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Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 39, |
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| 31-01-2011 07:31 - 2126 visites - Flux Politique - Ecrit par anidom nidolga - Lire son flux RSS | |
la révolution nationale.
Affiche révolution nationale de Philippe Noyer, Wikipédia
Philippe Pétain a tous les pouvoirs il peut donc promulguer tous les textes législatifs et exécutifs qu'il veut, ce qui fait dire à Pierre Laval qu'il a plus de pouvoirs que Louis XIV, il peut même rédiger une constitution. La volonté de Philippe Pétain de révolutionner la société Française et l'État se distingue par une intense activité législative avec 16.786 lois et décrets promulgués en quatre ans. Cette législation du régime de 1940 fait la rupture avec un certain nombre de principes républicains.
* Rejet du parlementarisme et du multipartisme. Le portrait du maréchal Pétain, omniprésent, apparaît sur les monnaies, les timbres, les murs des édifices publics, ou en buste dans les mairies, comme le font tous les dictateurs. Une chanson à sa gloire, le fameux Maréchal, nous voilà ! devient l'hymne national officieux. La soumission inconditionnelle au Chef et à la hiérarchie est exaltée.
On voit bien que le remplacement de la devise républicaine «Liberté, Égalité, Fraternité» par «Travail, Famille, Patrie» l'emblème du régime de 1940, la Francisque, placardé sur tous les murs n'a plus rien de républicain. Cette Francisque qui ne dit pas sa raison représente un ordre attribué par le régime en tant que marque spéciale d'estime au maréchal Pétain au même titre que l'emblème du parti National socialiste des travailleurs Allemands, NSDAP
Emblème officiel du maréchal Pétain en tant que chef de l'État, source Wikipédia Parmi les personnalités qui ont été décorées de la Francisque, il y a François Mitterrand, Raymond Marcellin, le général Raoul Salan, l'acteur Charles Vanel, l'acteur Pierre Frenay, Edmond Giscard d'Estaing, Antoine Pinay, Louis II de Monaco, Maurice Couve de Murville, le général Maxime Weygand et son épouse....Associé à la Francisque, le régime de Pétain a remplacé la Marseillaise par le chant Maréchal nous voilà qui devient l'hymne national dont le texte est le suivant :
Une flamme sacrée
Maréchal , nous voilà
Maréchal, Maréchal, nous voilà
Maréchal , nous voilà
Quand ta voix nous répète
Maréchal , nous voilà
La guerre est inhumaine
Maréchal , nous voilà La vidéo de l'hymme pétainiste :
La révolution nationale qu'est-ce que c'est ? C'est l'idéologie du régime de Pétain qui est rattachée à celle de Georges Valois «la révolution nationale, philosophie de la victoire» publié en 1924. Georges Valois cherchait une nouvelle forme d'organisation économique et sociale ainsi que la synthèse du national et du social, a oscillé entre les radicalités de gauche et de droite. Georges Valois était membre de la revue de l'Action Française. Fondée par Henri Vaugeois et Maurice Pujo membre d'extême droite qui a fondé les camelots du roi. La revue sort en 1899 son n° 1 le 20 juin, et est dirigée par Henri Vaugeois. Elle devient un quotidien en avril 1908 et passe sous la direction de Charles Maurras avec le titre abrégé L'Action française . Sous l'influence de Maurras, le mensuel devient l'organe du «nationalisme intégral» et défend la restauration monarchique. Cette Revue a fédéré de nombreux royalistes, dispersés notamment depuis l'affaire du comte de Paris. Elle a joué un rôle considérable dans l'affaire Dreyfus en étant l'un des principaux protagonistes de l'antidreyfusisme, de l'antisémitisme et de la revanche, elle constitue un bastion influent de la droite nationaliste à la fin du XIXème siècle. Voici ce que Georges Valois écrit en 1924, «l'État libéral fonctionne en 1924 comme avant le 2 août 1914. Mais le prestige qu'il possédait avant la guerre est tombé, les idées libérales, encore vivantes il y a