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Les médicaments génériques sont-ils aussi efficaces que les médicaments de marque ? |
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par michel 3439 hits son flux
flux Santé
Un
médicament générique est la copie exacte d’un médicament de marque, il contient
le même principe actif, et dispense le même effet thérapeutique nous assure l’assurance
maladie.
Qu’en est-il
en réalité ?
Internet
raffole de ces rumeurs, le médicament générique est diabolisé à grand renfort d’hoax
en tous genres.
Une
stratégie développée par les grands lobbys pharmaceutiques pour en limiter la
progression ?
Finalement on
s’aperçoit que sont les excipients
qui sont sujets à caution. Ils entrent pleinement dans l’efficacité du
traitement thérapeutique, et en deviennent une source non négligeable de
problèmes.
Un grand
flou règne sur la fabrication de ces médicaments, l’ajout des excipients
échappe au contrôle car pour l’instant aucun test clinique supplémentaire n’est
demandé pour vérifier qu’ils ont exactement
les mêmes propriétés thérapeutiques, de quoi s’interroger sur la qualité
même du médicament…
A l’heure
actuelle aucun médecin n’est dans la possibilité d’affirmer qu’un médicament
générique possède les mêmes vertus qu’un médicament de marque. Le manque de
transparence et d’information concernant les excipients est troublant, alors qu’il
est prouvait que ces excipient peuvent entrainer de nouveaux effets
secondaires, de nouvelles contre-indication (allergie), et leurs réels effets
thérapeutiques sont donc bien aléatoires…
Je vous
livre une lettre du Docteur Julien Blain. De quoi soulever un débat sur les
médicaments génériques…
Dr Yves Simon LORIERE Cher Confrère,
OBJET : LES GENERIQUES
INTRODUCTION
Merci, oui un grand merci pour
votre courrier du 17/09/08 me reprochant de ne pas prescrire assez de génériques
(PJ. N° 1). J'y réponds bien volontiers, ainsi qu'à toutes les lettres (d'intimidation) que la
CPAM du Val d'Oise adresse aux assurés auxquels le pharmacien n'a pas délivré le
générique de certains médicaments (PJ. N° 2).
Au fait, pourquoi envoyer cette
lettre aux patients, puisque c'est le médecin qui rédige l'ordonnance, en accord avec le
patient ? Et je ne calcule pas le coût de tous ces envois, facturés chacun 50 centimes
d'euros, et comptabilisés, je pense, au titre des dépenses de l'Assurance-Maladie. Passons.
DISCUSSION
Les 3 arguments des Autorités pour inciter les
médecins à prescrire des génériques et les patients à les accepter sont de dire qu'ils sont :
1°) AUSSI
EFFICACES que les
médicaments de marque, 2°) AUSSI SURS,
3°) MOINS CHERS.
Voici mes commentaires,
objectifs et non subjectifs. Peut-être d'ailleurs vais-je vous apporter des informations que vous
ignorez ; de là à ce que vous révisiez votre jugement
- 1°) « AUSSI EFFICACES » ?:
- NON, C'EST UN MENSONGE. « Contenir le même principe
actif » ne veut pas dire, ipso facto, « aussi efficace ». Un
générique a le droit, LÉGALEMENT (!), d'être 20% moins efficace que le médicament de marque. Personne ne le sait, aucun
patient
ni même les pharmaciens, encore moins les médecins. Le
seul son de cloche qu'ils entendent est que «
Les génériques sont identiques aux médicaments de marque » (ou princeps). Si ce n'est pas mentir, je ne sais pas
comment cela s'appelle. Cette seule information est d'une importance capitale.
