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16 May 2008
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Mai 68 (suite - 9)

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Le 03 Mai 1968.

Les étudiants s’approprient le quartier Latin

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A partir du 3 mai 1968, les étudiants parisiens occupent le quartier Latin, “leur quartier”, pas une journée passe sans qu’une manifestation n’ait lieu. Le 3 mai, c’est aussi l’évacuation musclée de la Sorbonne qui déclenche une vague de contestations dans toute la France. Ici, un groupe d’étudiants se dirige vers la Sorbonne par la rue Vaugirard.

Le 03 mai premier vendredi rouge.

Il faut combattre et isoler complètement tous les groupuscules gauchistes qui cherchent à nuire au mouvement démocratique en se couvrant de phraséologies révolutionnaire écrit Georges Marchais dans l’éditorial de l’Humanité.

lhumanite-du-03-mai-68-huma_1968_05_03.1210924392.jpg

Suite de la page 1

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Cliquez sur les images.

Menés par Cohn-Bendit le mouvement du 22 mars tient un meeting à la Sorbonne, et le Recteur selon les instructions dun gouvernement appelle la police pour rétablir l’ordre, et expulser les perturbateurs. Pénétrant dans les locaux, vers 16 h 45 la police évacue les manifestants et procède à plus de 500 arrestations dont celles de Cohn-Bendit et de Jacques Sauvageot vice-président de l’UNEF.

En fait, cette journée du 03 mai est pleine d’émotions et de mouvements de groupes dont 200 militants d’extrême droite du mouvement Occident armés de matraques menés par Alain Madelin prêts à en découdre avec les communistes, «tuons tous les communistes et Occident au pouvoir».

Ce groupe arrivant de la faculté de droit rue d’Assas fait le rappel des troupes qui passées par l’Observatoire arpentent maintenant le boulevard Saint Michel et se dirige vers la Sorbonne aux cris de «communistes assassins». Dans la Sorbonne la nouvelle de l’arrivée d’Occident est faite par une estafette : Occident marche sur la Sorbonne en rangs serrés.
Des observateurs vont et viennent, des sentinelles prennent place aux portes de la Sorbonne, un camp retranché s’organise dans les fausses nouvelles de bruits alarmistes et la confusion. Les Pro-chinois de l’UJC et les Troskistes de la JCR sortent des casques de leur sacs, on arrache les pieds de chaise, on ramasse des pierres dans les couloirs en travaux. Un petit état de siège s’empare de la Sorbonne. Vers 15 heures ces préparatifs inquiètent le recteur Roche qui craint la contagion des étudiants de Nanterre. Au cours d’un entretien avec les responsables de l’UNEF, de la FER et de la JCR et le secrétaire général de l’université, leur demande d’évacuer le Sorbonne. Les étudiants refusent, et le recteur Roche fait évacuer les étudiants qui passaient sereinement l’agrégation dans l’amphithéâtre tout proche, et fait fermer l’amphithéâtre, ce qui a pour effet de grossir les rangs de ceux qui formait le camp retranché. A la suite de cela, les conditions d’une intervention policière sont réunies. Le recteur Roche couvert par ses supérieurs appelle la préfecture de police, Jean Paoli directeur du cabinet de Maurice Grimaud qui demande une réquisition écrite pour intervenir.

A la demande du recteur Jean Roche qui craint les affrontements entre les groupes de droite et de gauche, les forces de police bloquent les entrées et sorties de la Sorbonne. Dans la cour de la Sorbonne 150 jeunes Troskistes et Pro-chinois dont une vingtaine sont casqués. Le secrétaire général est séquestré dans son bureau jusqu’à ce qu’il accorde les clés des amphithéâtres. Des voitures de police qui se trouvaient dans la cour sont déplacées pour former une barricade devant la voute d’entrée. Les étudiants de Nanterre avec des pioches commencent à dépaver la cour pour édifier des barricades.

Le groupe Occident arrivant rue des Ecoles est pris en chasse par les policiers en tenue et casqués. Le groupe galope vers l’entrée de la Sorbonne et grimpe quelques marches avant de faire demi-tour. Les policiers qui les traquent ne semble pas réellement à chercher de les rattraper, le commando d’extrême droite se désagrège dans les rues avoisinantes.

A 15 h 35 le recteur d’académie de Paris reçoit une missive explosive donnant un ordre signé qui requiert les forces de police pour rétablir l’ordre à l’intérieur de la Sorbonne en expulsant les perturbateurs alors que les établissements universitaires sont interdits à la police. Cela va entraîner les premiers affrontements au quartier Latin de mai 68.

