La vieille formule lancée en 1991 à Madrid pour parvenir à une paix complète est de retour. Et entre la Syrie et Israel, la terre, c'est ce plateau de 1.158 km carrés occupé par Israel lors de la Guerre des Six jours, en 1967 et annexé en 1981.
Le plateau du Golan se trouve au carrefour des frontières entre la Syrie, le Liban, Israel et la Jordanie. La communauté internationale n'a jamais reconnu l'annexion de cette partie de la Syrie.
La dernière tentative de règler ce litige remonte au deuxième mandat de Bill Clinton. En 2000, les pourparlers entre Ehud Barack et le chef de la diplomatie syrienne Faruk El Chara, échouent. Israel refuse alors un retrait total du Golan. En effet, au pied de ce plateau, se trouve le lac de Tibériade.
C'est le plus grand réservoir d'eau douce d' Israel. En 1967, l'armée israélienne s'est aussi emparée des berges syriennes. Celui qui contrôle le lac de Tibériade a la main mise sur une ressource cruciale dans cette région souvent assoiffée.
41 ans d'occupation israélienne ont forcément marqué le Golan, 18 000 colons s'y sont installés dans 32 colonies, et ne sont pas prêts de partir. Pour ces colons, la Syrie doit d'abord faire ses preuves et cesser de soutenir ceux qu'Israel considère comme des terroristes.
Le Golan est aussi habité par 20 000 druzes syriens, souvent séparés de leurs proches, ils espèrent un accord de paix. Taisyr Marim est l'un d'entre eux : "Moi qui vis sur le plateau du Golan, je pense que 41 ans d'occupation, ça suffit. Il est temps qu'il y ait la paix entre les deux pays."
Récupérer le Golan permettrait à Damas de renforcer son poids aux yeux de la population syrienne, mais il lui faudra alors lâcher ses alliés traditionnels... Un donnant donnant qui laisse présager de toute la difficulté de ces négociations.
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