12 May 2008
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Sarko déclare la guerre aux médias

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par Mike - 67 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Politique

Nicolas Sarkozy aurait-il peur ? Sans doute se rend-il compte de son impopularité et de sa chute historique dans les sondages. Peut-être Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas encore tout mesuré. De plus en plus, les "couacs" se multiplient et le changement promis prend des allures de cauchemar pour les salariés, les retraités, les familles ou les exclus.
Après l'euphorie des faux espoirs, la voix des déçus se fait entendre, en particulier sur le Web. Aujourd'hui, notre canard vous propose un site, Petitionduweb.com (1), reprenant -avec son accord- le texte du Réveil des Marmottes en première partie. La résistance s'organise. Certains disent: «C'est peine perdue, vous n'y arriverez jamais...» Si les résistants avaient pensé ainsi, nous serions on ne sait où aujourd'hui. Si personne ne veut rien faire de façon pacifique, nous allons inévitablement vivre des conflits violents très prochainement.
La guerre est cette fois déclarée avec les médias. Nicolas Sarkozy a accusé l'AFP de "censure". La ministre de la Culture, Christine Albanel, en a rajouté une couche en suggérant à l'AFP «de reprendre tous les communiqués qui lui sont transmis...» Christine Albanel y va fort, elle voudrait purement en simplement que l'AFP mette à la disposition des médias les communiqués de presse des partis (sous entendu, de l'UMP).
La SDJ (Société des Journalistes) de l'AFP contre-attaque: «On n'est plus dans le domaine du journalisme... Créons une boîte aux lettres géante où tout le monde viendra mettre ses communiqués, et on verra bien ce qu'il en ressortira...» Pour le PS, «La droite cherche, à travers l'AFP, à intimider l'ensemble des journalistes...» Lundi dernier, Nicolas Sarkozy a piqué une crise de nerfs et a vivement critiqué les médias, en particulier l'AFP. «Quand il n'y a pas d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition...»
Selon la conseillère de Sarko, Catherine Pégard, «Tous les chefs de l'État ont eu des rapports compliqués avec la presse, je les ai tous entendu dire des horreurs sur les journalistes... Nicolas Sarkozy a le sentiment d'être "maltraité"...» Pauvre Sarko. Il utilise les médias quand ça l'arrange mais ne supporte pas la moindre critique (comme les -de plus en plus rares- sarkozystes encore subjugués d'ailleurs). Catherine Pégard l'admet: «Nicolas Sarkozy connait la plupart des journalistes écrivant sur lui, il est déçu d'être critiqué... Il a beaucoup donné aux journalistes, il les a beaucoup vus...
Il a du plaisir à les rencontrer, une sorte de jeu se tisse entre les journalistes politiques et les hommes politiques... Mais il n'apprécie pas d'être caricaturé...» Est-il certain que les journalistes vont tous accepter de se faire dicter leurs éditos ?
  


12 May 2008
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Corinne Lepage: gouvernance internationale

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par noreply@hautetfort.com (Corinne) - 156 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Politique

