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Paupérisation, précarité : pas de misérabilisme, mais des idées concrètes. |
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| 14-10-2009 14:15 - 1642 visites - Flux Société, Education - Ecrit par IsabelleVoideyToBCom - Lire son flux RSS | |
La France est un pays riche.
Riche en pauvres. La paupérisation, cette maladie qui déchire le tissu social est aujourd'hui redoutée comme contagieuse par un nombre croissant de français. Car il suffit d'un rien aujourd'hui, pour que vous ou moi basculions : un trou noir dans notre vie comme un divorce, un accident qui vous laisse invalide, une maladie grave, un licenciement peut nous aspirer d'autant plus facilement que la société est plus dure, notamment sur le plan professionnel, l'accès au logement plus difficile. L'effondrement financier vous emporte très rapidement vu les exigences financières du maintien de la vie en société. Dans le même temps, notre nation n'a jamais été aussi inventive et active. A tous niveaux, des actions de plus en plus approfondies se développent, de l'aide d'urgence à la reconstruction de l'être humain, en passant par le crédit solidaire et des initiatives économiques personnelles.
En 2007, 45% des Français déclaraient qu'il leur était déjà arrivé de penser qu'ils étaient sur le point de connaître une situation de pauvreté. En 2009, ils sont 53%, selon le baromètre annuel Ipsos pour le Secours populaire. 30% de Français disant avoir "réellement" connu une situation de pauvreté.
Les chiffres : 13 % de la population, soit près de 8 millions de français, vivent en dessous du seuil de pauvreté !
La pauvreté n’est pas forcément liée à l’inactivité. Un nombre croissant de personnes travaillent, mais n’ont pas des revenus suffisants pour sortir de la pauvreté : ce sont des « travailleurs pauvres ». En moyenne, les Français interrogés situent le seuil de pauvreté à 1.026 euros nets/mois pour une personne seule. Le seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian de la population, était de 817 euros par mois en 2005 pour une personne seule.
On ne vit pas de la même façon que le reste de la population quand on doit se contenter de 500 euros par mois. Certains biens et services, pourtant considérés comme fondamentaux, sont souvent inaccessibles aux personnes pauvres: un logement décent, des soins, la culture, l'éducation, la possibilité de partir en vacances ou de contracter des crédits bancaires, etc.
Une situation "disqualifiante", comme la caractérise le sociologue Serge Paugam, où les pauvres sont nombreux, issus de franges de la population intégrées au marché de l'emploi mais confrontées à des situations de précarité de plus en plus lourdes dans le domaine des revenus, du logement, de la santé et de la participation à la vie sociale. Les analyses montrent que le meilleur bouclier contre la paupérisation reside dans le travail. Il est essentiel de favoriser l'initiative économique. Le concept récent de "micro-entrepreneur" est un progrès capital. Bien accompagnée, dotée d'un environnement de formation et d'information (gestion, réglementations, notions commerciales...) , pour construire un projet de départ bien ficelé, comprenant études de marchés, perpectives financières, et axes d'évolution réalistes, même à toute petite échelle, cette possibilité d"initiative personnelle va littéralement sauver des vies, reconstruire des êtres humains, et insuffler de l'oxygène par contrecoups dans l'économie. Car chaque personne retrouvant un emploi retrouve aussi un pouvoir d'achat, paye des impôts, des cotisations sécurité sociales et retraites, voire même épargne...tout change.
La Loi de modernisation de l’économie n° 2008-776 du 4 août 2008, a instauré le statut de l'entrepreneur individuel communément appelé auto-entrepreneur.
- Un corollaire indispensable : le crédit solidaire, ou micro-crédit.
2005 avait été décrétée année du micro-crédit par l’ONU.
- Accompagnement scolaire et lutte contre l'illetrisme : lire, écrire, compter, sont des points clés pour conquérir son autonomie, l'accès aux connaissances, et retrouver une liberté d'action, d'expression, d'adaptation, de formation, de construction de vie. - Vie sociale, culture, loisirs : pour que ces personnes, ne soient pas enfermées dans la survie au jour le jour,et puissent se sentir comme tout le monde, se sentir exister, se développer personnellement : faciliter et ouvrir l'accès indispensable à la culture, aux loisirs, à toute ressource qui permet de prendre soin de soi, de retrouver une estime de soi et une ouverture, y compris par des activités de reconstruction, de réappropriation de soi comme l'accès à des ateliers de théatre, de danse, sports, arts, activités manuelles, informatiques... Vivre, exister, c'est aussi être en capacité de projets, se projeter dans l'avenir. Chacun, à son niveau, peut apporter son concours, et pas uniquement par une aide financière ou un don de nourriture ou de mobiliers et utilitaires courants. Chacun peut proposer des compétences, un peu de temps, des idées, organiser des transports pour les personnes privées de voitures en recherche d'emploi ou de formation, former les enfants et ados sur les bases essentielles de lecture, écriture, gestion de budget familial, etc... Et surtout, nous pouvons tous abandonner quelques préjugés et idées reçues, et accepter de laisser évoluer notre regard sur ces personnes frappées par la vie...ce pourrait être nous. Nous sommes tous acteurs d'évolution de la société vivante que nous formons.
Commentaires (5)
AgnesB a dit:
Jean-Pierre CANOT a dit:
Jean-Pierre CANOT a dit:
SOPHY a dit:
Nathalie M. a dit:
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