Selon la chaîne qatarie Al-Jazira et la BBC, un chasseur bombardier libyen a été abattu au-dessus de Benghazi, dans l'est de la Libye, fief des rebelles qui sont en lutte contre le régime dictatorial imposé au pays par la famille Kadhafi.
Les images, prises par le reporter de la BBC qui se trouve dans la ville assiégée de Benghazi montre très bien le chasseur bombardier s'enflammer après avoir été touché par un projectile, effectuer une vrille, avant d'amorcer une chute rapide vers le sol où il explosera finalement. Quelques instants avant l'issue fatale, on voit le pilote s'éjecter de l'appareil en flammes, mais trop tard semble-t-il, car, trop près du sol, son parachute n'a pas le temps de s'ouvrir.
D'après les premières informations, le chasseur abattu était un des rares avions appartenant à l'armée rebelle et il aurait été la cible de forces alliées. Ainsi, ce seraient les défenses antiaériennes rebelles qui auraient abattu leur propre chasseur bombardier.
Le bruit de l'impact au sol et de l'explosion de l'appareil aurait été entendu dans tout Benghazi, rajoutant à la panique des habitants qui fuient par centaines l'imminence des combats.
S'il est désolant de voir les forces rebelles mal équipées et déjà militairement dominées par les forces restées fidèles au colonel Mouammar Kadhafi détruire leur propre matériel, il est peut-être préférable que cet avion ait été abattu par des Libyens (pros ou antis Kadhafi) plutôt que par l'aviation française chargée par l'ONU de faire respecter la zone d'exclusion aérienne et le cessez-le-feu décrété hier !
En effet, si les chasseurs français avaient croisé cet avion, ils se seraient trouvés dans l'obligation de l'abattre et d'ouvrir le feu ensuite sur les canons de D.C.A., même si ceux-ci appartiennent aux forces révolutionnaires. Et ceci, du fait que le cessez-le-feu imposé par l'ONU dans le but de protéger les populations civiles ne concerne pas uniquement les forces du régime Kadhafi et que l'interdiction aérienne concerne tous les vols dans l'espace aérien de la Libye, excepté les vols effectués par les missions humanitaires.
Ainsi, il serait bon de ne pas interpréter la Résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui précise dans son avant-propos qu'elle est respectueuse de la souveraineté libyenne, comme un acte de guerre contre le colonel Mouammar Kadhafi, mais bien d'une résolution visant à protéger les populations civiles et à rétablir la paix dans le pays !
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