(Les contradictions entre le
"principe de plaisir" et le "principe de réalité", entre le "cerveau des émotions" et
le "néocortex") (Le masculin neutre sera employé)
Freud, au début du 20ième
siècle a explicité la tendance des homo sapiens à suivre le premier au
détriment du second.
-Il est chargé de la quête des
plaisirs. (Il faut bien vivre ! Et pourquoi pas le plus agréablement
possible !) Il enregistre et mémorise les événements qu’il rencontre en
les connotant selon qu’ils sont ressentis plus ou moins agréables ou
désagréables. Ensuite, son mode de fonctionnement consiste à se laisser attirer
par les types de plaisirs déjà éprouvés, avec la possibilité d’un effet de
renforcement ….
-Il s’avère aussi que la réaction
d’un cerveau analogique est plus rapide que le processus analytique du
néocortex, elle-même plus lente que celle du cerveau reptilien activant
l’instinct de survie ou de conservation (respiration, alimentation,
reproduction, etc.)
-Les rôles des trois parties
principales du cerveau ont été proposés par MacLean vers 1960 avant d’être
affinés.
Le constat
-Les observations de Freud
sont-elles obsolètes ?
-Les ressorts de la « Société
de consommation » sont-ils cassés ? !
-Les publicités (particulièrement
en France) ont-elles abandonné l’exhibition d’un symbole féminin, notamment une
silhouette féminine, pour valoriser l’apparence du produit
affiché ? !
-Les thèmes scientifiques,
documentaires, font-ils les beaux jours des médias, de la télévision, des
radios ? !
-Les taux d’écoute (et les
diffusions) de la musique, du sport (au sens le plus large !) sont-ils en
baisse ? !
Le cerveau des émotions est plus
sollicité et plus réceptif et réactif que le néocortex.
Le problème vital de l’espèce des homo sapiens (h. s.)
Comment, sinon harmoniser,
équilibrer suffisamment les activités des trois parties du cerveau pour
que les effets de l’une ou des deux ne deviennent pas délétères (V. H. Laborit
et A. Koestler) ?
L’h. s. ne se trouve-t-il pas à
souvent sous une double contrainte (double bind) ?
Quelques exemples.
-Le plaisir compensatoire du
fumeur et le risque de cancer.
-La bonne chair, voire la
gourmandise, et le surpoids, le cholestérol et autres productions dangereuses
pour la santé.
-Les excès de l’alcool, des
drogues, du jeu, du sexe, etc.
-le respect des règles de la
sécurité routière.
D’un côté, on demande aux gens
d’aller « toujours plus » (t. p.) vite, de se conduire dangereusement
pour réussir t. p. dans les affaires, obtenir des contrats, gagner à la Bourse,
donc de prendre des risques calculés !
De l’autre, une fois dans la
voiture, l’automobiliste devrait automatiquement se déconnecter, débrancher
certains neurones, devenir le gentil mouton qui suit paisiblement le
troupeau ou le joyeux touriste qui farniente sous le parasol dans un
transat. à l’abri du soleil en attendant l’apéritif !
Ce hiatus qui continuera à
provoquer x morts par an n’est-il pas la partie émergée de l’iceberg qui va
bientôt se réchauffer et remettre, son effet étant conjugué à d’autres au moins
aussi importants, en cause l’habitabilité de la planète ?
La conclusion n’est-elle pas facilement décelable ? !
Seul un crash mondial provoquant
par ex. la disparition de 9o % de la population ne déclenchera-t-il pas une vraie prise de conscience suivie d’un
changement d’attitude réel ? !
(Les 90 % ont été choisis en
référence avec une régulation naturelle qui permit à une espèce en danger de
disparition (les lapins et les lièvres) suite à une épidémie (la myxomatose)
aux survivants de repartir immunisés)
Il est envisageable que si cette
nouvelle ère se présentait, c. à d. si la progression t. p. envahissante des
pollutions en train de t. p. hypothéquer l’avenir de la Terre était stoppée
nette par un cataclysme (v. le syndrome du Titanic) avant qu’il ne soit trop
tard, nettement avant la fin du siècle, l’h. s. évolue et devienne enfin un
« homme vrai ».
-Il se serait aperçu d’abord que
la vie dans n’importe quelle condition n’est pas souhaitable (il aurait assisté
à des carnages, à des atrocités perpétrées par des individus n’ayant plus rien
à perdre et ivres de désirs de vengeance, capables de tout pour survivre un peu
plus longtemps, comme d’autres carnassiers)
-Il aurait eu tout le temps de
méditer (donc pour une fois, de réfléchir tranquillement et de faire le
point au milieu des ruines), de
comprendre les rôles des trois parties du cerveau : de maîtriser la
puissance animale de l’instinct de survie, la dangerosité des implications non
prévues des pulsions émotionnelles.
-Dans ce contexte, il reprendrait
contact avec la réalité, avec la notion de cycle, avec la naissance et la mort
nécessaire dans le processus évolutif du monde vivant via la complexification.
Cette fin serait alors positivée et rendue « digne » (le mot n’est
pas la chose et ce terme n’a jusque maintenant jamais été officiellement
reconnu puisque l’h. s. n’est pas libre de quitter le séjour selon son
soi-disant « libre-arbitre » !)
-Il abandonnerait la posture de
l’« adulescent » ou de l’adolescent chronique aussi optimiste que
prétentieux, présomptueux et non fiable.
-Il ne se prendrait plus pour une
entité crée à l’image du Dieu chrétien, ni pour un dieu rationaliste en
devenir !
-Il tuerait (v. Freud)
symboliquement le « père » (les religions entre autres) et se prendrait
plus pour lui-même (V. l’évaluation comparative du génome de l’h. s. et du
chimpanzé qui releva une différence inférieure à 2 %)
-Son appétence pour la sexualité
serait alors temporisée par l’assimilation et le dépassement de son ancienne
condition !
*A noter que ses ancêtres avaient
inventé les religions par besoin impérative de sécurité, que les paysans
bergers ayant confectionné le recueil de contes et légendes maintenant célèbre
(la Bible) étaient plus qu’intuitifs, avaient déjà approximativement saisi
notre destin bouché par notre aveuglement et surdité et bêtises (v. év. s.
st.-Matt, ch.16.16).
*Par ex., n’avaient-ils pas évoqué
le principe de plaisir via la parabole du péché originel ? ! Dénoncé
la non observation de l’amour du prochain (le seul valable) ? !
Menacé en prédisant la catastrophe ? ! Terminé (comme Freud) par le
pardon général d’êtres ne sachant pas ce qu’ils font, totalement
inconscients ? !
N. B. La date 2080 de la remise
en cause générale de nos modes de fonctionnement est celle retenue (par
prudence ou excès) dans l’hypothèse résultant d’une enquête statistique sur
l’évolution de la Terre par Laurent Nottale, Jean Chaline, Pierre Grou (des
chercheurs renommés). Elle est consignée dans « Les arbres de
l’évolution » Hachette Sciences … 2000.
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