Mumia Abu-Jamal continue d'alimenter la chronique.
Je reconnais que son procès était bien loin d'être un modèle du genre. Condamné à mort pour l'assassinat de Daniel Faulkner, policier à Philadelphie, ne cessant de clamer son innocence, et devenant le symbole des opposants à la peine capitale. Une identification paradoxale...
La question de la culpabilité de Mumia Abu-Jamal ou de la non-culpabilité ne doit pas permettre de vouloir ériger l'ancien militant des Blacks Panthers, en icone de la lutte contre la peine de mort. Le procès est sujet à caution, entaché d'irrégularités, et laissant paraitre bien des zones d'ombre, surtout sur les circonstances réelles du déroulement de la fusillade, ayant occasionné la mort de Daniel Faulkner. Je ne vais pas entrer dans les détails, pour les plus curieux, un passage sur Wikipédia, illustrera les vices de procédure de cette affaire.
Michael Moore est convainçu de la culpabilité d'Abu-Jamal, mais relativise ses propos, en réclamant un nouveau procés, qui selon lui démontrerait une tout autre version de cette fusillade. Les faits se sont déroulés certainement d'une manière bien différente de la version officielle,mais comme le relate Michael Moore, rien ne permet d'innocenter Abu-Jamal, qui a certainement commis cet homicide, qui pourrait plutôt relever d'un geste d'auto-défense que d'une réelle volonté d'assassinat.
Je ne rentrerai pas dans cette polémique, mais par contre que dire de la ville de Paris, de Saint-Denis ou de Bobigny...qui pour l'un a baptisé une rue Abu-Jamal, ou fait citoyen d'honneur un présumé coupable ! Il faut laisser l'église au milieu du village et ne pas faire de cet homme, une icone symbolique des opposants à la peine de mort, une situation paradoxale quia entrainé une riposte de la ville de Philadelphie. La mégapole américaine a déposé une plainte pénale contre la ville de Paris et de Saint-Denis...pour apologie de crime.
La peine de mort d'Abu-Jamal a été annulée par une cour fédérale américaine, qui par la même occasion confirme la culpabilité d'Abu-Jamal et rejette l'évocation d'un nouveau procés. Amnesty International se déclare satisfait de l'a décision de cette cour, tout en insistant sur le fait, qu'un nouveau procès doit voir le jour, EQUITABLE et ne souffrant d'aucune irrégularité. La justice américaine doit se décider à clarifier la situation. Le procès doit être révisé, tant les vices de procédure entachent cette condamnation.
Innocent ou coupable, rien ne permet concrétement de l'affirmer. Par contre il est regrettable que la justice américaine soit si peu enclin à vouloir réexaminer cette affaire. Refuser un nouveau procés et une manière de ne pas vouloir l'équité, et contraire aux fondements des droits de l'homme, tant le doute est grand...