- les excipients peuvent,
LÉGALEMENT (!), être différents. Ils le sont bien : le générique de ROCEPHINE* met, montre en main, 5 minutes
pour devenir limpide après reconstitution de
la poudre et du solvant, au lieu de l'être instantanément. Quand on casse certains comprimés de génériques, soit on
obtient des miettes, soit, au contraire, il est impossible de les casser
avec les doigts (LEXOMIL*, ALDACTAZLNE*, par exemple). De plus, les différentes formes pharmaceutiques orales à libération
immédiate (comprimé, gélule), quelles
que soient leur taille, leur forme, leur couleur, leur texture, leur saveur, sont, LEGALENENT (!), considérées
comme une même forme
pharniaceutique. Je
l'ai vérifié aussi : le générique de LEXOMIL* devient un comprimé rond au lieu de rester un comprimé allongé
J'apporte la preuve que tous ces changements sont possibles : cette lettre
des laboratoires ARROW, fabriquant de
génériques, datée du 13 mai 2008, donc récente, et qui m'est personnellement adressée (PJ. n°3).
A supposer une bioéquivalence officielle du générique identique à celle du
médicament de marque :
-pourquoi de telles
modifications sont-elles autorisées ?
-pourquoi de telles modifications ne
sont-elles pas divulguées par les Autorités ?
-pourquoi reconnaître des
médicaments « à marge thérapeutique étroite », pour lesquels la non substitution est autorisée par
la Sécu ? C'est bien accepter une différence, en contradiction avec les propos officiels. Pourquoi
l'Etat tolère-t-il ces génériques, ne les interdit-il pas ? Lesquels sont-ils ? Les anti-épileptiques
en font-ils partie ? Toujours est-il que la Ligue Française Contre l'Epilepsie (LFCE),
même si l'AFSSAPS prétend le contraire, recommande aux médecins de ne pas prescrire de génériques dans
cette pathologie. Pour combien d'autres
médicaments l'avenir nous amènera-t-il aux mêmes précautions ?
-pourquoi ai-je constaté, de très
nombreuses fois, une non guérison, une non efficacité ou une intolérance médicamenteuse, alors
que j'ignorais que le malade avait pris un générique ? Il y a bien une réalité.
PIRE, j'ai vu une hémorragie digestive chez une patiente âgée, sous TICLID* associé, non pas au
MOPRAL*, mais à son générique de marque ARROW (Pi N 3). Ce n'est pas une preuve de lien de
cause à effet, mais j'ai un doute, car les
« anti-ulcéreux de dernière génération » sont redoutablement efficaces. Et dans ce cas-là, que
faites-vous du principe de précaution ?
Enfin, aux problèmes d'efficacité
et de tolérance, s'ajoute celui du risque de confusion : d'une fois à l'autre, le
pharmacien ne délivre pas toujours le générique de la même marque (car presque toutes les
spécialités « génériquées » sont fabriquées par plusieurs laboratoires).
Si bien que certains patients,
surtout les personnes âgées et donc plus fragiles, croient que le pharmacien s'est trompé et ne prennent
plus leur traitement, avec les conséquences que l'on peut imaginer, humaines (décès) et financières
(hospitalisation). Sans parler de la bioéquivalence différente d'un générique à l'autre.
2°) « AUSSI SURS » ? : NON, C'EST UN MENSONGE.
La CPAM du Val d'Oise écrit aux patients que « Les
génériques sont soumis aux mêmes contrôles ».Comme les laboratoires fabriquant
des génériques sont autorisés à les sous doser, à modifier les excipients, à
changer les formes orales, cela remet en cause des années de recherche et de mise au point des médicaments de
marque. Et pourtant, le VIDAL 2008 précise, page 1, section rouge : « Les spécialités génériques sont
dispensées de fournir les études
toxicologiques, pharmacologiques et cliniques habituellement demandées pour
l'obtention de I'AMM (Art. R. 5121-29, 2°c
du CSP)».
D'autre part, il
existe 2 types de génériques :
-ceux identiques aux médicaments de marque, car fabriqués par les mêmes
laboratoires, sur les mêmes chaînes
de fabrication ;
-et ceux fabriqués par les nouveaux venus sur le
marché du médicament, les laboratoires qui ne fabriquent que
des génériques (plus d'une quarantaine, d'après le VIDAL 2008). Dans ce cas, il se trouve que certains de ces laboratoires n'ont
qu'une adresse postale en France, ont un siège social dans un paradis fiscal, un site de fabrication dans les
Pays de l'Est, en Chine, en Indes, au
Pakistan et qu'ils s'approvisionnent en matières premières les moins chères,
qui
peuvent donc
contenir des impuretés, tout cela, bien sûr, dans l'objectif d'un profit
maximum.
