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Le stress post-traumatique chez les policiers |
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| 04-12-2008 20:48 - 3009 visites - Flux Société, Education - Ecrit par christinefou - Lire son flux RSS | |
En guise d’introduction, j’ai décidé de parler du stress post-traumatique chez les policiers parce que je pense que c’est un sujet fort intéressant et qui mérite que l’on s’en informe plus en profondeur. Car, le métier de policier fait parti de ceux où le taux de dépression ou de suicide est le plus élevé. De plus, je ne l’ai pas choisie seulement pour ce travail final, mais aussi parce qu’en tant que future policière, je risque fortement d’en être atteinte et/ou de côtoyer des gens dans cette situation. Je dois avouer que c’est quelque chose qui me fait un peu peur, c’est pour cela que je voudrais « m’armer » le plus possible. Au travers de ce travail, je parlerai de ce qu’est le stress post-traumatique exactement, du fait que les policiers sont plus en contact avec des événements liés à ce stress que la population en général. Et aussi, que les agents de la paix font face à ces stress sur une période de 20 à 25 ans et qu’il n’est pas toujours facile d’obtenir de l’aide.
Tout d'abord, qu’est-ce que le stress post-traumatique? Chacun d’entre nous, à un moment ou à un autre, nous avons vécu ou allons vivre un ou des événements traumatisants ou tragiques qui se traduiront soit par la perte d’un être cher, un accident, un viol, catastrophes naturelles, etc. Nous avons tous une façon de réagir à certains événements, une façon de nous protéger en quelque sorte. Chez certaines personnes, environ une sur dix, l’événement est tellement inattendu et éprouvant que la personne reste avec des séquelles après l’événement en question. Ce trouble anxieux, appelé aussi TSPT, est parmi les troubles de santé mentale les plus répandus. Dans la majorité des cas, les symptômes apparaissent durant les trois mois suivants l’événement, mais il n’est pas écarté que les effets se fassent sentir plus tard c’est pourquoi il faut rester vigilant. Trois types de symptômes sont plus courants :
1er, les personnes revivent la situation; elles ont des « flashbacks », font des cauchemars.
2e, elles évitent la situation et son insensible sur le plan émotif; elles feront tout pour ne pas être confrontées à des situations pouvant rappeler l’événement, se replient sur elles-mêmes, ont des pertes d’intérêt.
Et 3e, changements d’habitudes; insomnie, difficultés de concentration, incapacité de mener à terme des projets et présence d’agressivité.
Comme je l’ai mentionné plus haut, personne n’est à l’abri de ce trouble puisque personne ne peut contrôler les événements dont il est/sera témoin ou victime. Mais dans notre société, certaines personnes sont plus à risque que d’autres, dont les policiers puisque ceux-ci ne sont pas seulement confrontés aux événements liés à leur propre personne ou à leur entourage immédiat, mais à ceux de la population en général. Ils sont constamment dans la misère des gens. Cela fait parti de leur vie de tous les jours. De plus, ils sont exposés à une autre forme de post-traumatisme qui est l’accumulation. Selon une étude, au moins 70% des policiers présentent des symptômes du « police trauma syndrome». La majorité d’entre eux, n’ont jamais vécu d’expériences traumatisantes. Il a été noté que l’accumulation du stress ainsi que de ses effets a changé les policiers de façon négative sur les plans physique, psychologique et émotionnel par apport à la personne qu’ils étaient auparavant. La psychologue et directrice de la Washington Metropolitan Police Employee ( un service de soutien), Beverly Anderson, explique que la situation des agents de la paix comporte certaines ressemblances à celle des soldats puisque c’est connu, les soldats ne reviennent jamais « top shape » mentalement de la guerre. « Et encore, alors que les soldats passent en principe des semaines ou des mois dans les zones de combat, les policiers eux peuvent y passer 20 ans ». En effet, durant leur carrière ( 20 à 25 ans) les policiers font face à des stress qui s’accumulent et qui, chez des individus non soignés, vont conduire à une période de stress post-traumatique. Dans ces stress courants, on compte; - L’adrénaline à répétition- Le sentiment d’être responsable des gens; quelquefois on veut tellement aider une personne qu’on vient à vivre le problème avec elle et l’on oublie que c’est à elle et à elle seule de le régler.- L’imprévisibilité; c’est un métier ou la planification n’a pas sa place, car chaque situation est unique.- L’hyper vigilance; il faut toujours être sur c’est garde, observer se qui se passe autour, car c’est la routine qui tue la police.- Frustration et dégoût; à force de voir des gens dans la misère, des enfants battus, d’avoir à rester professionnel face à des criminels, garder son sans froid lorsque ceux-ci reçoivent des peines minables pour ce qu’ils ont commis.