dix ans, ont perdu toute influence. L'État libéral n'a plus de soutien dans l'esprit public que se partagent les idées nationales et les idées socialistes. (...) Nous échouerons dans notre entreprise si nous croyons qu'il nous suffit de placer nos idées et nos hommes à la tête des institutions de l'État libéral. Ce sont les institutions elles-mêmes qu'il faut changer». Pétain veut donc changer les institutions c'est ce que l'on peut appeler la révolution nationale. Il n'est pas le seul, puisque des hommes politiques, comme Albert Rivaud ministre de l'éducation nationale dans le premier gouvernement de Pétain, ou René Gillouin écrivain journaliste, des chefs syndicalistes, des écrivains comme René Benjamin écrivain journaliste et Henri Pourrat écrivain ethnologue, et des clercs comme le cardinal Gerlier archevèque de Lyon. Le Cercle Fustel de Coulanges Action française de droite militant contre l'école publique et contre la démocratie, rassemble aussi le maréchal Hubert Lyautey, le général Maxime Weygand membre de l'Académie française ou l'académicien Abel Bonnard maurrassien fasciste vers les années 30. La révolution nationale est intrinsèquement mise en oeuvre dans le projet de loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 dès lors qu'il confère les pleins pouvoirs au gouvernement sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain pour prendre toute mesure nécessaire à l'effet de promulguer une nouvelle Constitution de l'État français. «Au moment le plus cruel de son histoire, la France doit comprendre et accepter la nécessité d'une révolution nationale». Le maréchal Pétain lui-même n'était pas favorable à l'emploi de l'expression «révolution nationale», si l'on en croit son chef du cabinet Henry du Moulin de Labarthète . Largement promue par les gouvernement traditionalistes et technocrates du régime de 1940 à 1942, la Révolution nationale n'est plus mise en avant à partir du retour au pouvoir de Pierre Laval, de formation républicaine, en mai 1942. Cette «mise au rebut» de la Révolution nationale, qui est une «crise du pétainisme orthodoxe», s'accompagne d'une marginalisation de la Légion française des combattants qui est une organisation pétainiste créée le 29 août 1940 présidée par le marécha Pétain, d'une promotion des préfets, et d'une prise de distance à l'égard de l'Église catholique. La suite 40 sera les différents aspects de la révolution nationale suite. Références,
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_nationale
Commentaires (31)
Frédéric Valandré a dit:
anidom nidolga a dit:
Frédéric Valandré a dit:
anidom nidolga a dit:
Frédéric Valandré a dit:
anidom nidolga a dit:
anidom nidolga a dit:
Frédéric Valandré a dit:
anidom nidolga a dit:Dominique Dutilloy a dit:anidom nidolga a dit:
Francine a dit:
Francine a dit:
Francine a dit:Francine a dit:
anidom nidolga a dit:
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Francine a dit:
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anidom nidolga a dit:
poissonrouge a dit:
Francine a dit:anidom nidolga a dit:
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Nous entrons dans une période qui va durer quatre années jusqu'à la libération de Paris en 1944 elle marque la fin du gouvernement de Pierre Laval le 19 août. Le gouvernement qui s'installe sous l'autorité de Pétain en 1940 n'est plus le gouvernement de la république, le régime instauré est un régime de droite nationaliste mêlant monarchisme, bonapartisme et nationalisme. En fait, les parlementaires qui ont votés pour lui ne lui ont pas demandé quel serait sa politique, lui donnant ainsi un blanc-seing, de plus, il ne l'a pas définie s'il avait les pleins pouvoirs, leur faute est d'autant plus lourde, ils voulaient se débarrasser à tout prix de la gestion du pays et cela quel qu'en fût le prix ! En outre, aurait-il défini sa politique, aurait-elle pu être différente, rien n'est moins sûr ? 
