233140 avis
Les Mains libres, cadrage carcéral |
|
| 14-06-2010 18:33 - 3188 visites - Flux Loisirs, Sorties, Concerts - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Le film Les Mains libres, de Brigitte Sy et Gaëlle Macé, s’apparente au documentaire fortement scénarisé qui suit des personnages et dépasse le genre « docu-témoignage » pour atteindre la dimension d’une page d’histoire. Celle des prisons françaises actuelles est sombre. Cette histoire d’amour entre un détenu et une intervenante en milieu carcéral l’éclaire de manière sensible et très révélatrice, sans autre message que le constat…
L’ancien directeur de la maison d’arrêt de Belfort, qui avait rejoint la pénitentiaire après une carrière militaire, considérait qu’on réforme et humanise les prisons lorsque suffisamment « de gens qu’on ne s’attend pas à y trouverfinissent par en sortir… ». Mais l’autre peut aussi être Brigitte Brami qui a purgé des mois de détention, hors des quartiers d’habitude réservés aux personnalités, à la suite d’insolites et répétées poursuites intentées par l’expert psychiatrique Michel Dubec. « Les thématiques de ce film - la prison et l'amour – et la façon dont elles sont traitées m'ont beaucoup touchée et nous toucheront toutes et tous. La réalisatrice, Brigitte SY, avec laquelle j'ai eu l'occasion de longuement discuter, est une femme remarquable, dont le talent transparaît aussi bien dans ses créations qu'à travers son parcours personnel, » nous interpelle Brigitte Brami. Elle qualifie ce film de « fragile » en raison « du faible nombre de copies, 15 sur toute la France, et parce que n’étant accompagné d’aucune campagne d’affichage… ». Or, sans doute depuis les séries documentaires « Justices en France » et l’affaire Mohamed Chara (voir le livre Un innocent meurt en prison, au Seuil) du tandem Daniel Karlin et Rémy Lainé, les documents visuels traitant vraiment du milieu carcéral n’ont guère atteint ce niveau d’empathie avec celles et ceux qui le peuplent, détenus, prisonnières, membres du personnel.
Ces Mains libres s’inspirent largement du vécu de la réalisatrice. Par périodes, l’administration pénitentiaire admet des intervenants qui, comme autrefois l’équipe de Jean-Luc Murraciole qui animait des ateliers d’écriture, ou les instituteurs ou professeurs donnant des cours, rencontrent vraiment la dimension collective de ce monde clos que les visiteuses et visiteurs appréhendent de manière plus individuelle. Dans ce film, Ronit Elkabetz (Barbara) et en partie Noémie Lvovsky (Rita), sont Brigitte Sy. Tout comme Barbara dans le film, elle s’est rendue régulièrement, pendant des années, en prison, pour animer des ateliers d’expression : « les entretiens contenus dansle scénario sont réels, » résume-t-elle.
Commentaires (6)
brigitte b. a dit:
Enguy a dit:
Enguy a dit:
brigitte b. a dit:raisinfraise a dit:
miles1969 a dit:
Ecrivez un commentaire
|
|||||||||||||||||||||||||
|
Entreprises & commerces: publiez vos communiqués sur C4N
|
Trouver un article publié sur C4N
Qui écrit sur C4N ?
|
Depuis 2007 un euro gagné par article exclusif publié sur C4N
|
Infos Reporters
les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires.
Date prévisionnelle de versement des droits d'auteurs du mois d'avril :
10 juin