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A 15 h 15 les gardes mobiles bloquent les issues de la Sorbonne
16 h 30 la rue de la Sorbonne est évacuée et ses deux extrémités sont bloquées.
16 h 40 le calme est revenu parmi les étudiants. Le commissaire Petit et ses hommes pénètrent dans la Sorbonne et les étudiants stupéfaits qui discutent entre eux décident de sortir dans le calme en silence. Alain Krivine et Jacques Sauvageot s’avancent en délégation vers le commissaire Petit. Après quelques échanges avec le commissaire le Petit, les étudiants acceptent de sortir sans se défendre si la police les laisse partir.
Les forces de l’ordre ne tiennent pas leur parole, et bâtons en mains font évacuer la Sorbonne.
Or, l’usage veut que l’on contrôle l’identité des perturbateurs ce qui ne peut se faire sur place, ils sont trop nombreux.
400 étudiants sont embarquées dans des cars qui attendaient à l’extérieur.

Pendant ce temps quelques étudiants échappés par derrière cherchent des renforts dans le quartier Latin. L’afflux des forces de police, le bouclage de la rue de la Sorbonne et de la rue des Ecoles ont attiré une petite foule. Ceux qui déambulaient rue Saint Michel, badauds et militants armés forment vers 16 h 45 un groupe de mille personnes et à 17 heures, ils seront près de deux mille.

A 17 h 10 un premier convoi de trois cars d’étudiants quitte la Sorbonne.
A 17 h 15 on compte près de 3000 personnes aux abords de la Sorbonne, et des incidents sérieux commencent lors du départ du second convoi. La place de la Sorbonne est dégagée à coups de grenades lacrymogènes. Des manifestants se regroupent boulevard Saint Michel et harcellent les forces de l’ordre. Des cris s’élèvent libérés nos camarades, la Sorbonne aux étudiants halte à la répression CRS SS bientôt repris en c?ur, la foule grandit, le préfet Maurice Grimaud est présent, et les cars ont des difficultés pour se frayer un passage.

A 17 h 30 boulevard Saint Michel un premier pavé est lancé, il fracasse la vitre d’un car de CRS et fend le crâne du brigadier Christian Brunet qui s’écroule. La réponse est immédiate, les policiers repousent les manifestants et matraquent à tout va. A 16h 30 le quartier Latin est en état de siège, les manifestants se comptent par milliers, c’est une petite guerre qui commence.

A 20 heures le recteur Roche ordonne la fermeture de la Sorbonne et l’annexe de Censier jusqu’au retour du calme. A 20 h 25, le quartier Latin est un champ de bataille ou s’affrontent des militants de gauche organisés en petits groupes et les gardes mobiles un peu désorganisés. A 21 heures l’émeute est maîtrisée.
A 22 heures le SNEsup se réunit et son secrétaire Alain Geismar lance dans la soirée le mot d’ordre de grève générale dans l’enseignement supérieur.

Après 5 heures d’affrontements le quartier Latin retrouve son calme avec un bilan de 574 arrestations, dont 179 mineurs, 45 femmes, 58 étrangers. Les renseignements généraux ont conservés jusqu’à aujourd’hui les 574 fiches des interpelés du 03 mai.

Parmi ces fiches on retrouve bon nombre de personnalités d’aujourd’hui, Cohn-Bendit, Alain Krivine, Henri Webert sénateur PS, Brice Lalonde, José Rossi, David Rousset, Bernard Guetta, Guy Hocquenghem.

Mai 68 a commencé.

A 23 heures les étudiants arrêtés sont peu à peu libérés, et 27 d’entre eux porteurs d’armes prohibées sont en garde à vue. A minuit les meneurs étudiants qui ont déclenché la manifestation sont libérés.

Lire la suite : http://anidom.blog.lemonde.fr/2008/05/16/mai-68-suite-9/.

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Commentaires (14)add comment

nidolga a dit:

...
Pour vous tous, merci de vos commentaires.
Pour répondre à tous, cela me donne tu travail, mais dans l'ensemble je crois que vous êtes de mon avis.
Je répondrais plus tard à Dominique, ce qu'il m'écrit est long, mais finalement peu différent de ce que j'ai écrit
Je dois faire un autre papier, il me faut le temps pour l'écrire, je vous reverrai ce soir.
 
