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« Plus pourri que moi, je meurs... », Acte XII : Politiques, justice et communicants 1 |
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| 06-08-2011 16:20 - 3624 visites - Flux Politique - Ecrit par CATALAN66270 - Lire son flux RSS | |
Depuis le début de
l'année 2011, les affaires, tant politico-financières que celles
afférentes à « la
complexité de sa vie sexuelle(1) »,
requalifiée « drague
lourde »
ou « frasques »,
éclaboussant et écornant la respectabilité de Dominique
Strauss-Khan, engorgent, - certaines à pas feutrés et d'autres à
grand renfort de sensationnel type « séries
américaines » -, les « Unes » des
médias...
C'est d'abord le
« Koweïtgate(2) » mis au goût du jour, le 1er
Mars, par le quotidien romand édité à Fribourg « La
Liberté ». Le journaliste Christian Campiche y précise
que « Vingt ans après la guerre du Golfe, l'affaire des
puits de pétrole en feu au Koweït rebondit devant la justice. Elle
pourrait embarrasser Dominique Strauss-Khan... » et y
révèle que « Le Kuwait Gate » est un
« gigantesque trafic d'argent qui a suivi l'incendie, par
les troupes de Saddam Hussein, de 1.100 puits de pétrole, au
Koweït... » se concrétisant, au plan financier, par « une
escroquerie internationale de 22 milliards de dollars. » Au
différent, la presse française, même « Charlie Hebdo »,
même « Marianne2 » même « Médiapart »,
même « Le Canard Enchaîné » et tant d'autres de
la même veine toujours prompts à sauter sur une affaire
« scandaleuse » qui écorniflerait des politiques
dits de « Droite » et, au travers d'eux, la
Présidence de la République, joue les autruches. Pourtant le monde
journalistique et médiatique français(3) ne s'est, à aucun
moment, « trouvé » dans l'ignorance de cette
affaire plus que scabreuse ni démuni de toute information fondée.
En effet, le journaliste
d'investigation, Denis Robert, par ses essais(4), films(5)
et interviews à la presse, a dénoncé, depuis 2001, le
fonctionnement opaque de la chambre de compensation financière
Clearstream. Dans « Révélation$ »,
le journaliste accuse Cedel International, devenu Clearstream,
d'être l'une des plates-formes
majeures de la dissimulation de transactions financières au niveau
mondial, et, dans « La
boite noire »,
le journaliste
dénonce
les mécanismes de corruption du scandale Clearstream
et évoque
l'Affaire Basano qui
«a
commencé quand ce dernier s’est rendu compte qu’on s’était
servi de son identité et de ses papiers pour transférer, via une
banque hollandaise, des fonds provenant du Koweït. Ces fonds seront
investis en titres grâce à un compte non publié de Clearstream.» Ses écrits, ses documentaires et ses
déclarations lui ont valu de faire face à 60 procédures
judiciaires intentées en France, en Belgique et au Luxembourg, par
des banques, - Menatep, une banque russe, la Banque Générale de
Luxembourg filiale de Fortis... -, et la société Clearstream.
Le 3 février 2011, il est blanchi de sa condamnation pour ses deux
ouvrages « Révélation$ » et « La Boîte
noire », et pour son film documentaire « Les
Dissimulateurs », par la Cour de cassation.
En
effet, lors de la parution, aux Editions Fayard, en 2007, de son
livre « Rapacités »
qu'il a co-écrit avec Sophie Coignard,
Jean Louis Gergorin, - un ancien diplomate et homme d'affaires
français polytechnicien, énarque et directeur de la coordination
stratégique du groupe EADS(6)
-, est présent sur le plateau de l'émission conçue et présentée
par Guillaume Durand et produite par Carrère group « Esprits
Libres »
du vendredi 9 mars 2007. Le « corbeau
de l'Affaire Cleastream »
y explique que « dans
cette affaire de listing de comptes de Cedel International, une
affaire d’État explosive dont le système médiatique français
corrompu ne veut pas parler, liée aux frégates
de Taïwan… »
Dans le cadre de son interview, Jean Louis Gergorin fait une
déclaration fracassante « sur
l’existence de
comptes
bancaires morts-vivants
appartenant à des personnalités... »
et donne des noms « une
des personnalités impliquées détenant un de ces
comptes morts-vivants serait Dominique Strauss-Kahn... »
Mais
Guillaume Durand interrompt son invité et, mettant un terme
précipité à l'entretien car « on
ne touche pas à Dominique Strauss-Kahn »,
le remercie d'être venu… Au différent, si le « corbeau
de Cleatream »
avait « balancé »
le nom d'une personnalité politique proche de la Présidence de la
République ou proche du candidat Nicolas Sarkosy, que se serait-il
passé ? Un déferlement médiatique ? De toute évidence,
la curée se serait produite et quantité de premières pages de
journaux dédiées à l’affaire aurait embourbé les quotidiens,
les flash d'information radiophoniques, les journaux télévisés et
les bloggeurs, sur internet, auraient, par des déversements
incontrôlés « de
tombereaux de gadoue, d'immondices, de bouillasse et de fiente »,
pollué « la
toile »...