 Le drame que connaît la Birmanie doit appeler à une triple réflexion

Tout d'abord, autour du droit d'ingérence. Le cyclone Nargis  pourrait avoir provoqué la mort de 100 000 personnes ; les chiffres d'ores et déjà avancés font état de 22 000 morts et de 41 000 disparus. Avec maintenant , le risque épidémique. La région de Rangoun et de grandes villes comme Laputta ou Irrawadi sont dévastées à plus de 80 % .Le programme alimentaire mondial estime que la situation de la sécurité alimentaire qui était déjà grave devient problématique. Avant le passage de Nargis, plus de 30 % des enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition et la population composée à 60 % de femmes et d'enfants étaient décrite comme vulnérable par l'Unicef. Les malheureuses équipes humanitaires  en place ne peuvent faire face avec le stock de couvertures de tentes et de nourriture dont elles disposent. Le risque d'épidémie de typhoïde, de choléra, de malaria ne pourra être endigué .
Et pourtant, des avions chargés de jerrycans d'eau ont attendu pour décoller, les visas pour les associations humanitaires ne sont pas délivrés ; le Haut Commissariat aux Réfugiés parle de 20 t d'aide d'urgence bloquée à la frontière avec la Thaïlande. La solidarité internationale s'est rapidement mise en place : plus de 1O millions d'euros entre l'Europe et les Etats-Unis. Ces sommes sont restées en attente. Comment tolérer qu'un gouvernement sacrifie volontairement sa population dans le seul souci  de se maintenir au pouvoir . Cette attitude que certains considèrent comme suicidaire est d'autant plus criminelle  que les militaires sont accusés par les États-Unis et l'Inde de n'avoir pas averti la population. L'Inde affirme avoir  prévenu la Birmanie 48 heures à l'avance de l'arrivée du cyclone.
Dans ce contexte , la résolution proposée  par la France aux Nations Unies d'imposer une aide au gouvernement birman apparaît comme particulièrement opportune. Malheureusement, elle s'est heurtée à un rejet en raison en particulier de l'opposition de la Chine. Ainsi, non seulement le devoir, a fortiori le droit  d'ingérence ne trouvent- ils aucune traduction au plan international mais encore les considérations de politique internationale et d'équilibre géostratégique des pouvoirs l'emporte-t-il, y compris lorsque des dizaines de milliers de victimes, totalement impuissantes, sont en péril. À quoi servent  les organisations internationales et la référence aux principes de la charte des Nations Unies lorsque une aide concrètement disponible ne peut pas parvenir, pour des raisons purement politiques à des populations en détresse.
Ce questionnement conduit à une deuxième réflexion sur le lien incontournable entre un la protection des droits de l'homme et la solidarité internationale. L'absence de primauté évidente de la protection des droits humains sur les considérations économiques et politiques et seule de nature à expliquer cette attitude qui mériterait la saisine du tribunal pénal international chargé de juger des crimes contre l'humanité. Il n'en sera évidemment rien et pour quiconque. Mais, pour tout ceux  qui , régulièrement,  sont accusés de « droit de l'hommisme » comme s'il s'agissait d'un délit a minima d'une extrême naïveté, on rappellera que des comportements comme ceux de la junte birmane démontrent jusqu'où peut aller le délire totalitaire. À cet égard, il faut rappeler qu'en septembre dernier, le soulèvement de  milliers de moines soutenus par la population s'était traduit par une répression sanglante des dizaines de morts et 74 disparus selon l'ONU.  A l'époque, Rangoun a encore davantage fermé ses frontières et rejeté  les faibles pressions internationales qui s'étaient exprimées. Mais, aujourd'hui  la concomitance entre et les dizaines de milliers de victimes du cyclone passées et à venir et la tenue d'un référendum destiné à renforcer encore le pouvoir militaire  illustre une situation à la fois tragique et dérisoire. Malgré la position de l'envoyé spécial de l'union européenne pour la Birmanie qui a jugé sage de reporter cette consultation à laquelle s'oppose le parti de l'opposition birmane conduit par Aung San Suu Kyi ce référendum doit se tenir dans un pays totalement dévasté. Quel symbole dérisoire de pouvoir !
Enfin, ce cyclone qui n'était évidemment pas le premier en Asie du Sud-Est , nous rappelle à la  réalité conséquences du changement climatique, augmentation des phénomènes extrêmes en étant une des manifestations. La disparition d'une des zones de culture du riz les plus importantes à un moment où la planète manque de riz s'ajoute au sort des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sans abri, sans nourriture et sans travail dans un pays où des manifestations monstres contre la vie chère se sont déjà déroulées en septembre dernier. Une des questions majeures que l'humanité a à résoudre dans les années qui viennent sera incontestablement celle d'anticiper autant que faire se pourra l'exode des millions, voire des centaines de millions de réfugiés climatiques en leur permettant de le pouvoir vivre sur leurs terres. Seule, une gouvernance internationale nous permettra d'y parvenir. L'exemple  birman n'incite guère à l'optimisme.
 

  


11 May 2008
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Commémoration 8 mai - Sarkozy, oui mais...

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par eric medal_silver.png- 142 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Politique

Afin de commémorer la victoire de1945, notre Président a... débarqué en Normandie. Une vraie rupture saluée comme il se doit en ces temps de reconquête de l'opinion.
Forcément cela augure de drôles de prochains rendez-vous même si l'on peut penser que pour le 14 juillet, il optera sûrement pour Versailles. Et au 15 août ? on se perd en conjecture mais je le vois bien aller à Brégançon saluer l'Assomption du débarquement en Provence...
Au-delà de ces jongleries curieuses c'est de fait le fond qui interpelle.
  


10 May 2008
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Les Allemands, les Français et l'Euro

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par noreply@ (spin) - 609 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Politique

750440573.jpgIl y a une chose qui est entendu en Europe, c'est que les Allemands sont courageux et européens : ils aiment l'Euro fort, la stabilité monétaire et l'indépendance de la BCE et font les réformes afin d'améliorer leur compétitivité sans recourir à l'illusoire arme monétaire. Tandis que les français c'est l'inverse, ils sont lâches et anti-européens (d'ailleurs ils ont voté non en 2005, un signe je vous dis) : ils n'aiment pas l'Euro fort, préféraient dévaluer  comme au bon vieux temps plutôt que de faire des réformes et veulent s'attaquer à l'indépendance de la BCE transformée en épouvantail et bouc-émissaire parce qu'ils n'ont pas le courage de s'attaquer à leurs propres problèmes.