- Le stress vis-à-vis la population; pour la population en général un policier, c’est; un frais, mangeur de beignes, donneur de tickets, etc. Il faut donc qu’ils vivent avec ce genre de commentaire à chaque journée. De plus, les informations véhiculées par les médias sont souvent fausses, exagérées et aussi, des détails pouvant aider l’image de la police ne sont pas mentionnés. Pour poursuivre, avec tous ces facteurs, il est tout à fait normal pour c’est personnes de se sentir quelques fois déstabilisé ou d’éprouver le besoin d’en parler ou de recevoir de l’aide. Le problème est que si la dépression ou quelque soit la maladie mentale est un sujet tabou dans notre société et est perçu comme un signe de faiblesse, c’est d’autant plus vrai dans le milieu policier. Selon une étude réalisée par l’Association canadienne pour la santé mentale ainsi que Desjardins sécurité financière, seulement 34% des employés auraient accès à des services et de l’aide lié à ce trouble. En plus d’être « victime » des propos haineux de la société, ils le sont aussi dans leur organisation policière. En effet, les policiers que j’ai eu la chance de côtoyer, que ce soit dans ma vie personnelle ou dans ma vie étudiante, m’ont confié qu’à de très rares occasions ils ont été félicité pour leur bon travail par leurs supérieurs, collègues ou des gens du public. Deux d’entre eux m’ont aussi dit « lorsque nous faisons un bon coup il est très rare qu’on se fait félicité, mais lorsque nous commettons une erreur on se le fait dire en …» Donc la pression vient des deux côtés ce qui n’aide en rien. Il n’y a pas beaucoup de temps ni d’argent investi dans le bien-être des policiers, mais il y a tout de même de plus en plus de conscientisation faite à ce propos. Ils sont toujours « pognés » entre deux. Qu’ils prennent n’importe quelle décision alors qu’ils ont quelques secondes pour réfléchir, il y aura toujours des gens pour les critiquer alors qu’eux sont assis dans leur salon et ont le temps qu’ils veulent pour y réfléchir, ils font constamment face à la mauvaise interprétation des gens. On les pousse à aller vers des gens ne faisant pas partie du domaine policier pour ce changer les idées, mais ils sont souvent confronté à des préjugés (pas toujours, ici je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais par expérience personnelle je me dois mentionner ce fait que j’ai vécu à plusieurs reprises, alors que je ne suis pas encore policière) et d’un autre côté, s’ils demeurent avec leurs collègues il est plus difficile d’accéder à d’autres points de vue et s’ils confient sur leurs problèmes ils risquent, encore une fois, d’être perçu comme des faibles. Le milieu policier est à la fois un monde de compassion et de compétition. De plus, à cause de cette insensibilité face au TSPT, les policiers souffrants de ce trouble, se renferment sur eux-mêmes par peur d’être perçu comme un lâche. Par conséquent, ils risquent d’éprouver des difficultés avec leur entourage, de sombrer dans l’alcool, prendre des risques inutiles, faire de folles dépenses, être infidèle et autres comportements qui peuvent paraître apaisants, alors qu’ils ont l’effet contraire. D’où l’expression, « L’arme dont un policier devrait se méfier le plus est la sienne». Qui a mon avis, est très révélatrice et en quelques mots résume le ¾ sinon plus de mon texte. Pour enchaîner, mon principal adversaire dans cette cause est la société elle-même. En 2008 presque 2009, la santé mentale est encore un sujet très tabou. Ce n’est pas que les gens ont nécessairement de mauvaises intentions ou prennent plaisir à dégrader les personnes atteintes de c’est maladies, mais je pense que c’est d’abord parce qu’ils éprouvent un malaise face à cela ou qu’ils en sont tout simplement mal informés. Une campagne de sensibilisation s’y impose donc. Et pour ce qui est des employeurs, des changements sont à l’horaire d’après Glenn Thompson, chef de la direction de l’Association canadienne pour la santé mentale. En fait, ils se sont aperçu qu’en n’offrant aucune aide en matière de santé mentale à leurs employés des pertes financières importantes s’en suivaient. Et aussi, avec la pénurie de mains-d'œuvre, il serait dans leur avantage d’être en faveur de programme pour aider ces personnes. Bien que la situation puisse paraître alarmante, il existe toutefois une panoplie de solutions. Si par exemple, j’avais la charge d’améliorer la situation présente à travers les corps policiers voici comment je m’y prendrais;Pour commencer, j’essaierais de démystifier le stress post-traumatique à l’aide de conférence parlant de chose semblable à ce qui est mentionné plus haut, d’affiche avec des slogans qui marquent l’esprit des gens, remise de dépliants proposant des solutions et modes de vie comme;
Sources; http://www.allopolice.net/stress.html#texte1 http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/sante_mentale/camp08/ http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=3-94-97&lang=2
Commentaires (7)
new reporter a dit:
heartpeace a dit:
Valkyrie a dit:(L)IBERTUS a dit:gigi a dit:
Yahya a dit:Ecrivez un commentaire
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