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May 17, 2008 | url
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Dominique Dutilloy a dit:

@ Cat LEF
Pas de quoi Cat LEF...

Au fait, merci d'avoir lu mon très long commentaire adressé à Nidolga !

Je vous invite à le lire encore plus et à lire l'article dont je fais référence...

Au boulot smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif : il y a du pain sur la planche smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif smilies/smiley.gif !
 
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Cat LEF a dit:

...
merci Dominique :

"au-dessus" était bien, l'ai-je pensé, le mot manquant...

important !
 
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May 17, 2008
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Dominique Dutilloy a dit:

@ Cat LEF
Cat Lef, mille excuse, mon clavier a fourché, au point d'oublier un mot ! Aussi, la phrase aurait dû être rédigée ainsi : « ... le Président de la République est le Gardien des Institutions, dont il est la clef de voûte… De plus, il est le Président élu de tous les Français ! De ce fait, il est censé être l’Arbitre suprême de la Nation, donc, être aussi au dessus des partis politiques, dont le sien : l’UMP !»…

J'espère ainsi être mieux compris...

Merci en tous les cas de m'avoir prévenu de l'omission de ce mot !
 
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May 17, 2008 | url
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Cat LEF a dit:

...
Dominique :

Je ne comprends pas et je bloque à cette phrase dans votre commentaire :"donc, être aussi des partis politiques, dont le sien : l’UMP ! "

pouvez-vous la repréciser. Merci bcp!

 
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May 17, 2008
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Cat LEF a dit:

...
merci Nigolda pour toutes ces précisions.

je vais aller à -6, j'ai dû manquer cette étape.

je pense aussi que ce n'est pas bon de diviser pour régner. Ce n'est pas légitime.

"diviser pour régner"... est-ce-que cela vient de Machiavel ?
 
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May 17, 2008
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Dominique Dutilloy a dit:

@ Nidolga
----------------« Je ne sais pas, mais ce que je crois c'est que la situation entre Sarkozy et une bonne partie des Français ne s'améliore pas. Président de tous les Français, ne l'a t-il pas prononcé plusieurs fois dans sa campagne présidentielle, et bien, il ne l'est pas. Au lieu de chercher à rassembler les Français, il les divise. Il veut manifestement l'affrontement. » :
Nidolga, bonjour… Effectivement, le Président Sarkozy n’est pas un Rassembleur… Or, comme le précisent les textes de la Constitution, notamment
- Dans son Article 5, qui précise : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des accords de Communauté et des traités. » ;
- Dans son Article 8, qui précise : « Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation, par celui-ci, de la démission du Gouvernement » ;
- Dans son Article 9, qui précise : « Le Président de la République préside le Conseil des Ministres » ;
- Dans son Article 10, qui précise : « Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission ou Gouvernement de la loi définitivement adoptée. Il peut, avant l’expiration de ce délai, demander au Parlement, une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée » …

Donc, et j’y reviendrai ci-dessous, le Président de la République est le Gardien des Institutions, dont il est la clef de voûte… De plus, il est le Président élu de tous les Français ! De ce fait, il est censé être l’Arbitre suprême de la Nation, donc, être aussi des partis politiques, dont le sien : l’UMP !

Or, et c’est là que réside tout le danger, le Régime de Quinquennat présidentiel, qui suppose que le Président de la République et les Députés aient la même durée de mandat, à savoir : cinq ans, est dangereux à plus d’un titre :
- puisqu’il donne au, Chef de l’Etat, qui est, de ce fait, le Chef Suprême d’une majorité gouvernementale, un pouvoir ‘’artificiellement’’ fort,
- puisqu’il pourrait, en cas de cohabitation toujours possible, mais ‘’non désirée’’, amoindrir les pouvoir du Chef de l’Etat (perçu comme le Chef suprême de la Majorité sortante) en le contraignant, soit à la soumission, soit à la démission !
A cet égard, pour affiner mon analyse, je vous recommande la lecture de mon article : « Il est urgent de revenir, par voie référendaire, au septennat présidentiel »(1), qui, malgré sa date de publication, est toujours d’actualité !