Le laboratoire BIOGARAN, par exemple, donne une
adresse en France, à Colombes, mais fabrique un générique de pilule en HONGRIE (PJ. N° 4). Le récent scandale
du LOVENOX* contaminé par des matières
premières frelatées en provenance de Chine, avec plusieurs décès, fait peur. Et encore, ne s'agit-il pas d'un générique.
Et pourquoi la plupart de ces nouveaux laboratoires ne figurent-ils pas
dans le VIDAL (section verte) ?
L'aviez-vous remarqué ?
En pratique :
- le problème, c'est que, très
souvent sinon toujours, le médecin ignore quel type de générique il prescrit, et lequel
le pharmacien délivre au patient. Si bien que le médecin n'a plus aucune maîtrise des médicaments
qu'il prescrit.
-les génériques
doivent être considérés comme des médicaments différents de ceux qu'ils sont censés copier. Et je répète, que fait-on du
principe de précaution ?
3°) « MOINS CHERS » ? C'EST UN FAUX PROBLEME.
En effet, en France, ce ne sont
pas les laboratoires pharmaceutiques qui fixent le prix des médicaments, comme aux Etats-Unis
(auquel cas un générique 10 fois moins cher a sa place, surtout quand on n'a pas de couverture
sociale), mais le CEPS (Comité Economique des Produits de Santé), autrement dit l'Etat, qui impose
un prix fabricant pour tous les médicaments remboursés (princeps et génériques). S'il considère le
prix de tel princeps trop élevé, la logique voudrait qu'il le baisse, mieux, qu'il aligne
le prix des médicaments de marque sur celui de leurs génériques, moins chers. Au lieu de
cela, il laisse le princeps dans le commerce, au prix qu'il a lui-même fixé et qu'il trouve
maintenant excessif, applique au générique un prix inférieur, et demande que l'on
choisisse celui-ci. C'est le même n'importe quoi que le bonus malus
automobile mis en place par l'Etat qui
autorise la vente de voitures qui dégagent du CO2 au-delà d'une valeur qu'il a fixée et pénalise l'acheteur de cette voiture
soi-disant polluante.
Si le Gouvernement était crédible,
pourquoi le prix public de certains génériques est-il supérieur, quelques centimes d'euro suffisent,
à celui de leurs princeps ?
Pourquoi vais-je prescrire, sinon
accepter que le pharmacien délivre un générique, si je sais qu'il est exactement au même prix public que
son princeps ?
Si le Gouvernement était crédible,
pourquoi accepte-t-il, sans limites, une telle profusion de génériques du même médicament de marque :
15 pour le SECTRAL*, 17 pour le ZOVIRAX*, 19 pour le CELECTOL*, 23 pour le DIANTALVIC*, jusqu'à 27 pour le MOPRAL* (VIDAL 2008) ?
Puisque l'Etat, donc la Sécu, sont adeptes de la
politique du « Tout générique », autrement dit
puisque le médecin ne doit plus prescrire que des génériques, pourquoi les médicaments de marque, plus chers que leurs
génériques, mais nous avons vu que ce n'est
pas toujours vrai, sont-ils toujours dans le commerce ? C'est bien que les
médecins ont encore le droit de les
prescrire.
