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Propositions alternatives Politiques. |
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| 11-03-2010 15:53 - 1343 visites - Flux Politique - Ecrit par Elodie - Lire son flux RSS | |
Quelles alternatives politiques et choix de sociétés avons-nous ?
quelque chose. Et certains ont retroussé leurs manches. Voyons donc ce qui nous est proposé.
Or, de fait, nombreux sont ceux, parmi nous, qui manifestent d'une façon ou d'une autre, leur mécontentement, leur colère, leur désapprobation… face à tout ce qui se déroule sous leurs yeux en matière de (mauvaises) décisions sur le plan politique, économique et social. Beaucoup ont été poussés à ouvrir un weblog pour manifester cette colère sur "la voie publique". Et, un certain nombre d'entre eux proposent des idées pour que les choses s'améliorent. Alors, je me suis amusée à classer ces idées selon les 4 "degrés" (ou ordres) suivants (sans aucun esprit de jugement) :
1° ordre : c'est du genre, appel au bon sens et aux
responsabilités des politiciens, afin qu'ils « ouvrent les yeux »; du style « vous ne voyez donc pas ce qui se passe ; faites quelque chose ! »
2° ordre : là, on est un peu plus concret ; on propose de nouvelles lois et des amendements pour que la règlementation se fasse mieux.
refonder cet imbroglio de lois en créant, pourquoi pas, une VI ° République, avec une constitution plus rigoureuse sur les thèmes du droit à un environnement sain et à la dignité humaine...
chose.
candidats qui le représentent. A ce jour, au niveau du "4° ordre", je ne vois, outre l'holocratie présentée ici, que peu d'idées concurrentes. Disons que les alternatives "classiques" ne dépassent pas l'ordre 2. Je passerai très vite dessus (c'est le NPA, le MoDem ou même l'extrême-droite), car elles n'arrivent à convaincre personne. Personnellement, aucun d'entre ces modèles "classiques" ne me convient car, aucun d'entre eux ne s'attaquant au vrai problème, n'est viable. Ils ne proposent, au mieux que des rustines pour colmater les fuites. Mes remarques sont peut-être un peu sévères, mais au final, c'est bien cela.
et Roxanne Meadows. Ici, comme dans le communisme ou l'anarchisme, l'argent est aboli. De plus, ce modèle avoue ne pouvoir fonctionner que si une instance supérieure, constituée de scientifiques, prend le contrôle de tout le globe terrestre pour gérer l'ensemble des ressources existantes et les distribuer de façon qui se veut équitable. Il est évident, quand on présente les choses de la sorte que nous avons affaire là à une autocratie totalitariste à la George Orwell : dormez brave gens... inacceptable. Pour revenir sur l'anarchisme, disons qu'il y a une incompatibilité entre le désir d'être "tous libres" et de vouloir une cohésion sociale que ce modèle ne résout pas. L'anarchiste bannit l'argent, la police et la hiérarchie. Et il veut que l'ensemble de la société s'organise en fédérations sur la base du volontariat où chacun ferait sa part et où tout tournerait sans que la machine ne s'enraye. Je ne peux m'empêcher d'émettre une forte objection.
Cependant, contrairement aux autres, le communisme et l'anarchisme ont tout de même reconnu, en théorie, la source des problèmes : l'argent. Mais la solution radicale qu'ils proposent de simplement éliminer l’argent pour que tout se remette en place ne peut pas fonctionner.
Vauclin. C'est bien intentionné, et j'encourage toutes les initiatives, surtout lorsqu'elles viennent, comme c'est le cas ici, de jeunes gens décidés à prendre leur avenir en mains. Les filles et garçons qui s'activent autour du MAPA me paraissent sensés et sérieux. Aussi, je voudrais ici leur apporter officiellement mon soutien moral. Cependant, si la façon qu'a son instigateur de prôner un Etat fort, bien centralisé, contrôlant tout, sans penser aux moyens que le peuple aurait de se protéger des abus qui ne tarderaient pas à surgir dans un tel système, je me dois de dire : non je ne suis pas d'accord. Mais, je suis sûr que, combiné à l'holocratie, le MAPA serait prometteur.
économique, l'Ecosociétalisme d’André-Jacques Holbecq. Ce modèle va plus loin dans la réflexion et mérite donc qu'on y consacre un peu plus de place. Sur les pages qui sont dédiées à l'écosociétalisme, on peut lire en détail ce qu'il en est, mais ici, je ne veux qu'en résumer les principales caractéristiques.
cette unité est une fraction de temps(6 min.). Ainsi, en une heure d'activité, on gagne 10 unités.