----------------« Sa proposition de loi sur le service minimum lors des grèves des enseignants, est une provocation. Non pas quelle soit contre le droit de grève, elle est faite essentiellement pour casser la grève. De plus elle est inconstitutionnelle, tu dois connaître cela toi. La constitution donne aux collectivités territoriales l'autonomie de gestion et financière. » :
Nidolga, pour rappel, comme cela est précisé dans l’Article 10 de la Constitution de la Vè République, que tu auras lu ci-dessus, le Chef de l’Etat ne vote pas et ne fait pas la Loi : soit, il la promulgue, soit il refuse sa promulgation…
Aussi, il semble, outre que tu la considères comme « une provocation », que le Projet de Loi du Président Nicolas Sarkozy sur « le service minimum lors des grèves des enseignants » n’est pas conforme à la Constitution… En effet,
-soit, c’est le Gouvernement dans son ensemble, le Premier Ministre ou le Ministre de l’Education Nationale, qui aurait dû être l’auteur de ce Projet de Loi sur « le service minimum lors des grèves des enseignants »,
- soit, c’est un député ou un sénateur, qui aurait dû être l’auteur de cette Proposition de Loi sur « le service minimum lors des grèves des enseignants »…

Pour rappel, et le Président de la République semble l’avoir oublié, l’Article 20 de la Constitution de la Vè République stipule : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’Administration et de la Force Armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues par les Articles 49 et 50 ».

De ce fait, le Premier Ministre, qui, tout comme son Gouvernement, est responsable devant le Parlement, est nommé par le Président de la République en fonction de la majorité parlementaire qui se sera dégagée lors du résultat des deux tours d’une élection législative.
Or, le Chef de l’Etat, qui, en vertu de l’Article 12 de la Constitution de la Vè République, peut dissoudre l’Assemblée Nationale, n’est pas responsable de ses actions devant le Parlement…
C’est la toute la différence !

C’est pour cela que suis persuadé que le Projet de Loi sur « le service minimum lors des grèves des enseignants » initié par le Président Sarkozy n’est pas conforme à la Constitution de la Vè République !


----------------« En outre, cette garderie d'enfants pose problème sur la responsabilité des communes. Pour qu'elle soit instaurée il faut que des structures soient mises en place : assistantes sociales, infirmerie, et personnel adapté ce que n'ont pas les communes. Une telle structure ferait double emploi avec les crèches pour quelques jours par an. Ce n'est pas sérieux. En outre, l'argent non versé aux grévistes serait distribué aux communes qui adopteraient ce service minimum de garderie, ce qui me semble t-il ne permettrait pas de financer les structures nécessaires pour tous. » :
Nidolga, sur ce point de vue, tu as parfaitement raison… Pourquoi, dans ce Projet de Loi, n’a-t-on pas prévu de prendre les personnels enseignants et non enseignants non grévistes pour s’occuper de l’accueil des enfants lors des grèves ? Normalement, quelque soit le secteur en grève, je pense notamment à la SNCF et à la RATP, ce sont les personnels non grévistes qui assurent, pour leur grande part, le service minimum !
En effet, sachant que l’argent non versé aux grévistes distribué aux communes ne sera jamais suffisant pour financer ce service minimum aux écoles, je m’interroge sur le fait de savoir
- « Qui va financer l’accueil de ces enfants ? Sont-ce les communes, les comités d’agglomérations de communes, les départements, les régions ? »
- « Quelle va être la dotation de l’Etat pour permettre l’application efficace de ce Projet de Loi ? »…

----------------« Il est bien évident que la, il touche le coté sensible d'une partie de la population sur cette garderie qui il faut bien le reconnaître soulagerait les parents pendant ces grèves. » :
En effet, Nidolga, je pense que puiser dans le personnel non gréviste serait plus économique que les solutions avancées ! Par ailleurs, il est vrai qu’il faut du personnel spécialisé dans l’enfance, l’adolescence, ce que les Communes n’ont pas, puisqu’elles n’ont pas vocation ou compétence de garder les élèves, les collégiens, les lycéens ou les étudiants !


----------------« Comme il n'y a pas de grèves qui soient populaires, il joue avec cette impopularité sachant que de toutes les façons il ne pourra obtenir l'adhésion de tous les Français, c'est bien joué. Il lui suffit seulement d’en avoir plus de 50 %, les autres il s'en fou. La démocratie c'est ça, 50 % imposent aux autres 50 % ce qu'ils veulent jusqu'à la révolution dès lors qu'elle touche une partie des 50 % qui étaient majoritaires.
Cet homme est diabolique, sur la constitution, le témoignage de Christian Barnier de l'Express, montre que finalement peu de choses seront faites pour l'améliorer. Petit à petit, il détruit ce qu'il voulait faire ou laisser croire qu'il voulait faire » :
Nidolga, je suis d’accord avec toi, aucune grève n’est populaire… Je considère, pour ma part, que la Démocratie n’est pas respectée, puisque les Syndicats, qui ne sont représentés que par 10 % des travailleurs, nous imposent leurs points de vue, ainsi que leurs revendications catégorielles !