En plus des problèmes
d'efficacité, de tolérance et de risque de confusion, l'existence des génériques crée un
autre sujet de discorde, en rapport avec le prix des médicaments, celui de la
substitution par le pharmacien. En effet, il est anormal que le médecin doive écrire « Non
substituable » sur l'ordonnance, si lui ou le patient ne veulent pas de génériques, même en cas de
prix identique entre le médicament de marque et le générique (!), sans quoi le
pharmacien délivre automatiquement le générique, ou,
depuis peu, ne pratique plus le tiers payant, si le
patient refuse le générique. Autrement dit, il est anormal, pour la raison que j'ai indiquée, à savoir que l'Etat
a la mainmise sur le prix de tous les
médicaments remboursés, que le libre choix ne soit pas laissé au médecin et au patient d'accepter ou de refuser les
génériques. L'argument économique ne tient pas. Et si vous me reprochez de ne pas prescrire assez de génériques,
sachez (mais je n'ose imaginer que je vous
l'apprenne) que certains pharmaciens délivrent A TORT des génériques. C'est le cas de molécules certes inscrites
au répertoire des génériques, je prends l'exemple de la DOMPERIDONE, mais qui sont protégées contre la substitution par un nouveau brevet, soit à cause d'un
nouveau dosage (BIPERIDYS* 20 mg au lieu de
PERIDYS* 10 mg), soit à cause d'une nouvelle galénique (OROPERIDYS*) (PJ N° 5).
De même, les formes « LYOC » et « orodispersible » (MOTILYO* VERSUS OROPERIDYS*) ne sont pas interchangeables, mais
protégées, chacune, par un brevet différent, interdisant la substitution.
Je m'élève contre cette dictature
de la substitution qui est un droit accordé aux pharmaciens, non une obligation. Mais, dans les faits, la substitution en
est une (obligation) pour le pharmacien, car
il est lui aussi surveillé et tenu par les Pouvoirs Publics à un objectif en terme de volume de vente de génériques ; et, pour
l'encourager, l'Etat lui accorde un avantage
financier, une marge (de 26,10%, si elle n'a pas changé) calculée sur le Prix Forfaitaire Hors Taxe (PFHT) non pas du générique
(sauf TFR) mais du médicament de marque,
car il est supérieur. Ce que les patients ignorent aussi. Voilà pourquoi les pharmaciens,
par peur de sanctions, sont si enclins à substituer, et pourquoi, comme je l'ai
dit, le médecin n'est plus maître de ses prescriptions. Cela dit, si cela
importe peu à un patient d'avaler un
générique, je ne m'y oppose pas systématiquement.
Il faut savoir aussi que quand un
générique est facile à fabriquer et peut rapporter beaucoup d'argent, les juristes
de certains de ces fameux laboratoires ne fabriquant des génériques que pour faire du
profit, n'hésitent pas à contester la validité d'un brevet pourtant en cours et à fabriquer un
générique, attendant que le litige se règle devant les tribunaux. C'est le cas actuellement pour une
molécule utilisée en rhumatologie.
Pour terminer, selon le QUOTIDIEN
DU MEDECIN du 6 juin 2008 (PJ. N° 6), l'objectif fixé par le Gouvernement du « taux de pénétration »
des génériques pour 2007 ... est dépassé. Alors vous voyez, je n'ai pas une clientèle
suffisamment importante à moi tout seul pour infléchir cet objectif national. Vous pouvez être
rassuré.
CONCLUSION
Après toutes ces explications, vous conviendrez que la question des
génériques révèle des surprises, et se
révèle plus complexe qu'il n'y paraît, mais surtout entachée de zones d'ombre
(dans le mot « entachée », il y a « tache », ça fait sale et malodorant), zones
d'ombre bien absentes des discours officiels
rassurants, et couvertes par une omerta d'Etat relayée à tous les niveaux de la
pyramide politique, économique et sociale. S'agissant de la santé, l'inquiétude
est de mise. Je pose plus de questions que je n'ai de réponses, car j'ai
l'esprit critique et parce que les
génériques ont une face cachée que tous les acteurs concernés se gardent bien de dévoiler (Etat, Assurance
Maladie, mutuelles, laboratoires pharmaceutiques, pharmaciens, producteurs de matières premières).