(ou de services) intermédiaires et son coût total est le cumul des coûts intermédiaires engendrés. • L'argent pour financer ces coûts est créé selon les besoins • L'argent de ceux qui achètent le produit ou le service est consommé au sens strict du terme ; c'est-à-dire qu'il disparaît. • La notion de "travail sociétal" apparaît alors : un travail est dit sociétal, lorsqu'il va dans le sens du "bien-être collectif". Ainsi, chacun est libre de choisir son activité au sein de cette société, mais sa rémunération sera d'autant plus conséquente qu'il ou elle effectuera un travail plus sociétal. Il y a donc également une notion de degrés de bien-être collectifs. • Chaque citoyen, actif ou non, reçoit un "Revenu Social" (RS) lui permettant de vivre décemment. Par conséquent, un impôt (la Contribution Eco Sociétale, CES) est prévu afin, d'une part, de couvrir ce Revenu Social, et d'autre part, de rémunérer les activités non commerciales. Cet impôt est prélevé selon une logique "sociétale", c'est-à-dire que moins on contribue au bien-être collectif, plus on paye (selon le principe "les pollueurs sont les payeurs") . • Un autre impôt existe ; il concerne ceux qui choisissent d'être propriétaires de leur habitation. En fait, il s'agit d'un loyer (?). Là, j'avoue ne pas très bien comprendre. Car, si le propriétaire paye un loyer, que paie le locataire ?… il loge gratuitement ? dans un logement qui appartient à la collectivité ? (Qu'un représentant de l'écosociétalisme éclaire ma lanterne) • Les outils de production, les biens immobiliers, le mobilier, etc., sont mis à la disposition de l'entrepreneur à condition que son projet d'entreprise soit accepté. • L'héritage est limité à une génération, afin d'empêcher qu'une même famille ne cumule des biens et se rende de plus en plus puissante au fil du temps.
Voilà pour l'essentiel.
Alors, ce qui me plaît, et qui correspond assez bien à ce que je propose, c'est le mécanisme consistant à détruire l'argent à la consommation.
bienveillant et responsable. Il agit, et nous pousse à agir dans le sens du "bien-être collectif", donc du bonheur de chacun dans un monde où la pollution et les autres anomalies engendrées par la démocratie de l’ultralibéralisme seraient limitées, voire éliminées.
Mais, ce qui me gêne, c'est, justement, qu'il y ait un gouvernement central "bienveillant" qui régule toute cette machine. Je ne crois pas à la bienveillance, et je n'accepte pas la hiérarchie, même bienveillante. Cela me donne le sentiment d’être bridé et que ma liberté est bafouée. De surcroît, dans le sociétalisme, les notions de propriété s’effondrent, ce qui est un choix de société arbitraire qui ne peut pas satisfaire tout le monde.
En second lieu, je considère qu'un impôt est toujours justifié a priori, et apparaît toujours injuste a posteriori. Et il l'est.
A vouloir faire de nous des gens dignes et égaux, on imagine qu'il faille faire de nous des assistés. Pour moi, l'aspect sociétal doit être résolu différemment. Aider son prochain est une activité comme une autre. C'est un service qui est rémunéré selon le même principe que les autres services. Et ainsi, plus besoin de CES.
Quant à la propriété qui est le bien de la collectivité... On retourne dans le communisme en clamant le contraire. Ce n'est tout simplement pas acceptable qu'on nous aliène le droit à la propriété, même si c'est mesquin égoïste et tout ce que vous voudrez... car, encore une fois, c'est un choix arbitraire qu'on fait sans consulter quiconque. Quelqu'un trouve simplement que c'est plus juste comme ça, et il l'assène.
mouvement proposant une combinaison entre le socialisme qui agit à long terme et qui, par nature, défend et protège la société dans son ensemble, et le capitalisme plus local et à actions ponctuelles.
diverses propositions, car je les considère toutes comme bienveillantes, a priori, et faites avec un désir sincère de voir notre société se sortir de l'impasse où elle s'est engouffrée. Mais aucune n’est satisfaisante.
les 3 premiers modèles, car ils sont trop "égocentriques". Ce sont des modèles où un petit groupe d'individus croit pouvoir sauver le monde en affirmant que si on fait tout comme ils disent, tout se passera bien. Un modèle digne de ce nom ne peut pas être fondé sur de telles bases. Nous voulons tous faire partie de la société à part entière, même si on est jugé incompétent par tels ou tels.
qu’on y voie une ressemblance avec ce que je propose, mais, sans plus de développement, cela ne reste qu’une idée vague.
