Selon les dernières informations publiées par la presse anglo-saxonne qui, elle, suit de près l’évolution des événements en Libye, il y a toujours des combats dans ce pays.
Bien sûr, on n’a plus deux fronts bien distincts, mais une multitude de milices qui ne veulent pas désarmer, qui veulent leur part de gâteau d’un pays qui se déchire, mais, surtout, qui veulent imposer leur point de vue sur ce que sera la Libye de demain.
Des escarmouches éclatent un peu partout sur le territoire libyen et des hommes sont régulièrement enlevés soit pour intimider ceux qui voudraient rejoindre les forces adverses, soit pour qu’ils révèlent, sous la torture, des informations importantes.
Les appels au désarmement lancés par le pouvoir en place à Tripoli ne semblent entendus par personne, un pouvoir qui a du mal à s’imposer et à unifier les groupes qui ont combattu contre le régime Kadhafi.
Les observateurs étrangers craignent toujours l’éclatement d’une véritable guerre civile entre les différentes tribus et les différentes confessions, et la population commence à regretter le régime du colonel déchu.
Car si avant c’était la liberté qui était mise entre parenthèses, il semblerait que les droits de l’homme les plus élémentaires ne soient toujours pas respectés, mais en plus, comme l’affirme l’homme de la rue, il n’y a plus aucune loi, seulement celle du plus fort, celle de celui qui porte la Kalachnikov.
Selon SlateAfrique, la situation serait telle que le gouvernement provisoire aurait appelé le Pentagone à l’aide et 12 000 soldats américains seraient sur le point d’être déployés en Libye. Cette information est à prendre au conditionnel, car elle n’a été relayée par aucun autre média et je doute que les forces occidentales soient encore prêtes à prendre des risques dans cette région... à moins, bien entendu, si c’est pour protéger les intérêts des multinationales du pétrole.
Mais comme la France et les États-Unis sont en période électorale, il est probable que les dossiers concernant la Libye soient pour l’instant mis de côté et qu’on laisse la situation se décanter sur le terrain.
Sources :
Libya's ex-rebels reluctant to down arms, BBC, janvier 2012
In Libya, a Fundamentalist War against Moderate Islam Takes Shape, Time, janvier 2012 Libya militia leader 'tortured and killed in detention', BBC, janvier 2012 Libya clashes end with prisoner swap, ceasefire, AFP, janvier 2012 Libyan militias clash in Tripoli, BBC, janvier 2012 Libye : pendant la paix, la guerre continue, Slate Afrique, janvier 2012
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