La lutte des classes n’est pas finie.
Le monde à beau évoluer, s’humaniser, mais la lutte des classes, cette lutte entre ceux qui possèdent et ceux qui subissent est toujours présente. Même au temps des seigneurs le puissant avait autorité sur ses vasseaux, ils n’avaient pas de terre. Ils pouvaient la cultiver mais il étaient redevables d’un dû envers le seigneur qui leur offrait ainsi de quoi vivre. Les choses ont changées, les luttes syndicales, politiques ont modifié ce schéma simpliste, et ces vasseaux ont pris parfois le pouvoir, si tant est que l’on puisse prendre le pouvoir, enfin une partie pendant un temps. Mais un clivage est resté entre les uns et les autres qui se traduit par ceux qui se classent à droite par ce qu’ils possèdent la richesse de l’argent, on pourrait dire les «riches», et ceux qui se classent à gauche par ce qu’ils ont moins d’argent, on pourrait dire les «pauvres» qui dépendent d’ailleurs toujours des «riches». Quand les «pauvres» prennent le pouvoir ils créent des taxes sur la richesse des riches par ce qu’ils ont l’objectif de créer de meilleures conditions sociales pour les tous les Français, et quand les riches prennent le pouvoir, ils annulent ou réduisent les taxes qu’ils ont subi, sans dire comment ils les remplacent, s’ils les remplacent, rendant ainsi les Français plus pauvres mais eux directement plus riches.
L’ISF c’est un peu cela. Quand la gauche à fait l’impôt sur le patrimoine, cela repondait à un besoin, comme d’ailleurs le RMI et la CSG, maintenant bien admis par tous. Droite comme gauche n’hésitent pas à augmenter la CSG et la droite en plus n’hésite à créer en plus la taxe de 1,1 % pour le RSA payée par tous les revenus du capital, sauf ceux qui sont plafonnés à 50 % de prélèvement par le bouclier fiscal.
Lorsque j’ai reçu de la Tribune.fr du 01/90/08 l’interview de Madame Lagarde sur ma messagerie pour une réforme de l’ISF, une de plus, je me suis demandé si notre ministre des finances comprenait quelques choses à l’économie, et s’il lui arrivait quelques fois de penser aux malheureux, cliquez ici.
Madame Christine Lagarde considère que pour faire face à une situation économique difficile, il faut réformer la taxation du patrimoine en France. Mais elle ne se rend pas compte que depuis que les impôts baisse, depuis Villepin, les taxations à 60 % puis 50 % du bouclier fiscal n’ont rien apporté de positif, l’argent récupéré est parti ailleurs, ou le rendement est meilleur, il n’a pas été réinvestit comme le gouvernement l’avait espéré. Si l’on savait que la réduction des impôts en France était positive pour les Français, même la gauche l’aurait fait. Il n’est pas de son intérêt de ne pas faire d’actions positives. Il y a une chose que la droite n’a pas comprise, en France, le patronat «entendez les riches» en est toujours à la lutte des classes, et il a peur, si un gouvernement de gauche venait aux commandes de perdre son argent et ses privilèges. Ces orientations politiques différentes conduisent, pour cette classe, à une instabilité dont il faut qu’elle se préserve par la fuite de ses capitaux quoiqu’il arrive.
La réduction des impôts si elle n’est pas compensée par suite du manque à gagner, la France ne peut faire face aux besoins des Français. C’est simple à comprendre pas d’argent, pas d’augmentation des salaires, pas de consommation, et c’est la récession. La réduction de l’ISF voire sa suppression, pourquoi pas, à condition de compenser le manque à gagner sans augmenter la misère. Les Députés, les Sénateurs, le président de la république se sont augmentés leurs salaires ainsi que les dépenses liées au train de vie de l’Etat, l’ISF sert aussi à payer tout cela. Le supprimer sans rien changer à nos recettes et dépenses est inconcevable.
L’ISF à un défaut c’est de suivre le coût de l’immobilier sans contrôler ses effets. Si pour certains l’immobilier constitue une fortune exploitable, pour d’autres qui n’en profitent pas, et qui deviennent imposables à l’ISF avec à peine de quoi vivre, l’ISF est à revoir. Comme je l’ai déjà évoqué, on ne peut pas manger sa terre, et si sa maison est dessus comment fait-on pour vivre si on vend son patrimoine, il faut refaire sa vie.