La seule légitimité d'exister des
génériques est la libre concurrence, dès lors que le brevet est tombé dans le
domaine public. Mais de là :
1°) à apporter la moindre
modification pharmaceutique au générique par rapport au médicament de marque (un générique
doit être en tous points strictement identique au princeps) ;
2°) à alléger les contrôles de fabrication des génériques ;
3°) et à forcer la main aux médecins et aux patients, ce n'est pas
acceptable.
C'est pour ces raisons, auxquelles
s'ajoute une traçabilité douteuse de certains laboratoires,
n'adhère pas, et
en laquelle je n'ai aucune confiance, d'autant plus que je n'ai aucun moyen de vérification.
La pression des Gouvernements
(de gauche comme de droite ; tiens, ils sont tous d'accord entre eux) en faveur
des génériques est une belle HYPOCRISIE. Le but réel des génériques est de culpabiliser le médecin et le
patient de les refuser, et de les rendre responsables de la disparition de la Sécurité Sociale actuelle, alors
qu'en hauts lieux la décision est déjà prise, depuis
bien longtemps, de la privatiser totalement, au même titre que l'Assurance
Habitation ou Automobile.
Vous m'attaquez avec des contrevérités, mais je vous
octroie un défaut d'informations, et brandissez des menaces, au nom d'un texte de loi comptable et opaque. Je
vous réponds avec des arguments irréfutables,
vérifiables et reproductibles, et vous demande, à mon tour, de me fournir la totalité, je dis bien la
totalité, des dossiers de bioéquivalence des génériques, pour me prouver qu'ils
sont identiques aux princeps, la liste et les résultats de tous, je dis bien tous, les contrôles effectués sur
tous, je dis bien tous, les génériques, et les coordonnées des 42 laboratoires
fabriquant des génériques non répertoriés dans le VIDAL, à savoir : ADS PHARMA, ALMUS, ALTER, ANEORASIS,
APOTEX, (ARROW, j'ai réussi à
l'obtenir),BIOGALENIQUE, BIOORGANICS, BIOSTABILEX, BIPHAR, CEDIAT, CRISTERS, CTRS,
EBEWE, ENIREX, ESTEVE QUIMICA,
ETHYPHARM, GENERES, G CAM, GONNON, HEXAL, IBD3, ISOMED, KELLER PHARMA, MACO PHARMA,
MAYNE, MEDIPHA SANTE, MEDS, MC PHARMA, NIALEX, OFFILINK,
PAUCOURT, QUALIHEALTH, QUALIMED, QUIVER,
RATIOPHARM, SET, TABUGEN, TEVA, TORLAN, VENIPHARM, VIAREF, et WORWAG. A ce
moment-là seulement, à moins que la
législation ne change, vous nous aurez convaincus, les patients et moi et je prescrirai les génériques en toute confiance.
A défaut de me donner ces
renseignements, qui sont forcément en votre possession, puisque l'Assurance Maladie affirme dans
son courrier (PJ. N° 2) que les génériques sont aussi efficaces et aussi sûrs que les médicaments de marque
:
- dorénavant, je ferai tout mon possible
pour ne plus prescrire de spécialités génériquées.
- et je ne changerai pas d'avis
sur un dossier que je prétends bien connaître, sinon avoir bien étudié (encore que je
suis sûr de ne savoir qu'une infime partie de l'iceberg), et ce DANS L'INTERET DES
PATIENTS, PARCE QUE LES PATIENTS ME LE DEMANDENT, par certitude médicale et scientifique (et
non par conviction), et par manque de confiance. Je n'y trouve aucun intérêt
personnel. Et croyez-vous que cela m'amuse d'écrire « Non substituable » sur
l'ordonnance. Je suis médecin et dois soigner avec des certitudes et des
garanties.
Tant que vous ne m'aurez pas apporté les informations
demandées (même si, en volume, elles remplissent un
camion de 38 tonnes, cela m'est égal), vous n'avez pas le droit de vous poser en donneur de leçons, encore moins en
accusateur, en justicier, surtout quand vous mentez et cachez la vérité aux patients qui se soignent et aux
médecins qui prescrivent.
Recevez, Mr le Dr
LORIERE, mes salutations les plus confraternelles.
