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Le Pen condamné, une fois de plus |
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| 09-02-2008 21:28 - 2050 visites - Flux Société, Education - Ecrit par Zel_A - Lire son flux RSS | |
Le tribunal correctionnel de Paris a hier rendu son verdict : Jean-Marie Le Pen, président du Front National, est condamné à trois mois de prison avec sursis (au lieu des cinq requis par le parquet) et 10 000 Euros d'amende, pour complicité d'apologie de crimes de guerre et contestation de crimes contre l'humanité. Publié dans l'hebdomadaire d'extrême-droite Rivarol, l'entretien avait été conduit par Jérôme Bourbon, qui a également été condamné à 2000 Euros d'amende (3500 Euros étaient demandés par le parquet), tandis que la directrice du journal devra débourser 5000 Euros. Celle-ci avait lors de l'audience du 14 décembre déclaré que, exceptée la déportation, l'Occupation allemande en France avait "tout de même [été] modérée par rapport à ce qui s'[était] passé en Belgique et aux Pays-Bas". Jean-Marie Le Pen avait lui, en 2005, tenu des propos selon lesquels "l’Occupation allemande, en France du moins, n’a pas été particulièrement inhumaine même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 km2".Le tribunal a estimé qu'il y avait là une tentative "d'instiller un doute sur ce qui a pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des Juifs ou les persécutions contre les résistants et qui constituent autant de crimes contre l'humanité". Pour sa "relecture" du massacre d'Ascq, le Président du Front National, qui avait narré que c'était "la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt à deux voitures pour [l'] arrêter", le tribunal a jugé qu'il s'agissait "de complicité d'apologie de crimes de guerre et contestation de crimes contre l'humanité". Pour sa défense, Jean-Marie le Pen, absent du tribunal, a par la voix de ses avocats affirmé que ces propos tenus en privés n'étaient pas destinés à la scène publique, ce à quoi il lui a été rétorqué qu'il aurait alors fallu les démentir suite à la publication... Me Wallerand de Saint-Just s'est également insurgé de la décision des juges : "Le tribunal reproche à mon client de ne pas avoir parlé de certains événements. C'est impossible à défendre!", annonçant qu'il y avait "100% de chances" pour que son client fasse appel. Condamné plus d'une vingtaine de fois, le leader d'extrême-droite ne semble toujours pas prêt à accepter qu'en France, la liberté d'expression n'est pas absolue...
Commentaires (1)
Dominique Dutilloy a dit:
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