Peut-on accepter ça ?
Toute femme, tout homme, doit se poser la question : « puisje et dois-je accepter de vivre dans cette société ? » Dois-je vraiment voir mes voisins souffrir de ne pas pouvoir payer leur loyer et de se nourrir des restes jetés dans les poubelles ou laissés sur la place du marché ? Dois-je me réjouir de savoir que ma viande est bourrée d'antibiotiques, ma laitue de pesticides et l'air que je respire chargé de gaz toxiques et radioactifs ? Ai-je le droit de laisser ce monde à mes enfants ? Pourrais-je les regarder dans les yeux quand arrivera le moment où j'assisterai, impuissant, aux catastrophes dues au changement climatique ou à la radioactivité ? Je ne voudrais pas être alarmiste outre-mesure, mais il faut vraiment prendre conscience de l'étendue des dégâts et dire stop.
On veut un autre monde.
Pour comprendre où est la source de nos problèmes, partons des 2 constats suivants :
de gagner de l'argent : - avoir une activité rémunérée - vendre un produit quelconque (matériel ou immatériel) (on peut cumuler : avoir une activité rémunérée qui consiste à vendre) Dans le 1er cas, le salaire est défini de façon arbitraire, mais a priori, selon une grille plus ou moins rigide. Cela crée une injustice sociale de fait, puisqu'un barème est défini pour dicter qui va gagner quoi, pénalisant les uns et favorisant les autres. On s'appuie, certes, sur la "loi du marché" pour justifier ces barèmes, mais la loi en question ne fait que pousser nos salaires vers le bas, car le marché est géré par ceux-là même qui nous emploient.
jungle qu'on appelle "loi du marché", où ce sont soi-disant l'offre et la demande qui règlent le prix d'un produit. Mais en réalité, il s'agit d'un rapport de force entre 2 parties : le vendeur et l'acheteur. Et, chacun des 2 tentera, dans ce jeu,
chose que j'ai eu gratuitement ou, tout au moins, que j'ai payé à un prix moindre, ou j'achète le moins cher possible ce que le vendeur me propose. Or, il se trouve que si, du vendeur et de l'acheteur, l'un des 2 est beaucoup plus fort que l'autre, il l'écrase. Ainsi, l'Etat nous écrase avec ses taxes qu'on ne peut pas négocier. Et il ne sait pas maintenir le prix des denrées les plus vitales à un niveau abordable, ou alors, c'est aux détriments de la qualité, nous faisant avaler des produits génétiquement modifiés, bourrés de pesticides et de la viande venant d'animaux stressés par l'élevage en batterie, nourris de farines animales et gavés d'antibiotiques... Quand on est du côté des vendeurs et qu'on représente une TPE ou une PME, ou un petit exploitant agricole, par exemple, nous n'avons pas la possibilité de définir le prix du produit qu'on veut vendre et, souvent, nous ne pouvons même pas vendre au plus offrant.
faible et l'acheteur fort impose un prix faible au vendeur faible.
qui mènent aux injustices que l'on connait.
considéré comme une charge et, par conséquent, nuit. Tout ce qui est social, service que l'Etat s'est engagé à rendre à ses concitoyens, est considéré comme nuisible, car il se traduit par des chiffres négatifs. L'environnement est aussi une charge. Polluer fait partie des "dommages collatéraux" de la production, qui, elle, est toujours vue de façon positive. Vendre des armes ne pose aucun problème de conscience à l'Etat, qui s'en vante. (Evidemment, quand l'Etat n'est pas impliqué dans ce commerce, il le condamne en le qualifiant de trafic)...
équitables et plus respectueuses de l'individu et de la nature, car c'est là que l'individu espère continuer de vivre. Ces règles devraient donner à chacun un maximum de liberté et de confort de vie et un minimum de contraintes, dans la mesure où cette liberté et ce confort n'entravent pas ceux des autres.
On voit là qu'il devra nécessairement exister un moyen de
maintenir un certain équilibre, car il y aura tendance des uns à tirer la couverture à eux, ce qui aura fatalement pour conséquence de découvrir les autres. Mais, le but d'une organisation sociale devrait justement être de définir des mécanismes qui maintiennent la société dans un certain équilibre, malgré toutes les dérives promptes à surgir çà et là. A maintenir ou à rétablir l’équilibre. Mais sûrement pas à creuser le déséquilibre.
Commentaires (3)
dragan matic a dit:
Nenette a dit:Ecrivez un commentaire
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