Il appartient, à ces syndicats, de se moderniser, d’inventer de nouvelles formes de grève, ce, de manière à ne pas pénaliser les nombreux salariés, chômeurs, étudiants…, qui, n’étant pas concernés par leurs revendications catégorielles, se trouvent gênés dans leur liberté de travailler, de commercer, de voyager, de se déplacer, de lire leur courrier… C’est intolérable, d’autant que les Syndicats préfèrent frapper avant de négocier !
Il appartient au Gouvernement d’apprendre les vertus de la négociation !

Pour en revenir au témoignage de Christian Barnier, je ne reviendrai pas ce que j’ai écrit au début de ce commentaire… On s’aperçoit, de jour en jour, que le Chef de l’Etat ne semble pas vouloir respecter la Constitution !
Il arrivera un moment où le Peuple français protestera dans la rue…

Pour conclure, il se pourrait très bien que des Elections législatives anticipées aient lieu, ce, qui serait préférable à un affrontement beaucoup plus grave qu’en mai 68 !

(*) http://www.come4news.com/index...ew&id=3147
 
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Cat LEF a dit:

...
Et Daniel Cohn-Bendit et d'autres... ? ils n'ont jamais apporté leurs propres témoignages et recherches sur ces événements ?

excusez-moi... je suis vraiment nulle en la matière...

alors, si vous avez déjà donné ces informations, pardonnez-moi de prendre sur votre temps pour les répéter.
 
Abus
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May 17, 2008
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nidolga a dit:

...
Bonjour Cat LEF,
Il y eu au moins un mort, le commissaire de police René Lacroix à Lyon est renversé par un camion lancé par des émeutiers pour forcer un barrage. C’est l’un des seuls morts officiels de ces événements,(voir la suite-6).
Pour ce qui est du gendarme qui a reçu un pavé et qui lui a brisé le crâne après avoir fait voler en éclats la vitre du car transportant les émeutiers de la Sorbonne lors du 03 mai, je n'ai pas d'information.
Il vous faut savoir que tout ce qui s'est passé en mai 68 est verrouillé par les RG. Peut être dans 50 ans nous saurons des choses. Par exemple que faisait-on des blessées qui étaient pris, on les emmenait dans une annexe au dépôt de l'hôpital Beaujon à Paris ? Il paraît qu'ils étaient maltraités ?(voir la suite-6).
Vous avez raison, elles étaient plus politisées qu'actuellement. Il n'y avait pas un tel dégout de la politique, les gens croyaient encore en quelques choses, maintenant, ils ne croient plus à rien.
Les thèmes politiques actuels sont précis, par exemple la rétention de sureté, les franchises médicales, le revenu de solidarité active, etc...Ce qui vous donne cette impression c'est que tout est mélangé, Sarkozy en a fait un amalgame, les gens s'y perdent.
Les enjeux plus vitaux oui, par ce que tout se mélange, par ce que l'information est devenue est vecteur de tous les malheurs de la planète, de sorte que ceux qui sont dans la misère veulent aussi profiter d'un peu de bien être, d'ou l'immigration les gens ne connaissaient pas ailleurs, mais maintenant ils savent ou l'on vit le mieux.
Je ne sais pas si vous êtes optimiste, s'il faut se méfier de l'eau qui dort, Sarkozy est habile, il divise pour régner, toute sa politique est orienté sur ce fait.
 
Abus
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Cat LEF a dit:

...
Nigolda, tel que vous le racontez, en le lisant, un documentaire se déroule devant mes yeux...

j'ai entendu sur les événements de mai68 qu'il n'y avait eu aucun mort. Est-ce vrai ?

j'ai tout de même l'impression que la plupart des personnes étaient beaucoup plus "politisées" qu'elles ne le sont actuellement.

Il me semble que les combats qui sont menés ces dernières années regroupent les personnes sur des thèmes bien précis qui leur tiennent à coeur, et moins sur des divisions politiques...