POST-SCRIPTUN N° 1 : comptez sur moi pour diffuser
largement ce courrier, auprès des patients, du corps médical et paramédical et de qui de
droit. Il ne va pas laisser indifférent.
POST-SCRIPTUM N° 2 : en fin de compte, si j'ai bien compris, la seule, la vraie explication de l'existence des génériques, c'est
LA RAISON D'ETAT.
POST-SCRIPTUM le 3 : aux renseignements que je vous demande (cf page 6 : dossiers de
bioéquivalence des génériques,
nature et résultats des contrôles sur les étapes de fabrication des génériques
disponibles, coordonnées des laboratoires fabriquant des génériques absents du VIDAL
2008), je souhaite également que vous répondiez à toutes, je dis bien à toutes, les questions que
je pose tout au long de mon exposé.
PJ. N° 1 :lettre du Dr LOR1ERE (CPAM du
Val d'Oise) au Dr BLAIN (généraliste du Val d'Oise), du 17/09/08, lui reprochant de ne pas
prescrire assez de génériques
PJ. Ist> 2 :lettre de la CPAM du Val d'Oise à une patiente (du Dr BLAIN), du 15/09/08,
lui reprochant de s'être soignée en
avalant un médicament de marque et non son générique
PJ. N 3 :lettre des laboratoires ARROW
(fabriquant de génériques) au Dr BLAIN, du
13/05/08, précisant les articles
du Code la Santé Publique réglementant les génériques, suite au
un générique de cette marque
PJ. N° 4 .photocopie de l'emballage d'un
générique de pilule des laboratoires BIOGARAN
PJ. N° S :lettre d'information des
laboratoires PIERRE FABRE, du 08/07/08, relative à la protection de la spécialité OROPERIDYS* par un brevet
PJ. N° 6 : article du journal
professionnel QUOTIDIEN DU MEDECIN, du 06/06/08, relatant
LR/AR n° RA 5114 2194 9FR NOTA : Les pièces jointes sont à
dispositions sur demandes.
En 2002, l'enquête d'opinion réalisée auprès de 1235
médecins libéraux du Maine-et-Loire concluait:
Les médecins libéraux ne semblent
pas opposés à l'utilisation des génériques mais restent très soucieux des risques potentiellement encourus par leurs patients. Ils
soulignent qu'il est important qu'un patient donné atteint de pathologie
chronique reçoive toujours la même spécialité.
En 2007 dans la discussion sur le
Projet de Loi de Finance de la Sécurité Sociale, la CGT s'est prononcée favorablement au
développement des médicaments génériques, mais à condition que les molécules
génériques soient équivalentes au princeps.
Plus largement, la réforme du financement de la Sécurité sociale doit
répondre à deux impératifs :
·1) conforter et accroître les ressources de la Sécurité sociale pour répondre aux besoins ;
· 2) favoriser le développement d'un nouveau type de
productivité faisant une place plus large au travail, aux qualifications et à
l'emploi. C'est pourquoi, la Cgt estime que la cotisation doit être prélevée
dans l'entreprise et non sur le consommateur, et doit tenir compte de la gestion des entreprises (masse salariale,
revenus financiers) et des différences sectorielles.
Il faut en finir avec le système d'exonération des
cotisations patronales dont les effets sur l'emploi n'ont toujours pas été
démontrés. Quant à l'Etat, il doit, sans attendre, rembourser ses dettes.
La Cgt estime qu'il est urgent d'ouvrir le débat public et institutionnel.
Ce débat est aussi nécessaire pour clarifier
les enjeux des futures élections des caisses de la Sécurité sociale. Parallèlement, le travail des experts devrait
être approfondi dans trois directions :
· A réaliser de nouvelles simulations à partir
d'hypothèses alternatives ;
· B réaliser, dans ce nouveau cadre, un croisement de
plusieurs pistes : la modulation des taux de cotisation et l'élargissement de l'assiette aux exonérations et
aux éléments de rémunération qui échappent
actuellement à cotisations ;
· C inclure dans l'assiette, outre les facteurs cités plus haut, les revenus financiers reçus par les entreprises
et réaliser des simulations sur cette nouvelle base.