Belle leçon de déontologie journalistique d'autant que si, lors des
présidentielles de 2007, Ségolène Royal était élue à la
Présidence de la République, Dominique Strauss-Khan était un
plausible premier ministre.
C'est,
enfin, l'Affaire Dominique Strauss-Kahn/Jean Peyrelevade et la
privatisation du Crédit Lyonnais qui s'est, dans un premier temps,
sous la cohabitation Chirac/Jospin muée en Affaire
Tapis-Adidas/Crédit Lyonnais et que, depuis 2007, la presse gogo
française aux ordres de certains partis politiques de gauche par les
implications, quant aux dires de Mariannes2(7),
- « L'ancien
ministre de Mitterrand rallié à la cause sarkozyenne en 2007
accusant la banque de l'avoir spolié d'Adidas »
-, du « gouvernement
qui impose d'abandonner les poursuites au profit d'une procédure
arbitrale qui donne raison à ... Tapie, et lui accorde une
indemnisation record. »,
en a fait « L'Affaire
Lagarde, un scandale ravageur et symbolique de Sarkofrance. »
C'est
une interview, réalisée et publiée, avec l'entremise de l'AFP et
de Reuters, par le journal « Le
Monde »,
un journal du Groupe média Lagardère dirigé par
Arnaud Lagardère en
personne « crachant
au bassinet du Cercle de l'Industrie »
et naviguant dans les eaux du consortium constitué par les deux
grands groupes « Havas-Vivendi »
et « Hachette-Groupe
Lagardère »,
- tous
d'appartenance au« Cercle
de l'Industrie »
créé par Dominique Strauss-Kahn-, desquels fait part intégrante « Euro
RSCG C&O »
la société de communicants au service de Dominique Strauss-Khan,
qui a allumé la mèche. En effet, il a dû paraître urgent aux
communicants Gilles Finchelstein, Anne Hommel et Ramzy Khiroun
emmenés par Stéphane Fouks, d'allumer des contre-feux, leur patron
étant cause prenante depuis 1999, dans cette affaire
Tapie-Adidas/Crédit lyonnais.
Le
17 Mars, se substituant aux parlementaires qui auraient dû statuer,
mais pressé pour finaliser la privation de la banque Crédit
Lyonnais dont son ami, Jean Peyrelevade, était aux commandes, il
écrivait un courrier dans lequel il avalisait une « application
des annexes 9.2 du protocole... conformément à ce que le
représentant de l’État a indiqué au Conseil d'administration du
21 mars 1996, les conséquences financières éventuelles des actions
engagées par les mandataires-liquidateurs du Groupe Tapie et un
mandataire ad-hoc au nom de CEDEP au titre de la cession de BTD
GmbH(Adidas). Ceci s'entend cependant sous réserve de la
contribution forfaitaire que le Crédit Lyonnais a accepté
d'apporter au titre de dédommagement du CDR en cas de condamnation,
à hauteur de 12 millions d'euros,
ou
s'il est inférieur, du montant de la condamnation. »
et par lequel l’État devenait créditeur, pour 390 millions, de
Bernard Tapie.
Selon
l’article 432-1 du Code pénal, « le
fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique,
agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures
destinées à faire échec à l’exécution de la loi est puni de
cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende » pour avoir rédigé et signé la lettre du 17 Mars 1999, Dominique
Strauss-Kahn s'exposait à cette sanction pénale... d'où urgence,
pour ses communicants d'accabler Christine Lagarde qui, en 2007,
alors ministre de l’économie et des finances, a pu se commettre,
dans l'Affaire Tapie-Adidas/.Crédit Lyonnais, en en donnant ou non
un ordre à ses services d’arbitrer au profit de l’homme
d’affaires, en outrepassant ou non ses droits, dans « un
abus ou non d'autorité »
qui aurait, dès lors, favorisé Bernard Tapie dans l’obtention de
son dédommagement.
