Réussir à expliquer le management de projet en 5 étapes, un vrai
challenge ! Ce tutorial va donc vous apprendre concrètement comment
préparer un projet, le planifier de A à Z et le suivre, afin
d’atteindre vos objectifs.
ConseilsMarketing.fr reçoit aujourd’hui Kevin Richard de www.jeunecadredynamique.com qui nous détaille les 5 étapes incontournables pour bien gérer un projet.
Réussir à expliquer le management de projet en 5 étapes, un vrai challenge ! Mais heureusement, JeuneCadreDynamique.com était là pour relever le défi.. et vous faire économiser 2000€ ! Ce tutorial va donc vous apprendre concrètement
comment préparer un projet, le planifier de A à Z et le suivre, afin
d’atteindre vos objectifs. A la suite de ce tuto sera mis en ligne un
TP.
1. Découper le projet et définir la liste des tâches : on ne mange une baguette qu’en la coupant en tranches !
La première étape à réaliser est celle de dresser la liste des
tâches à réaliser. C’est cette étape qui est la plus délicate, car elle
jette les fondations du projet. Si l’on oublie une tâche à ce
moment-là, le projet sera faussé, et sa gestion le sera donc aussi.
Listez toutes les tâches possibles et imaginables, et soyez très
critique vis-à-vis de cette liste : pour chaque tâche, demandez-vous
toujours De quoi ai-je besoin au préalable pour pouvoir faire cela ? Qu’est-ce que cela implique pour le reste du projet ?. En procédant de cette manière, vous trouverez par déduction et par induction de nouvelles tâches que vous auriez pu oublier.
Autre conseil : distinguez-bien le fait de réaliser une tâche et le
fait de la valider, le fait de la valider et le fait de la communiquer.
Comme nous l’enseignent les lois du temps, la plus grande partie de temps gâché est celle avant
de réaliser l’action : les gens perdent un temps fou à se décider à
effectuer une action, prenez-le en compte et découpez bien votre projet
dans le détail !
Dernière chose : vous n’avez pas forcément à lister les tâches par
ordre parfaitement chronologique, c’est juste plus pratique pour la
suite.
2. Définir l’enchaînement logique des tâches
2.1. Prédécesseurs et successeursMaintenant que vous avez
établi la liste des tâches, il faut les “relier” entre elles, les
ordonner. C’est-à-dire qu’il faut définir, pour chaque tâche, toutes
les tâches prédécesseur, c’est-à-dire toutes les tâches qu’il
faut réaliser en amont, avant de pouvoir réaliser une tâche donnée : ça
s’appelle l’ordonnancement. Petit point de vocabulaire : si on appelle prédécesseur la tâche amont, on appelle successeur la tâche aval. Par exemple, pour un projet “réaliser un gâteau”, la tâche acheter les ingrédients sera prédécesseur de préparer le gâteau : eh oui, vous ne pouvez pas le préparer tant que vous n’avez pas les ingrédients nécessaires (inversement, préparer le gâteau sera successeur de acheter les ingrédients) !
2.2. Types de liaisons On appelle liaison ou dépendance ou lien de dépendance
le lien qui unit un prédécesseur à un successeur. D’ailleurs, à ce
propos, il existe 4 types de liaisons : FD (fin à début), FF (fin à
fin), DD (début à début), DF (début à fin). Définissez également les
délais entre les tâches. FD - Fin-à-Début : La tâche B ne peut pas commencer
tant que la tâche A n’est pas terminée. C’est le type de liaisons le
plus courant. Représente environ 95% des liaisons entre deux tâches.
Par exemple, la diffusion du rapport ne peut pas commencer tant que la
rédaction du rapport n’est pas terminée. FF - Fin-à-Fin : La tâche B ne peut pas terminer tant
que la tâche A n’est pas terminée. La tâche B se terminer à tout moment
une fois que la tâche A est elle-même terminée, et elle n’est pas
obligée de terminer en même temps. Par exemple, le contrôle des
installations électriques d’un chantier ne peut pas terminer tant que
toutes les installations n’ont pas été achevées. Dans ce cas, la tâche
B est menée au fur et à mesure que les installations sont réalisées :
on n’a pas besoin d’attendre que toutes les installations soient
réalisées pour commencer le contrôle de la 1ère installation. DD - Début-à-Début : La tâche B ne peut pas commencer
tant que la tâche A n’a pas commencé. Petite précision : la tâche B
peut commencer à tout moment une fois que la tâche A a commencé, elle
n’est pas obligée de commencer en même temps. Par exemple, la rédaction
du rapport ne peut pas commencer tant que la création du plan détaillé
du rapport n’a pas commencé. DF - Début-à-Fin : La tâche B ne peut pas terminer
tant que la tâche A n’a pas commencé. C’est le type de liaison le plus
rare. Par exemple, vous ne pouvez pas terminer l’assemblage des toits
d’un lotissement tant que la charpente n’a pas commencé.