Voilà deux clichés européens qui sont entendus et qui sont ressortis à toutes les sauces : le président Sarkozy explique les difficultés du commerce extérieur et de la France par l'Euro trop fort, toutes les oppositions répliquent que l'Allemagne arrive à s'en sortir avec le même euro, les patrons délocalisent en zone dollar pour sauvegarder la compétitivité des entreprises françaises, ce sont des méchants patrons français qui ne pensent qu'aux profits et les patrons allemands eux non pas besoin de délocaliser pour avoir des entreprises performantes à l'export...Non non c'est définitif les français sont lâches et les allemands courageux. Cela est dit quotidiennement dans les médias et pas par les plus bêtes des économistes et des hommes politiques donc cela doit être vrai.

Mais voilà, depuis quelques mois, les allemands aussi commencent à critiquer l'euro fort, trop fort. Avec un peu d'ironie, on pourrait dire que c'est depuis que le président Sarkozy est élu et qu'il a réussi à corrompre les valeureux allemands. Plus sérieusement, les critiques sont venues doucement, d'abord de la part des patrons des entreprises qui ont vu les premières difficultés arrivées pour leurs entreprises puis elles commencent à être reprises par la classe politique. Malgré leur orthodoxie historique en matière monétaire, les allemands commencent à mettre en cause la stratégie monétaire de Jean-Claude Trichet plus concerné par contenir l'inflation qu'il crée lui-même (par un décalage avec les taux américains trop importants) que par la croissance de la zone Euro. Comme par hasard, ce revirement de position allemand est concomitant à une dégradation des perspectives sur la production industrielle causée par une baisse de l'export hors Europe (là où le taux de change défavorable dégrade la compétitivité des pays de la zone Euro). L'Euro fort fait peser un risque sur la croissance allemande (qui a été de 2,9% en 2006 et 2,5% 2007 contre des prévisions à 1,3% en 2008) et les allemands se mettent donc à critiquer l'Euro, la stratégie monétaire de Jean-Claude Trichet et appelle à une plus grande concertation en matière de gouvernance de la zone Euro et dans la politique monétaire. Les critiques sont encore douces par rapport à celles de notre classe politique mais il faut se souvenir qu'il n'y a pas si longtemps les français aussi critiquaient doucement et proposer une meilleure "coordination", une meilleure "concertation dans la gestion de l'Euro. Si l'Euro continue à monter à ce rythme, nous verrons probablement les allemands aussi offensifs que nous sur ce sujet (pas aussi virulents dans les attaques parce que ce n'est pas leur façon de faire de la politique, ils préfèrent l'efficacité aux grands discours à effet de manche des français).

Comme quoi en matière d'Europe et d'Euro, il n'y a pas d'un côté les bons élèves et de l'autre les mauvais, il y a seulement des nations soucieuses de la défense de leurs intérêts. Tant que la politique menée au niveau de l'Europe et de la BCE sert leurs intérêts alors toutes les nations sont pro-européennes, lorsque c'est l'inverse, elles sont eurosceptiques. Sur l'Euro, la seule différence entre la France et l'Allemagne est le niveau à partir duquel les intérêts sont menacés et que les critiques se déclenchent. C'était un 1,30 pour la France, c'est 1,50 pour l'Allemagne. Cela est du à la structure des économies des pays et alors leurs spécialisation-produit. Voilà le terrain sur lequel devrait porter la critique : sur les choix de politique économique (par exemple la France a toujours fait une politique pro-grands groupes tandis que l'Allemagne a privilégié les grosses PME) et de politique industriel de notre pays (industries « politisées » comme Airbus, Alstom, Areva, EADS, Dassault, DCN, industries de produits à très fortes valeur ajoutée comme le luxe ou de grande consommation pour la France contre les industries de machine-outil, d'équipement et à forte qualité-fiabilité pour l'Allemagne).

  


10 May 2008
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                      BofSuper 

Les excuses de l'Office du tourisme au gay arrêté

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par kronstrom - 100 hitsflux RSS de ce reporter Flux RSS de ce reporter flux RSS de ce theme Flux RSS de Politique

Les excuses de l'Office du tourisme au gay arrêté Hier, nous révélions une situation d'homophobie concernant un jeune couple homosexuel qui s'était rendu en vacances sur les Îles Caïmans. Aaron Chandler avait été arrêté par la police à la suite d'un baiser donné à son copain dans la discothèque de l'hôtel.

La directrice de l'Office du tourisme a finalement réagi à cette interpellation par voix de communiqué.

Selon Pilar Bush, ce traitement doit être considéré comme un « indicent isolé ». Selon elle, cette situation n'est pas représentative de l'attitude de l'île.

« En tant que directrice de l'Office du tourisme des Iles Caïmans, je vous présente mes excuses à propos de votre malheureuse expérience et tiens à vous assurer que les Iles Caïmans sont un territoire accueillant pour tous », écrit Pilar Bush dans sa lettre.

« Nous savons que des centaines de gays et de lesbiennes passent chaque année leurs vacances chez nous et en sont satisfaites », affirme la directrice de l'Office du tourisme des Iles Caïmans.

Après ces excuses, Aaron Chandler s'est confié et apprécie le geste posé par Mme Bush.

Il faut dire que l'économie du tourisme des Îles Caïmans représente 70 % des ressources de l'île.

  


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