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La Poursuite Infernale |
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| 28-09-2007 18:40 - 3727 visites - Flux Loisirs, Sorties, Concerts - Ecrit par Ironheart - Lire son flux RSS | |
Voyage dans le temps, ce soir, direction les années 40, à l’époque des "grands classiques" du cinéma. Merci à l’association "Plan Séquence", qui m’a permis cet été de découvrir des films légendaires sur grand écran.
Aujourd’hui, je vous présente La Poursuite Infernale (My Darling Clementine en VO, titre beaucoup plus approprié en fin de compte que le titre français - Même si le film ne tourne pas seulement autour de cette chère Clémentine, et que le film aurait pu s’appeller Réglements de comptes à O.K. Corrall) Un grand film de John Ford, retraçant l’histoire légendaire du Shérif de Tombstone, Wyatt Earp, et du célèbre et sanglant affrontement de O.K. Corrall : En 1882, les quatre frères Earp (Wyatt, Virgil, Morgan et James) accompagnent leur bétail jusqu’en Californie. A la nuit tombée, ils décident d’aller en ville et laissent le soin au plus jeune d’entre eux de garder le troupeau... A leur retour, ils découvrent le jeune James assassiné et leurs bêtes volées. Wyatt Earp n’a alors plus qu’une seule idée en tête : venger James. Il devient shérif et engage ses frères auprès de lui. Mais sa quête de justice s’avérera plus difficile que prévu. Ses difficultés prendront la forme de plusieurs personnages : l’étrange Doc Holliday, les redoutables frères Clanton, et... l’amour, en la personne de la fiancée même de Doc Holliday, Clémentine. Une prestation grandiose de Henry Fonda, qui confirme dans ce film son statut de légende (après avoir vu ce film, vous ne verrez plus jamais son rôle de méchant dans Il était une fois dans l’Ouest de la même façon). Les autres acteurs sont également superbes, en particulier l’étoile Victor Mature qui brille littéralement dans son rôle de Doc Holliday, ce tireur hors pair qui cache un passé trouble et de nombreux secrets, et Linda Darnell, dans le rôle de la maîtresse de "Doc", Chihuahua, dont la beauté, le charme et l’élégance électrisent le coeur et éblouissent les yeux. A noter que La poursuite infernale est en noir et blanc, ce qui n’est pas pour nous déplaire, car la photographie du film est sublime ainsi.
Un western intimiste, tourné vers la complexité des sentiments des héros, loin de tout manichéisme, et loin de tout "bons sentiments" gratuits. John Ford sait filmer mieux que quiconque la beauté de la nature, et cette Amérique encore vierge et sauvage, sauvage comme Monument Valley, sauvage comme ces hommes qui ne respectent aucune autorité, et surtout pas celle des quelques Shérifs qui ont juré de faire respecter la loi dans ces contrées désolées de l’Ouest.
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