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Royal, Delanoë et la gauche "moderne" : libérale ou centriste ? |
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| 26-05-2008 06:21 - 906 visites - Flux Politique - Ecrit par Olivier Bonnet - Lire son flux RSS | |
Elle réagissait ainsi à la prise de position du maire de Paris Bertrand Delanoë, son adversaire pour conquérir la premier secrétariat du Parti socialiste, exprimée dans son ouvrage De l'audace (Robert Laffont) : "M. Sarkozy se veut souverain omnipotent : le libéralisme, c'est le contraire, c'est la tolérance devant les démarches individuelles. Je suis libéral. La droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose. (...) Si les socialistes du XXIème siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de “concurrence” ou de “compétition” pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique. Il faut choisir : la synthèse est morte. Voici venu le temps des différences assumées." Bon. On connaissait DSK le grand privatisateur (sous le gouvernement Jospin, il a davantage encore privatisé que la droite n'avait osé le faire sous Balladur !), on connaissait aussi Manuel Valls aux dents longues (lire Manuel valse avec la droite), voici que Delanoë se positionne clairement à son tour dans ce camp des "socialistes" entre guillemets.
Voilà donc l'auto-proclamée néo-héroïne de la vraie gauche du PS - face aux "socialistes" libéraux de la tendance Delanoë : la femme qui trouve que 1500 euros pour le Smic, non pas net mais brut, non pas tout de suite mais sur cinq ans, c'est encore beaucoup trop. Et qui veut gouverner en compagnie des centristes bayrouistes. Inacceptable ! Pas question ici de sectarisme : s'il s'avérait que des centristes pouvaient adopter des positions authentiquement progressistes, ce qui passe forcément par une remise en question globale du système capitaliste mondialisé néolibéral, ça se saurait.
Bayrou n'est pas
Sarkozy, mais il n'est pas de gauche, loin de là. La famille politique
dont il entend aujourd'hui se libérer avec pertes et fracas, prétendant
présenter une troisième voie entre gauche et droite, est la sienne
depuis ses débuts dans la carrière. Forcément qu'il serait un peu plus
social que Sarkozy - comment l'être moins ? - mais sa vision de la
société et ses choix idéologiques resteront toujours ceux de la droite
modérée. L'alliance avec les centristes implique donc de facto l'abandon d'une politique de gauche.
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