2.3. Délais
Sur certaines liaisons, des contraintes de durée peuvent être
appliquées. Par exemple, si je peinds un mur, la première couche me
prendra 1h. Néanmoins, pour attaquer la seconde couche, je vais devoir
attendre que la première couche ait séché 6h. Ma tâche “première
couche” ne durera donc pas 7h (car en réalité je serai libre pendant
6h), mais elle durera 1h, avec une liaison FD de 6h vers la tâche
“seconde couche”. Sous Open Workbench, cela se nomme “écart” dans les
propriétés des tâches.
3- Ajouter les durées et des contraintes sur certaines tâches et intégrer des tâches externes
3.1. Durées ou charge de travail
A présent, cela va dépendre selon que vous travaillez avec Microsoft
Project ou Open Workbench.. En effet dans le cas de Microsoft Project,
vous allez entrer directement les durées des tâches, il s’agira donc
d’une entrée
de votre part dans le logiciel. En revanche, dans le cas d’Open
Workbench, vous allez entrer le “Reste-à-Faire” en même temps que les
ressources. Il ne s’agit pas d’une durée, mais d’une charge de travail
(par exemple, pour rédiger un rapport, il faudra 3h de travail). A
partir de cette charge de travail et de la disponibilité des
ressources, on obtiendra une durée finale. La durée est donc une sortie
du logiciel (par exemple, la rédaction d’un rapport qui ne prendrait
que 3h de travail combinée à une disponibilité de 30min par jour
prendra 6 jours). Bref, charge de travail ou durée, entrez-la à ce
moment-là.
3.2. Contraintes
Certaines tâches ont des contraintes de dates. C’est le moment de les
rentrer. Par exemple, la déclaration d’impôt possède une contrainte de fin au plus tard le
31 mai. Cette tâche possède donc une contrainte de type “fin au plus
tard” qui a pour valeur 31 Mai. Si cette contrainte n’est pas
respectée, votre projet “impôts” risque d’avoir des problèmes. Il
existe également d’autres contraintes :
début au plus tôt
début au plus tard
doit commencer le
doit finir le
fin au plus tôt
fin au plus tard
3.3. Tâches externes
Votre projet dépend également de tâches externes. Dans ce cas-là, vous
pouvez soit choisir de les rentrer directement en tant que tâche
standard, soit les rentrer uniquement sous forme de “jalon”,
c’est-à-dire une tâche de durée zéro, un simple point à valider avant
de pouvoir passer à la suite. C’est vous qui voyez. Pour ma part, étant
donné que les projets que j’ai à gérer sont assez simples, je préfère
les rentrer en tant que tâches normales avec des ressources
extérieures. Si en revanche vous montez en complexité, le problème se
posera si vous procédez de cette façon : en effet, pour calculer les
coûts du projet, le logiciel prendra également en compte le coût de ces
ressources externes que vous n’avez normalement pas à inclure sous
cette forme dans votre projet.
4- Définir et attribuer les ressources
4.1. Dresser la liste des ressources
Ici, le problème est simple : vous devez purement et simplement
dresser la liste des ressources. N’oubliez pas le matériel : les
ressources n’impliquent pas seulement l’humain.
4.2. Définir les contraintes pour les ressources
Chaque ressource aura des contraintes de disponibilités ou de charge
maximale qui lui seront propres. N’oubliez donc pas de définir leur
nombre d’heures disponibles par jour, leurs jours de repos (et à
l’inverse leurs jours de travail si elles sont disponibles pendant les
week-ends) ainsi que la part de leur temps qu’elles pourront consacrer
au maximum sur une tâche. Par exemple, on peut imaginer quelqu’un qui
travaillera tous les jours, même le week-end, mais qui ne sera
disponible que 2 heures par jour, et qui ne pourra passer que la moitié
de son temps (50%) sur une tâche. Cet exemple combine les trois
contraintes.
4.3. Affecter les ressources
Une fois que vous avez votre liste des ressources, vous pouvez les
affecter à vos tâches. N’oubliez pas de préciser à ce moment-là le
Reste-à-Faire si vous travaillez sous Open Workbench (le Reste-à-Faire
dépend des ressources ET des tâches, ce n’est pas une simple charge de
travail par tâche divisible entre les ressources).
5- Planifier et assurer le suivi du projet
5.1. Planifier
A présent, il ne vous reste plus qu’à planifier le projet. Cela va vous
permettre ensuite de comparer le prévisionnel et le réel, pour voir où
vous avez pêché, et ainsi vous améliorer de manière continue. Il y a
des fonctionnalités prévues à cet effet, quel que soit le logiciel que
vous utilisez (Project ou Workbench).
5.2. Assurer le suivi
Ici démarre la gestion de projet à proprement parler. Ce que nous avons
fait jusqu’à présent relevait plutôt du management de projet, étant
donné que vous avez participé à la définition des tâches et des
objectifs. Le point principal est de faire vivre votre planning et de
le réviser au jour le jour : de cette manière, vous comprendrez en
direct ce qu’un changement au niveau d’une tâche implique quant à la
date de fin du projet, et vous pourrez prendre les mesures de
rattrapage nécessaires. J’insiste : le planning doit vivre au rythme du projet, sinon il ne sert plus à rien.
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