233264 avis
RSA : la précarité pérennisée |
|
| 01-09-2008 20:58 - 1303 visites - Flux Politique - Ecrit par Olivier Bonnet - Lire son flux RSS | |
Des salariés de seconde zone à la disposition du patronat...
Il y avait d’abord le débat sur le financement du Revenu de solidarité active (RSA), que le gouvernement a naturellement arbitré dans le mauvais sens, épargnant les plus riches, abrités derrière leur bouclier fiscal. Nicolas Sarkozy avait pourtant annoncé : "L’État prendra ses responsabilités. Ce ne sont pas les déficits qui financeront la réforme (…) J’estime qu’il est normal, dans un effort de solidarité, que chacun contribue à sortir plus de 3 millions de nos compatriotes de la pauvreté ou de l’exclusion". Chacun ? Menteur : les plus hauts revenus, dont l’imposition est plafonnée à 50%, seront exonérés de solidarité, alors qu’ils sont justement ceux qui peuvent le plus se le permettre sans dommage, tant ils nagent déjà dans l’opulence. Écœurante Sarkozie.
Mais le financement n’est pas tout : se pose aussi la
question de fond des effets pervers que va générer cette mesure. S’il
apparaît évidemment souhaitable, au premier abord, que les travailleurs
précaires obtiennent grâce au RSA un complément de revenus qui leur permettra d’un peu surnager, cette main
Concluons avec APNÉE/ActuChômage, en citant leur article RSA : pourquoi nous sommes contre : "Grâce au RSA, ce sont tous les contrats qui seront « aidés ». Au lieu de prendre le mal à la racine, il s’agit, ni plus ni moins, d’asseoir un « assistanat » renforcé alors que, dans la bouche du patronat et du gouvernement, ce mot (qui a même remplacé le mot « solidarité » chez certains socialistes…) est une insulte utilisée à tout bout de champ contre des victimes érigées en boucs-émissaires et ce, à des fins purement électoralistes. Mais, comme par miracle, on remarque que ce vocable n’est plus prononcé au sujet du RSA. Pourquoi ? Parce que ses vrais bénéficiaires seront d’abord… les employeurs, prêts à recueillir une main d’œuvre à vil prix et dispensés de tout effort quant à la qualité de leurs emplois".
Commentaires (4)
Moi a dit:Dominique Dutilloy a dit:
Dominique Dutilloy a dit:
Ecrivez un commentaire
|
|||||||||||||
|
Entreprises & commerces: publiez vos communiqués sur C4N
|
Trouver un article publié sur C4N
Qui écrit sur C4N ?
|
Depuis 2007 un euro gagné par article exclusif publié sur C4N
|
Infos Reporters
les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires.
Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois d'avril :
10 juin
d’œuvre à bas prix ne risque-t-elle pas de se trouver pérennisée ? C’est la thèse défendue par Serge Paugam, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, dans un passionnant article publié sur son blog Mediapart et intitulé
Serge Paugam n’est pas seul à tirer la sonnette d’alarme. Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales, déclare pour sa part : "Le
rapport Hirsch de 2005 prévoyait de prendre des mesures pour limiter
l’importance du temps partiel. Or ces garde-fous n’existent plus. (...) Avec
le RSA on encourage le développement de temps partiels très courts à
très bas salaires. Ce qui ne pourra que nourrir la pauvreté salariale".

