233178 avis
Mauritanie: Le coup d'Etat démocratique |
|
| 26-03-2008 07:15 - 632 visites - Flux International - Ecrit par noreply@blogspirit.com (TUNISIA Watch) - Lire son flux RSS | |
C'est pourtant en pariant sur la réussite d'un coup d'Etat de transition, un "changement" comme il préfère dénommer son acte, que Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya, au pouvoir depuis plus de vingt ans en Mauritanie. Jusque-là directeur de la sécurité du pays, il profite du départ de Ould Taya en août 2005, qui se rend aux obsèques du roi saoudien Fahd, et prend le pouvoir à la tête d'un junte. Il promet de remettre le pouvoir à la population "au plus tard dans 2 ans". Personne n'est dupe, la communauté internationale, l'Union européenne et l'Union africaine, tous condamnent la prise de pouvoir contraire au droit international, et demandent à Vall de rendre les rênes. Et 19 mois plus tard, Vall et sa cohorte se retirent. L'ancien président a pris la peine de s'expliquer sur ce coup d'Etat lors de la 9ème et dernière journée du 6ème Festival international du film sur les droits humains. Brève présentation de la Mauritanie, tout d'abord. Grande comme deux fois la France, elle est composée de 3 millions d'habitants, dont 1 million de votants. Elle est sous le régime d'un parti unique depuis son indépendance (en 1960), et connaît une succession de coups d'Etat jusqu'en 1984, année où Maaouiya Ould Taya prend le pouvoir. Il le perd en 2005, lors du dernier coup d'Etat (réussi). Le pays est majoritairement arabe, officiellement musulman (le pays se nomme "République islamique de Mauritanie") ethniquement très diversifié, et fait partie depuis peu du club des Etats producteurs de pétrole. Ca n'en reste pas moins un pays très pauvre du monde arabo-musulman. C'est dans un contexte qu'il décrit comme sans issue, qu'Ely Ould Mohamed Vall renverse le président d'alors. Il explique, en effet, que le "droit le plus élémentaire pour un peuple est de disposer de sa propre liberté". Or, invariablement depuis l'indépendance, le régime du parti unique décide à la place du peuple. Chaque nouveau dirigeant décrétait, jusqu'en 2005, que "le peuple n'était pas prêt pour la démocratie". Cette situation aurait pu se perpétuer sans fin. "Nous avons décidé que cette situation devait être changée, et qu'il fallait s'attaquer au système. Plus qu'un problème d'homme, c'était un problème de système", explique l'ancien n° 2 du régime. Et si Vall décide de révolutionner le système pour le bien de son pays, pour que le peuple puisse reprendre en main son destin, l'après-putsch est minutieusement préparé. La reconstruction du pays, une fois l'ancien despote renversé, doit répondre à deux impératifs : la concertation et le consensus. Tous les acteurs doivent être associés au processus (intellectuels, partis politiques, journalistes, population, ONG de tous les horizons), et ces acteurs doivent réussir à se mettre d'accord entre eux. Lire la suite : http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/03/26/mauritanie-le-coup-d-etat-democratique.html.
Commentaires (0)
Ecrivez un commentaire
|
|||||
|
Entreprises & commerces: publiez vos communiqués sur C4N
|
Trouver un article publié sur C4N
Qui écrit sur C4N ?
|
Depuis 2007 un euro gagné par article exclusif publié sur C4N
|
Infos Reporters
les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires.
Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois d'avril :
10 juin