INDECOSA CGT
Contacts Maine et Loire :
Une vidéo
pour conclure.
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Commentaires (17)
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AgnesB
a dit:
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... Et oui, ils nous font le coup pour tout, ils veulent à tous prix moins payer et diminuer la qualité des produits, mais nous mentent pour nous rassurer en faisant croire que les produits moins chers sont en fait les mêmes que les plus chers (!), alors que ce n'est pas le cas. Je trouve d'ailleurs que les pharmaciens sont en partie responsables, lorsque je demande par exemple si les produits génériques sont moins efficaces, on me répond que si c'était le cas, ils ne pourraient pas les vendre (!), les pharmaciens se sont ils transformés en représentant de commerce des génériques ? On se demande aussi pourquoi des médecins n'ont pas porté plainte contre la sécu, qui se substitue au médecin et effectue donc un exercice illégal de la médecine, car les comptables ne sont pas médecins il me semble... Ils décident de quel médicament le patient doit bénéficier, et curieusement, le moins cher est toujours selon eux le meilleur, sans même avoir rencontré le patient en consultation... Ce qui coute cher, ce n'est pas les médicaments de marque, mais les débilités de la sécu et de l'état, qui se plaint que le prix des médicaments qu'il fixe soit trop cher... |
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Abus
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SOPHY
a dit:
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... Cher Michel, L'obsolescence des médicaments génériques... Vaste sujet : Le Ministère de la Santé les imposent aux médecins, et aux assurés sociaux, ce qui me fait dire qu'il y a bien une Médecine à deux vitesses : Celles des pauvres qui ne seront remboursés que du montant des génériques, Et celle des riches qui peuvent se permettre de mettre le supplément Mais c'est tout de mêm paradoxal, si paradoxal, que certains laboratoires ont revus à la baisse le prix de leurs nouveaux médicaments Tant est si bien que ma pharmacienne m'a dit un jour : "qu'est-ce que je vous mets Madame, le générique ou celui que vous aviez auparavant : ils sont au mêm prix! Qui sait peut-être la seule bonne nouvelle sera-t-elle celle là : Que les Grands groupes revoient à la baisse le prix de leurs médicaments ??? Je t'embrasse cher Michel Une Sophy fatiguée... |
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Abus
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Nathalie M.
a dit:
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... Bonsoir Michel, Est-ce que la sécu se fout de nous ? Est-ce que le gouvernement se fout de nous ? On nous bassine depuis trente ans avec réformes et plans qui se succèdent pour sauver l’assurance maladie. Les prélèvements ont beau augmenter, les remboursements baisser, rien n’y fait : le «trou» reste toujours sans fond, sans fin... La faute à qui ? A la sécurité sociale ? Aux laboratoires pharmaceutiques ? Encore plus haut... ? Le déficit de la Sécurité sociale en France est le déficit entre les recettes et les dépenses du Régime Général. Ce déficit induit un besoin de financement complémentaire qui est comblé par emprunt, contribuant à la dette des "administrations de la sécurité sociale" (la « dette sociale »), appelée de manière commune « trou de la sécu ». La dette sociale fait partie de la dette publique de la France. Comment rester aveugle face à la plus grosse arnaque du siècle... ? |
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Abus
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Nathalie M.
a dit:
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... Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer... a - Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro, b - Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ... c - Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ... d - Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de notre poche, e - Taxe de 0,50c sur les boites f - etc....... Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards. Or, savez-vous que : a - Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 7.8 milliards b - Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 3.5 milliards c - Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1. 6 milliards d - La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1,2 milliards e - La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée. 2 .0 milliards f - Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards g - Retard de paiement par les entreprises 1.9 milliards En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros. Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu. |
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Abus
vote -
vote +
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Nathalie M.
