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Rencontres et concerts de la galerie Marassa Trois (Paris) |
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| 29-05-2010 14:35 - 2778 visites - Flux Culture, Livres, Poésie - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Alors que s’ouvre le
second volet des trois expositions que la galerie parisienne Marassa Trois
consacre à des artistes brésiliens, retour rapide en images sur les animations
qui ont accompagné le premier, réunissant les Orixas du sculpteur Nabbucodonosor
et de la peintre Lu Nabuco.
La première des expositions réunies par Natacha
Giafferi-Dombre et Bénédicte Auvrard sur le thème du Brésil et de ses
filiations avec l’Afrique et l’espace caraïbe (la galerie présente très
fréquemment des créations d’artistes haïtiens), était consacrée aux orixas,
ces divinités africaines « féminines » (pour résumer, car parfois aussi
hermaphrodites…) que le vaudou haïtien et le culte candomblé brésilien ont
réinterprétées. Le second volet évoquera aussi – partiellement et indirectement
cette fois – l’exil et la traite des esclaves dans une insolite confrontation
entre les favelas du peintre Edouardo Lopes et la vision des quartiers
populaires et populeux d’Israël de Shimon Palombo. Les orixas de Nabbucodonosor
cèderont la place, fin mai 2010, à un autre aspect de son inspiration avec ses « intestins
suspendus ».
Située quelque peu en marge des circuits artistiques
parisiens habituels, même si elle est proche de la Bastille, la galerie Marassa
Trois s’inscrit de fait aussi dans un autre espace, celui des lieux littéraires
et culturels féministes. Cela est dû tout autant à un dessein qu’à la proximité
d’autres lieux, comme la librairie Violette & Co (« librairie
des filles et des garçons manqués ») qui dispose d’une salle de réunions
et d’exposition ou encore le café-restaurant culturel (littéraire, artistique
et musical L’Hélicon (où l’association Souffle d’Elles et son « Café
des femmes » organisent des expositions et rencontres les dimanche 30 mai
et 20 juin). Pratiquement chaque exposition de Marassa Trois s’accompagne d’interventions
(conférences, rencontres, concerts…) qui réunissent un public de fidèles ou de
curieux en présence des artistes.
Le mois de mai a notamment vu s’en succéder deux. Ce fut tout
dernièrement le récital d’un quintet improvisé autour de la chanteuse cubaine Martha Galarraga (avec
Daniela Giacome, Diana Huidobro, Betty Rojas et Idelis Ruiz) qui ont interprété
des chants et danses d’origines africaines de l’espace brésilien et caraïbe.
Martha Galarraga, qui vient d’obtenir un titre de séjour français de dix mois de
catégorie « professions artistiques & culturelles », rôdait aussi
ainsi les prémisses d’une tournée de récitals.
Ce premier volet voué aux « orishas féminines et aux
femmes issues de la traite négrière : l’art investi du sacré » a
aussi permis de rencontrer l’auteure et réalisatrice antillaise Fabienne Kanor
qui présentait des extraits de son dernier livre, Humus (éds Gallimard), ainsi qu’Edwige Ceide et Paguy Shako qui
récitaient des poèmes de Senghor, Césaire, Nicolas Guilléen ou des extraits de
leurs propres œuvres : Quand dans les
bois de l'Antibonite ou Ode à une Dame
(E. Ceide) et La Poursuite des ombres
fugaces (E. Paguy). Edwige et Paguy ont notamment créé une association
d'encouragement à l'écriture, Passerelles extra-muros.
Prochaine exposition (jusqu’au 30 juin, des mardis aux samedis, 98 bis, rue de Charenton, métros Ledru-Rollin, Bastille ou Gare de Lyon) à partir du mardi 1er juin. D’autres événements marqueront ce second volet « brésilien ».
Commentaires (1)
Mecarryce a dit:Ecrivez un commentaire
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