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Le football doit se réformer ! |
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| 12-03-2009 01:01 - 1987 visites - Flux Sports - Ecrit par Buzz - Lire son flux RSS | |
Analysons quelques-uns de ces constats :
- les résultats sportifs sont corrélés aux budgets des clubs :
Dans les 14 premiers clubs à l'indice UEFA (critères uniquement sportifs), on retrouve les 8 premiers clubs en terme de chiffre d'affaires.
Les seuls clubs susceptibles de gagner la Ligue des Champions par leurs moyens financiers exceptionnels sont les clubs anglais (3 demi-finalistes sur 4 en 2007 et 2008, 50 % des quart-finalistes en 2009), parfois concurrencés par seulement 6 clubs du continent (2 espagnols, 3 italiens, 1 allemand) aux moyens financiers équivalents, il est clairement établi que le budget du club est proportionnel à sa capacité à remporter les compétitions... Ainsi seulement 4 clubs luttent chaque année pour le titre de champion d'Angleterre, 4 pour celui de champion d'Italie, 2 pour celui d'Espagne, 1 rarement concurrencé pour celui d'Allemagne et 1 unique vainqueur en France depuis 7 ans (Lyon) ! Toujours les clubs aux moyens financiers supérieurs... Ceci va donc à l'encontre des valeurs fondamentales du sport que sont l'universalité et l'équité : les “clubs riches” sont condamnés à gagner et les “pauvres” à jouer les seconds rôles et le bas du tableau !
Des écarts salariaux importants : un club français rémunérant un footballeur professionnel "seulement" 45 000 euros par mois en moyenne (en 2007) ne peut conserver ses meilleurs éléments face à un club anglais qui le rémunère en moyenne 3 fois plus (135 000 euros par mois) ! On a un football européen à deux vitesses. Autre raison : la fiscalité. A salaire égal les charges en France sont entre 50 à 70 % supérieures à celles des autres pays.
- des clubs sans identité :
On a des équipes métamorphosés d'une année sur l'autre par une trop grande mobilité des joueurs (certains connaissant une douzaine de clubs en dix ans de carrière), des marchés de transferts non limités (certains clubs connaissant une vingtaine de mouvements de joueurs chaque année), des spectateurs déboussolés par les changements qui n'arrivent plus à se reconnaître dans leur club, des joueurs qui quittent le club sans remords quand l'équipe est en difficulté, des clubs jouant sans joueurs de leur nationalité (par exemple le club anglais d'Arsenal n'aligne régulièrement aucun anglais sur le terrain) !
135 000 euros par mois en moyenne pour un footballeur jouant en Premier League anglaise en 2007. 45 000 euros par mois en moyenne pour un footballeur en Ligue 1 française. De 400 000 à 750 000 euros par mois pour une trentaine de joueurs en Europe. Pour ces derniers se rajoutent les primes de résultats de l'équipe nationale et surtout les contrats publicitaires souvent plus importants que les salaires. Ainsi une trentaine de joueurs dépassent les 10 millions d'euros de revenus en 2007 (31 millions pour le mieux payé) !
Joseph Blatter, le président de la FIFA, a dénoncé les fortunes mirobolantes de certains joueurs et propriétaires de club, les jugeant «pornographiques» et susceptibles de nuire gravement à son sport dans un entretien accordé au Financial Times. « Malheureusement, la manière hasardeuse avec laquelle l'argent a inondé le football a des effets très néfastes. [...] Trop souvent, la fortune (de certains clubs) provient d'individus qui n'ont pas ou peu montré par le passé d'intérêt pour le football et qui l'utilisent pour mener à bien d'autres plans ». Si l'homme le plus puissant du football ne peut rien faire contre ces dérives, c'est que seuls les dirigeants politiques européens le pourront par des mesures coordonnées...
Voici une liste de quelques propositions pour rétablir l'équité entre les clubs, entre les pays, entre les continents, entre les joueurs et commencer à rétablir la décence dans les revenus :
Avantages :
L'esprit du sport serait retrouvé, la recherche effrénée de nouveaux moyens financiers suspendu, un niveau salarial des footballeurs professionnels toujours élevé mais stabilisé, un niveau accru de l'intérêt sportif, un nombre de supporters en augmentation...
Pourquoi c'est faisable ?
99 % des clubs, 90 % des joueurs, 99 % des supporters y gagneraient. Les dirigeants du football y seraient favorables, les politiques aussi.
La douzaine de grands clubs (1 %) qui monopolisent les titres par leur puissance financière, leurs supporters (1 %) et les quelques joueurs surpayés (10 %) s'y opposeraient.
Tous les supporters de football doivent donner leur opinion pour rendre à ce milieu son esprit sportif aujourd'hui noyé par l'esprit business... Exprimez-vous !
Commentaires (4)
jerem0013 a dit:
LIBERTUS, a dit:Buzz a dit:Buzz a dit:Ecrivez un commentaire
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Le football professionnel en Europe est miné par des plaies récurrentes : les championnats nationaux ne se jouent qu'entre 4 clubs maximum, ceux qui ont les plus gros budgets, les Coupes européennes sont écrasées par les clubs anglais, les équipes changent la moitié de leurs joueurs à l'intersaison, beaucoup de joueurs gagnent suffisamment d'argent pour vivre 1000 ans, des jeunes joueurs mineurs quittent leur famille pour changer de pays voire de continent parce-qu'un grand club leur promet monts et merveilles...
- des joueurs millionnaires :