a dit:
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... Voici le témoignage d'un citoyen lambda recueilli dans ma boite mail. "Nous sommes tous concernés par les génériques et bernés par les industriels et les pharmacies ! LA France et la Sécu ... Le 15/06/2009, Après ma petite ballade à la préfecture, dans la série "VDM", j'ai encore fais une douloureuse constatation cette semaine. Cette fois-ci ça concerne des médicaments : Le docteur m'a prescrit un médicament appelé "SPASFON" (pas pour moi mais bref...) et arrivé à la pharmacie on me propose le médicament générique appelé "PHLOROGLUCINOL MERCK", ou plutôt on me l'impose, car on a pas le choix à la pharmacie de Recologne. ils m'en donnent 3 boites. En tant que bon citoyen j'accepte sachant très bien que c'est la même composition, et qu'il est remboursé par la sécu ausi bien que le spasfon. C'est en rentrant chez moi que j'ai fais une malheureuse découverte : j'avais du vrai "SPASFON" dans la trousse à pharmacie... Pour me rassurer dans mon choix, je compare le prix des 2 médicaments : La boite de spasfon coute 2.81 euros et la boite de merck coute 2.13 euros. Hourra ! J'ai fais gagner 68 centimes à la sécu, c'est pas le pérou mais on est content de soi. Le revers de la médaille c'est que le spasfon contient 30 comprimés de 80mg et le merck que 10 comprimés de 80mg aussi !! Pour un traitement il en faut 6 comprimés par jour, soit 30 comprimés sur 5 jours, c'est pour cela qu'on m'a donné 3 boites de merck (ou plutot 3 boites de merde ! Excusez-moi l'expression...) Total : 3X2.13 = 6.39 euros pour Merck alors que ca aurait couté qu'une boite de spasfon soit 2.81 euros ! J'ai donc fait perdre 3.58 euros à la sécu juste en ayant accepté des génériques. C'est une honte qu'un pharmacien impose ceci, il se fait plus de chiffre d'affaire et en plus probablement bien vu par la sécu car il vend plein de génériques. Quand on voit que la sécu a pour le moment 10 milliard d'euros de déficit, et qu'avec la crise les statistiques annoncent du 20 milliards à la fin de l'année, ces pratiques devraient être interdites et sanctionnées. Donc à partir d'aujourd'hui je refuse catégoriquement les génériques. Et je vous propose de faire la même chose et de diffuser ce mail à tous." Alors ? Foutage de gueule ou pas ? |
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Abus
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Nathalie M.
a dit:
siempre
a dit:
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... Merci, Michel ! Vous confirmez, avec davantage de précision, ce que m'a dit mon généraliste et celui de ma mère, à savoir qu'il n'y a aucun contrôle sur les adjuvants. Je refuse donc aussi les génériques. Nathalie, je râle contre C4N qui n'a pas publié votre article: lorsque l'on voit le peu d'intérêt de pas mal d'articles publiés, je trouve cela particulièrement choquant ! Merci donc de nous en avoir fait profiter par l'intermédiaire de l'excellent article de Michel ! |
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Abus
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kalish
a dit:
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... le vrai problème est de savoir si il y a problème, or jusqu'ici je n'ai jamais entendu parlé d'inefficacité d'un générique (il y a surement des études statistiques qui prouvent leur efficacité), si les princeps sont aussi chers, c'est une question de brevet, tout le monde le sait et vous semblez l'ignorez, je ne connaissais pas le CEPS mais en visitant leur site on s'aperçoit tout de suite que vous vous leurrez, je cite "Le prix de vente est fixé par convention entre le comité et l’entreprise", comprendre donc, qu'il est fixé par l'entreprise puisque de toute façons c'est lui qui fixe le prix minimum et qui a les droits. Si le gouvernement promeut les génériques c'est bien parce que ça lui coute moins cher, je ne vois pas le problème, le générique, c'est la santé pour plus de gens, c'est la fin de l'exclusivité et de la propriété intellectuelle en matière de santé, il faut vraiment être un vieux consommateur de base pour ne pas voir le progrès, continuez de vous plaindre, mais pensez un peu à l'afrique par exemple, bande de beaufs. |
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