A
cet effet, et dans la logique d'un contre-feux mis en place par les
consultants de Dominique Strauss-Kahn, la Cour de justice de la
République ayant été saisie et l'ouverture d'une enquête sur la
directrice générale du Fonds monétaire international, Christine
Lagarde, pour le rôle qu'elle a joué dans l'affaire Tapie-Crédit
lyonnais quand elle était ministre de l'économie, aux motifs de
« complicité de détournement de biens publics et
complicité de faux» dans le règlement de l'affaire Tapie. »,
étant imminente, un petit lapin est sorti du chapeau du magicien
« Le.Monde » : Bernard
Scemama ancien président de l’Établissement Public de Financement
et de Réalisation, - EPFR
-, qui contrôle le Consortium de Réalisation, - CDR
-. Dans cette affaire, Bernard Scemama, mis en cause, depuis le 23 Juin 2011, par la Cour des
comptes.
A
cette date, Bernard Scemama avait confié, au Monde : « C'est
très désagréable, car je n'ai rien à me reprocher, je n'ai joué
aucun rôle dans cette histoire... J'ai
pris mes fonctions, en octobre 2007, le jour même où venait en
délibération la décision de recourir à l'arbitrage ! Le
choix de recourir à cette procédure était en préparation depuis
des mois déjà. Et l'EPFR a voté à l'unanimité la proposition de
M. Rocchi, patron du CDR. »
Depuis 2009, il est devenu président du conseil de
surveillance de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac
qui est aussi le centre opérationnel de Novespace et, à
ce titre, l’Airbus A300 ZERO-G y
stationne de manière permanente. Mais
le vendredi
5 Août, toujours au journal « Le
Monde »,
concomitamment à
la saisine de la Cour de justice de la République et la probable
ouverture d'une enquête, il déclare qu'il « a
agi sur les ordres impératifs du cabinet de Christine Lagarde, alors
ministre de l’Économie... »
et rajoute « J'ai
été reçu dès ma nomination par Stéphane Richard, le directeur du
cabinet de la ministre des Finances, Christine Lagarde. Il m'a tout
de suite parlé du dossier Tapie et m'a donné une consigne claire:
il fallait aller à l'arbitrage : C'est la décision du
gouvernement. »
Bien étrange que les journalistes du Monde fassent le travail des futurs enquêteurs et qu'ils jettent, ainsi en pâture, en toute illégalité, les résultats non attestés par des dossiers et des rapports de justice, aux vues de la populace... Certains vont même beaucoup plus loin dans la divulgation de documents afférents à l'Affaire Adidas-Rapie/Crédit Lyonnais, tel ceux de Médiapart dont Laurent Mauduit qui, le 21 Mai 2011, en plein Affaire Nafissarou Diallo/Dominique Strauss-Kahn, publie un rapport adressé aux deux présidents des commissions des finances de l'Assemblée et du Sénat, et rédigé par des magistrats de la Cour des Comptes. Dans son article « Affaire Tapie : le rapport secret qui accable Christine Lagarde », une boite noire(8) précise « Le rapport de la Cour des comptes, tel que nous l'avons inséré au bas de la première page de cet article, n'est pas strictement conforme au modèle original... » D'autre part, le journaliste écrit : « Dans le souci que notre source ne puisse pas être identifiée nous avons apporté des modifications de forme à ce rapport, mais sans rien changer à son contenu. » Mais, pour Dominique Strauss-Kahn, dans les affaires poltico-financières dont il est mis en cause, ils font état de la vie privée pour ne pas divulguer des documents compromettants ou font état de la censure...
Mais entre ces deux affaires... ?
Notes.
(1) « DSK : Ses amis redoutaient le pire », Yvan Stefanovitch, France-Soir du 18 Mai 2011 (2) « Le Kuwait Gate gène DSK », Christian Campiche, La Liberté du 1er Mars 2011. (3)
En 2008, le journaliste Denis Robert s'est trouvé au
coeur d'une polémique l'ayant opposé, pour ses écrits sur
l'affaire Cleastream, à l'ancien patron du journal Charlie Hebdo,
Philippe Val et au journaliste Edwy Plenel, fondateur de Médiapart.
Dans
l’émission « Esprits
Libres »
du vendredi 9 mars 2007, sur France 2, Jean-Louis
Gergorin,
le " corbeau "
de l’affaire
Clearstream,
a déclaré avoir reçu des preuves de l’existence de comptes
frauduleux qui appartiendraient à Dominique
Strauss-Kahn.
