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Longue vie au Pizzofree |
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| 21-01-2012 12:29 - 489 visites - Flux International - Ecrit par ATHINA - Lire son flux RSS | |
L'histoire commence un matin de juin 2004, lorsque Palerme se réveille avec des autocollants sur les poteaux électriques, cabines téléphoniques ou bien encore les murs. Sur ces autollants il est écrit : UN INTERO POPOLO CHE PAGA IL PIZZO È UN POPOLO SENZA DIGNITÀ, autrement dit : Un peuple entier qui paye le pizzo est un peuple sans dignité. Par « pizzo », on entend la somme d’argent que les commerçants ou encore les entrepreneurs sont contraints de verser à la mafia pour pouvoir exercer leur activité plus ou moins en paix. Cela permet également à la mafia d'avoir la main mise sur les quartiers de la ville par exemple. Ainsi naquit le Comitato Addiopizzo. Depuis 2004, le comité a fait du chemin et il continue courageusement à diffuser l'idée que si les commerçants doivent refuser le racket, les consommateurs ne doivent pas non plus se rendre dans des établissements qui y cèdent puisque d'une certaine façon, ils contribuent ainsi à remplir les caisses de la mafia. Pour ceux qui par hasard se rendraient à Palerme ce mois-ci, sachez que durant les trois derniers week-ends du mois de janvier, se tiendra le “Villaggio della Legalità”. Ce village de la légalité rassemble une dizaine d’artisans et producteurs qui ont dit non au racket de la mafia. Tous les produits, des objets en bois au miel bio, sont « pizzofree ». A noter également, une initiative originale : le premier baptême « pizzofree ». Non loin de Palerme, en effet, les parents du petit Flavio, 4 mois, que ce soient pour les dragées ou encore la réception, ont décidé de se fournir uniquement chez des commerçants refusant le racket de la mafia. Ils avaient d’ailleurs fait de même pour leur mariage. Il est bon de penser que dans une Italie qui actuellement ne jouit pas d’une image particulièrement reluisante, des gens comme vous et moi, osent tenir tête à une mafia mondialement connue pour ses crimes et magouilles. Les menaces de représailles font bien entendu partie de leur quotidien et la mort les guettent constamment. Ceci dit, ils ne baissent pas les bras et luttent dignement. Saluons les car eux ne quittent pas le navire !
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