La société s'est transformée et se transforme encore ; il me semble que les combats actuels sont menés sur du long terme, dans une prise de conscience et de résistance au quotidien de chacun, tenaces et qui ne veulent pas lâcher, être récupérés ou matraqués.

les enjeux sont devenus réellement vitaux pour la plus grande partie des populations de la planète ; c'est ce qui constitue le lien entre tous ces thèmes de combat, la plupart basés sur notre survie à tous sur la terre, les unissant tous de manière spontanée.

ce qui peut donner l'impression parfois qu'ils s'essoufflent ou qu'ils dorment.

et chacun sait qu'il ne faut pas se fier à l'eau qui dort...

suis-je trop optimiste ?

qu'en pensez-vous ?
 
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nidolga a dit:

...
Laury bonjour,
Vous êtes avec Dominique mes lecteurs les plus assidus, et je vous en remercie. C'est vrai diviser pour régner est sa devise. L'affrontement ne rapportera rien de bon, les Français dans leur majorité ne soutiendront pas des émeutes, des grèves, enfin tout ce qui peut troubler l'ordre public. Vous n'avez qu'a vous reporter aux évènements de mai 68, le Général de Gaulle a dissous le parlement et des élections ont été faites, le résultat a été sans appel, il n'y a jamais eu une majorité aussi importante de droite à l'assemblée nationale.
Les émeutes de banlieues n'ont fait aucun bien à la gauche, la peur du désordre, les voitures brulées en majorité celles des plus démunis ont donné à Sarkozy le pouvoir qu'il voulait. Ces classes ouvrières ont été les plus forts soutiens à son élection, les révoltes ne sont que rarement porteuses de changements politiques.
Pour combattre cet homme, il faut souffrir, ne pas lui laisser de prises sur l'opinion, ce qu'il faut c'est voter correctement quand c'est le moment.
On ne peut rien faire d'autre.
 
Abus
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laury a dit:

La Destitution !
La Destitution de se président qui veux "casser" la france je pense ,Dominique & anidom
que s'est la mission que lui on donné les Sionistes&américains .Mais sa nouvelle formule
est clairement diviser pour raigner . smilies/cry.gif
 
Abus
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May 17, 2008
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nidolga a dit:

...
Dominique bonjour,
Je ne sais pas, mais ce que je crois c'est que la situation entre Sarkozy et une bonne partie des Français ne s'améliore pas.
Président de tous les Français, ne l'a t-il pas prononcé plusieurs fois dans sa campagne présidentielle, et bien, il ne l'est pas. Au lieu de chercher à rassembler les Français, il les divise. Il veut manifestement l'affrontement.
Sa proposition de loi sur le service minimum lors des grèves des enseignants, est une provocation. Non pas quelle soit contre le droit de grève, elle est faite essentiellement pour casser la grève. De plus elle est inconstitutionnelle, tu dois connaître cela toi. La constitution donne aux collectivités territoriales l'autonomie de gestion et financière. En outre, cette garderie d'enfants pose problème sur la responsabilité des communes. Pour qu'elle soit instaurée il faut que des structures soient misent en place, assistantes sociales, infirmerie, et personnel adapté ce que n'ont pas les communes. Une telle structure ferait double emploi avec les crèches pour quelques jours par an. Ce n'est pas sérieux. En outre, l'argent non versé aux grévistes serait distribué aux communes qui adopteraient ce service minimum de garderie, ce qui me semble t-il ne permettrait pas de financer les structures nécessaires pour tous.
Il est bien évident que la, il touche le coté sensible d'une partie de la population
sur cette garderie qui il faut bien le reconnaître soulagerait les parents pendant ces grèves.
Comme il n'y a pas de grèves qui soient populaires, il joue avec cette impopularité sachant que de toutes les façons il ne pourra obtenir l'adhésion de tous les Français, c'est bien joué. Il lui suffit seulement d(en avoir plus de 50 %, les autres il s'en fou.
La démocratie c'est ça, 50 % imposent aux autres 50 % ce qu'ils veulent jusqu'à la révolution dès lors qu'elle touche une partie des 50 % qui étaient majoritaires.
Cet homme est diabolique, sur la constitution,le témoignage de Christian Barnier de l'Express, montre que finalement peu de choses seront faites pour l'améliorer. Petit à petit, il détruit ce qu'il voulait faire ou laisser croire qu'il voulait faire.
 
Abus
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Dominique Dutilloy a dit:

@ Anidom
et c'est un scenario qui risque de se reproduire...

La rue risque de gronder : les fonctionnaires, les étudiants, les lycéens, les enseignants, les salariés des entreprises publiques et privées...

Tant de mécontents, qui font qu'un mai 68 beaucoup plus grave pourrait se reproduire...

Bravo pour cet excellent article...
 
Abus
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