Alors que
Jean-Louis Gergorin commence à passer à table en direct, Guillaume
Durand devient blême et interrompt son invité pour le remercier
d’être venu...
(4) Essais de Denis Robert : « Pendant les affaires, les affaires continuent », et « La Justice ou le chaos », en 1996 : « Révolte.com », en 2000 ; « Révélation$ », en 2001 ; « La Boîte noire », en 2002 ; « Leçons de journalisme », en 2004 : « Clearstream, l'enquête », en 2006 ; et « Tout clearstream », aux Editions Les Arènes, en 2011. (5)
Filmographie de Denis Robert : « Journal
intime des affaires en cours », en 1998 » ; « Les
Dissimulateurs », diffusé sur Canal+ en 2001 ; et
« L'Affaire ClearStream racontée à un ouvrier de chez
Daewoo », diffusé sur Canal+ en 2002, un film documentaire qui
raconte, entre autres, comment le capitalisme financier se sert
d'outils comme la chambre de compensation Clearstream pour fermer des
usines. Il raconte aussi comment le Luxembourg, État européen,
fermerait les yeux sur ces pratiques, les encouragerait même.
(6)
EADS : European
Aeronautic Defence and Space Company créé le 10 juillet 2000
par la fusion de trois entreprises européennes, l'allemand DASA, le
français Aerospatiale-Matra, - issu de la privatisation et des
négociations menées par Dominique Strauss-Khan, en 1999
d'Aérospatiale en faveur de son ami du Cercle de l'Industrie, Jean
Lucien Lagardère patron de Matra -, et l'espagnol CASA.
(7)
« Affaire Lagarde : Sarkozy rattrapé par sa
désinvolture », Marianne2 du 6 Aout 2011.
« Affaire
Lagarde : les six leçons de la décision de la CJR »,
Corinne Lepage , Rue89 du 6 Août 2011
« Affaire
Lagarde : Sarkozy pourrait-il être responsable, coupable, mais
intouchable ? », Bruno Roger-Petit du 5 août 2011.
« Lagarde,
Tapie, Sarkozy : même combat », Henry
Moreigne, Agora vox du 6 août 2011.
etc. etc.,
des centaines d'articles, ainsi pullulant sur la toile et encombrant
les médias.
(8)
Contenu de la boite noire : « Le rapport
de la Cour des comptes, tel que nous l'avons inséré au bas de la
première page de cet article, n'est pas strictement conforme au
modèle original.
« Dans sa
mouture initiale, le rapport comprend 105 pages, annexes comprises,
frappées d'un cachet «Confidentiel» barrant chaque feuillet. La
version que nous révélons diffère en quelques points. D'abord,
dans le souci de protéger nos sources, nous avons fait le choix de
ressaisir l'intégralité du texte. La forme du document que nous
présentons diffère donc légèrement de la présentation originale.
Ensuite, nous avons exclu de notre retranscription les pages 60 à 86
du rapport, qui portent sur d'autres volets des activités du CDR, et
qui ne concernent donc pas l'affaire Tapie. De même, nous n'avons
pas reproduit les annexes, qui, comprenant notamment une chronologie
de l'affaire, n'apportent pas de précisions notables. Le reste de la
retranscription est strictement fidèle au texte original.
« Lors de la
mise en ligne de cet article, samedi à 11 h 45, certaines pages
avaient été interverties et des pages apparaissaient manquantes. Ce
samedi à minuit, nous avons rétabli les pages dans le bon ordre, et
aucune page n'est manquante. Dans la journée de dimanche, nous avons
apporté d'ultimes corrections orthographiques à ce texte pour qu'il
soit strictement conforme à l'original. »
Suite de cet article : « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte XIII : Politiques, justice et communicants 2 Précédents articles concernant le même sujet : « Plus pourri que moi, je meurs... » « Plus pourri que moi, je meurs... » Acte II : Les politiques, la justice et les think thanks 1. « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte III : Les politiques, la justice et les think thanks 2. « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte IV : Les politiques, la justice et les think thanks 3. « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte V : Les politiques, la justice et les think thanks 4. « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte VI : Femmes, vieilles affaires et communicants 1 « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte VII : Femmes, vieilles affaires et communicants 2 « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte VIII : Femmes, vieilles affaires et communicants 3 « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte IX : Femmes, vieilles affaires et communicants 4 « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte X : Femmes, vieilles affaires et communicants 5 « Plus pourri que moi, je meurs... », Acte XI : Femmes, vieilles affaires et communicants 6
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