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		<title>Médias US: les tendances</title>
		<description>Comments for Médias US: les tendances at http://www.come4news.com , comment 1 to 1 out of 1 comments</description>
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			<title>le blues des journalistes</title>
			<link>http://www.come4news.com/medias-us-les-tendances-927375#comment-21019</link>
			<description>Par Laurent THOMET AFP - Jeudi 3 avril, 10h54

WASHINGTON (AFP) - Les journalistes américains en colère ont désormais un site internet pour s'exprimer et ne s'en privent pas : hiérarchie toujours plus exigeante, charge de travail accrue, rédactions réduites comme peau de chagrin... et bouleversements liés au tout-internet.
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Depuis le 10 février 2008, 2.600 &quot;coups de gueule&quot; ont ainsi été postés anonymement sur le site angryjournalist.com.

C'est à la suite de la lecture d'une étude sur le malaise de la profession que Kiyoshi Martinez, un ancien journaliste de 23 ans qui écrivait sur l'internet, &quot;déçu&quot; par la profession,&quot; a décidé de lancer ce forum pour les professionnels des médias. Mot d'ordre: &quot;laisser libre cours à votre colère&quot;.

Paradoxalement, les reproches des journalistes sont en partie tournés contre l'internet, devenu un outil de prédilection dans leur quotidien mais qui a forcé les journaux et chaînes de télévision à se réinventer avec des conséquences douloureuses pour leurs employés.

&quot;Je suis en colère parce que mon entreprise, comme tout le reste du secteur, me demande de faire plus avec moins&quot;, se plaint l'un d'entre eux sous le pseudonyme Angry Journalist 241. &quot;Au diable la qualité, on nous demande simplement du remplissage sur les sites internet&quot;, ajoute-t-il.

Des journalistes chevronnés se plaignent de salles de rédaction réduites par des patrons qui demandent de produire à la fois pour les anciens et les nouveaux médias.

Les nouvelles recrues sont quant à elles frustrées par les frictions entre cultures. &quot;Je déteste le fait que l'imprimé et l'internet ne puissent pas travailler ensemble ! Allons, l'internet est le futur, alors, s'il-vous-plaît, ayez un peu de respect pour les rédacteurs-internet&quot;, demande Angry Journalist 700.

Mais ce sont les patrons qui récoltent le plus de critiques.

&quot;Notre directeur, l'homme qui est censé diriger notre rédaction, tourne en rond comme s'il avait oublié où il a laissé sa tasse de café&quot;, écrit Angry Journalist 2570.

Pour le créateur du site, &quot;il est déprimant de voir qu'une industrie traite si mal ses employés&quot;.

Selon Scott Reinardy, professeur en journalisme à Ball State University et auteur de l'étude ayant inspiré le site de Kiyoshi Martinez, angryjournalist.com offre une agora sur l'évolution des entreprises de presse à l'ère d'internet.

&quot;Nous sommes dans une situation de réelle transition et cela va juste prendre du temps et engendrer de la douleur avant que nous puissions la dépasser&quot;, estime-t-il. Et d'ajouter: &quot;L'incertitude fait peur&quot;.

Pour Steve Outing, éditorialiste au journal professionnel &quot;Rédacteurs et éditeurs&quot;, les patrons de presse devraient prêter attention à angryjournalist.com. &quot;Des choses sont dites sur ce site qui ne le seraient pas autrement - ou peut-être seulement entre collègues au bar du coin ou chez soi avec sa femme&quot;, écrivait-il en mars dans une chronique. &quot;Je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est une bonne chose pour l'industrie des médias&quot;.

Le site a inspiré un imitateur, happyjournalist.com. Lancé le 2 mars, il peine à rencontrer son public avec seulement 97 commentaires postés.

Quant à Angry Journalist 856, il va désormais vivre heureux: &quot;Je ne suis plus en colère, je démissionne&quot;. - libert(u)s</description>
			<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 18:12:45 +0100</pubDate>
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