travail".

Qui sait ?
De toutes façons votre corps se reposera.
Je suis en train de donner une leçon de sommeil, alors que je suis une DORMEUSE, qui ne se sent bien que si elle a ses 8 heures de sommeil.

C'est une honte n'est-ce pas ?

Et depuis que je suis en retraite, c'est pire : coucher à 22h30 maxi, levée tôt mais reposée.
Et sieste automatique, quand mes responsabilités m'en laisse le loisir.
J'ai Honte de vous dire cela.

Dernière remarque : Votre texte est criant de vérité, particulièrement bien écrit, nous vivons votre détresse devant ce "mal" qui vous ronge : l'Insomnie

Bon courage, et ne désespérez pas.
SOPHY

 
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13 April 2010
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lucien57 a dit:

...
bonsoir,
juste je n'aurai pas mieux écrit c'est mon cas aussi la hantise d'aller me coucher et savoir que je vais tourner me lever encore tourner la galère quoi le matin je me lève encore plus fatigué que au coucher et aucune médecine ne m'a encore aider ???
 
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13 April 2010
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PsychoSexy a dit:

...
Comme votre fille, SPOHY, mon corps a fini par s'adapter à ce rythme, je me sens exténuée mais le corps suit sa mécanique bien huilée. Le jour où il craquera, ou le jour où je sentirai une sonnette d'alarme plus forte, je songerai sérieusement aux cliniques du sommeil dont je connais en effet l'existence, mais que "de nom".

Pour ce qui est des siestes, elles me font un bien fou. Parfois même pendant ma pause au travil : je suis enseignante et je m'enferme dans ma classe après le repas à la cantine, les collègues savent pourquoi. Je m'assois face à mon bureau, et je dors assise à ma table, la tête appuyée sur les bras (l'an dernier j'avais un coussin planqué dans un placard lol). Quand je le fais, je "dors" 30min et ça m'aide à tenir l'aprem (parfois même je le fais juste pour 10min et ça fait quand même bcp de bien). Quand je ne travaille pas, je fais des siestes en fin d'aprem, surtout si je sais que j'ai une sortie prévue le soir. En effet, je suis convaincue du "dors tant que tu peux, c'est toujours ça de pris..."

Merci à tous pour les commentaires qui montrent que vous avez reçu mon témoignage avec l'attention et la bienveillance auxquelles il aspirait smilies/smiley.gif
 
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13 April 2010
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PsychoSexy a dit:

...
SOPHY, pas SPOHY, sorry for the coquille !
(trop fatiguée pour me relire, lol, j'ai le droit de jouer la carte de l'insomniaque maintenant ?)
 
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13 April 2010
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SOPHY a dit:

...
@Psychosexy :

Et si c'était le "malaise" des enseignants que de ne pas savoir dormir la nuit.??
ma belle fille et mon fils sont enseignants, mais mon fils ressemble à sa mère (moi), il n'a pas de problème avec l'endormissement, et dormirait même sur un lit de cailloux le soir...
C'est VRAI que le corps craquera un jour.
Ma belle fille vient de faire une infection urinaire gravissime puisqu'un rein était atteint par l'infection.
Une faiblesse du corps qui n'est presque jamais au repos ?
Je ne sais pas, mais le manque de sommeil fragilise l'organisme, çà c'est sûr.
Je vois que vous êtes une adepte de la micro sieste.
C'est ce qui vous sauvera.
Ce qui me fait mal au coeur en vous lisant c'est de ressentir l'angoisse que vous avez quand l'heure d'éteindre les lumières arrivent..

Je ne sais pas que vous dire si ce n'est, un jour, d'essayer, ce fameux séjour en clinique 21 jours sans voir que d'autres pesonnes qui souffrent du même mal que vous.
En principe, quand on veut, on peut, en guerrir.
En principe... seulement...

Bien à Vous chère collègue, (je suis enseignante "aussi" ("jeune" (lol) retraitée de l'E.N.) et courage

SOPHY
 
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13 April 2010
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Cinquiemevitesse a dit:

...
Bonsoir Psychosexy,

Je me suis un peu retrouvée sous votre article, quoique je sois tout l'effet inverse du votre!
En fait moi aussi je mets beaucoup de temps a m'endormir... mais j'ai remarqué que si je lis un livre, ou fait quelque chose dans ma journée qui m'a donné une bonne fatigue, je tombe un peu plus vite!
Bref, moi c'est le matin. Je me dis plutôt, tiens encore dix minutes, 5 minutes, 2 minutes, et en 10 minutes je bois le café, fume une clope, m'habille, me lave les dents, et suis souvent en retard!
Enfin, je n'ai jamais pris de médoc, et suis plus pour le "lâcher-prise". Les soirs ou ca va trop vite dans mon cerveau, je ne lutte plus, je laisse faire et il finit par se calmer tout seul.
Pas trop de sucre avant le couché, ou de télé, car l'écran bleu excite.
En tout cas, des qu'on commence a tourner dans son lit, il vaut mieux en sortir, et faire une activité calme (pas le ménage, ou tout autre chose active), comme lire, écrire, écouter une musique douce, regarder des photos,...
J'espère que vous trouverez les bras de Morphée.

 
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13 April 2010
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PsychoSexy a dit:

...
@ SOPHY
J'ai aussi tenté de mettre une certaine dose d'humour dans mon témoignage pour bien montrer que l'angoisse est une "ennemie familière" : on se connaît bien elle et moi, et je vis avec elle, et je ris de mes travers (plutôt que de me laisser définitivement bouffer par eux...)
 
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13 April 2010
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SOPHY a dit:

...
Tant mieux, vous me rassurez Psychosexy
 
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13 April 2010
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