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Nucléaire : le facteur humain responsable pour Fukushima |
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| 05-07-2012 16:10 - 1396 visites - Ecologie, Animaux, Nature - Ecrit par Jef Tombeur | |
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Double démenti pour Nicolas Sarkozy. D'une part, c'est moins le tsunami que le facteur humain qui est responsable de la catastrophe de Fukushima (où, prétendument, l'ancien président s'était rendu), selon un rapport parlementaire japonais fort détaillé. D'autre part, la centrale de Fessenheim, qui n'est pas au bord de la mer mais en zone séismique, devra fermer dans un an si les travaux supervisés par l'ASN (Autorité de sûreté nuclaire) ne sont pas effectués en conformité avec ses préconisations. Sur ce point aussi « on nous avait menti… ».
Il en était de même au Japon où les Sarkozy japonais de l'époque faisaient fi de la sécurité, comme l'indique le rapport d'enquête parlementaire, blâmant tant l'opérateur Tepco que les gouvernements successifs.
Le rapport évoque la tromperie et la « traîtrise » des protagonistes industriels, scientifiques nommés et des politiques, indiquant sans ambages ou formules lénifiantes que la catastrophe a eu des causes humaines. Ce serait moins le tsunami que le tremblement de terre de magnitude 9, en partie prévisible, allié aux manque de précautions ou de réactivité, qui seraient la cause du désastre. Outre les quelque 20 000 décès déjà constatés, au Japon, les conséquences considérables s'amplifient encore. Elles ont aussi des répercussions sur le prix du gaz mondialement. De plus, il n'est pas du tout sûr que les deux autres réacteurs de la centrale soient vraiment sécurisés. Les travaux s'étendront jusqu'à 2052, mais des surprises peuvent intervenir. En France, EDF a tardé jusqu'à l'an dernier (et Fukushima) pour entreprendre les travaux de Fessenheim exigés de longue date par l'ASN. Ce ne sont pas seulement les Alsaciens, mais aussi des millions d'Allemands et de Néerlandais qui seraient affectés par une défaillance et une pollution du Rhin. Mais pour Nicolas Sarkozy durant sa campagne électorale, tout allait bien, et dormez bonnes gens. En fait, 19 centrales d'EDF, huit sites d'Areva et cinq du CEA posent divers problèmes, et André-Claude Lacoste, de l'ASN, a été très net : « personne ne peut garantir qu'il n'y aura pas d'accident nucléaire en France. ». by TokyWoky Commentaires de cet article sur C4N : (1)
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Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois de mars 2013 : 15 juin
Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) est formel : à l'époque la construction de Fessenheim et des autres centrales qui ont suivi, « la sûreté n'était pas le paramètre central », et elle était subordonnée à l'aménagement du territoire.


