"Bush a trompé, délibérément, les Congressistes sur la guerre d'Irak.", a révélé la Commission du renseignement du sénat, dans son dernier rapport, et cela a, donc, amené le sénateur de l'Ohio, Dennis Kucinich, à proposer une motion de censure contre le locataire de la Maison Blanche. "Depuis le 11 septembre 2001, jusqu'en mars 2003, Bush et ses conseillers ont annoncé, à grand renfort de tohu-bohu médiatique, l'existence de prétendues armes de destruction massive, en Irak, parlant de tractations en coulisses entre le dictateur déchu irakien, Saddam Hussein, et la nébuleuse terroriste Al-Qaïda. En ce sens, le secrétaire d'Etat de l'époque, Colin Powell, a présenté, en février 2003, à ses homologues, membres du Conseil de sécurité des Nations-unies, des documents qui évoquaient l'existence de laboratoires de prolifération d'armes chimiques, en Irak, insistant sur la volonté du régime dictatorial de Saddam de reprendre le projet de production d'armes de destruction massive. Dans une telle situation, le Congrès a donné son feu vert à la guerre d'Irak et c'est ainsi que le souhait de l'ambitieux et belliciste Bush fut exaucé. Il a, donc, donné, l'ordre, le 29 mars 2003, d'une vaste offensive contre l'Irak. Mais, aujourd'hui, et après 5 ans de guerre, en Irak, des documents et rapports ont été mis sur la table, prouvant que les renseignements, mis, entre 2001 et 2002, à la disposition du Congrès, avaient été montés de toutes pièces. Même, Scott McClellan, un intime de Georges Bush, et son porte-parole, en 2003, et qui faisait partie de son cercle rapproché, dans un livre sorti, le 2 juin, critique Georges Bush et ses conseillers. Dans de telles circonstances, la publication du récent rapport du sénat et les mea culpa de McClellan ont incité les opposants à Bush, dont Kucinich, à lancer une nouvelle attaque contre le Président Bush, si bien qu'ils demandent au Congrès de presser Bush d'expliquer ses mensonges. Cependant, certains observateurs politiques croient que la motion de censure contre Bush est inutile, notamment, au moment où son mandat présidentiel touche à sa fin. En tout état de cause, même si la demande de Kucinich ne semble guère applicable et utile, la Maison Blanche subit, pour l'heure, de nombreuses pressions, et cela aura, assurément, des impacts négatifs sur la position du candidat républicain à la Présidentielle de 2008.
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