François Fillon à contredit Christine Lagarde sur cette réforme de l’ISF, cliquez ici .
Le gouvernement n’ira pas plus loin. Une grosse pierre dans le jardin de Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances! Le Premier ministre, François Fillon, a affirmé sur Europe 1 qu’une nouvelle réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune n’était «pas à l’ordre du jour». «Nous avons fait une réforme de l’ISF qui est une réussite», a déclaré le Premier ministre, citant notamment le bouclier fiscal à 50%. Le président de la république a souhaité que ce bouclier fiscal soit renforcé en utilisant le mode déclaratif, on n’ira pas plus loin, a tranché le chef du gouvernement.
Par ailleurs, le Premier ministre a espéré que la croissance de l’économie française en 2008 serait d’un peu plus de 1%. Le gouvernement escomptait jusqu’à présent une croissance comprise entre 1,7% et 2% en 2008. Le budget 2009 avait été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25%. François Fillon déclare que la réforme de l’ISF est une réussite et que la croissance serait d’un peu plus de 1 % eu égard à l’hypothèse de 2,25 %, il ne trompe que lui même. De toutes façons depuis que l’on annonce des chiffres de croissance qui ne sont jamais tenu, et que c’est toujours de la faute des autres, quelle crédibilité peuvent avoir ces déclarations ?
Laurence Parisot veut la suppression de l’ISF (Reuters 2008/09/02).
Elle estime que cette mesure renforcerait l’activité économique du pays. J’ai changé d’avis dit-elle. Pendant longtemps je pensais que ce n’était pas le sujet de toucher à l’ISF, a déclaré mardi la dirigeante patronale, invitée de RMC et de BFM TV. Plus j’observe ce qui se passe dans notre pays et dans d’autres pays, plus je vois que cet impôt qui a une valeur symbolique très forte est en réalité une catastrophe économique, estime-t-elle. «Oui il serait sain de supprimer l’ISF, c’est la meilleure façon de conserver des investisseurs dans notre pays et c’est la meilleure façon de faire venir d’autres investisseurs qui avaient quitté notre pays», a poursuivi Parisot, qui a démenti faire partie des 300 plus grandes fortunes de France. C’est toujours le même refrain, si les investisseurs partent c’est de la faute de l’ISF, une hypocrisie dont beaucoup de Français se sont laissés prendre, ces gens là ne voient pas et ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez.
Le RSA sera bien intégré dans le calcul du bouclier fiscal. cliquez ici.
Le gouvernement exclut de retirer du bouclier fiscal la taxe sur les revenus du patrimoine prévue pour financer le RSA. La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a affirmé, dans un entretien au quotidien La Tribune de lundi, que la taxe sur les revenus des capitaux de 1,1%, prévue pour financer le revenu de solidarité active, entrera dans le calcul du bouclier fiscal. «je crois qu’il ne faut pas changer la logique du bouclier, parce qu’elle est bonne. Cela conduit naturellement à inclure la nouvelle contribution RSA dans le bouclier fiscal», a déclaré la ministre.
On n’en attendait pas moins d’un ministre des finances de droite. Les petits épargnants payeront sur leurs économies, et pas les «grosses fortunes». Comment peut-on accepter une telle injustice. Ces RMISTES ont été exclus du monde du travail, par justement ces entrepreneurs fortunés, et ce sont les Français, dans leur majorité, qui vont payer cette taxe sur le RSA par ce qu’ils, les entrepreneurs, ne veulent pas donner de salaires décents à ces malheureux qu’ils ont mis au banc de la société.
La droite c’est malheureusement ça, la lutte des classe et des clans se perpétue ainsi, tant que les uns comme les autres ne voudront pas admettre que la France est un pays ou tous ont le droit de vivre décemment, il y aura ce clivage de la société, ce que je ne constate pas chez les Allemands.
L’ISF est un impôt critiquable certes, mais c’est un moyen de financer les besoins de l’Etat en prenant un peu à ceux qui ont beaucoup.
«Bien que cela n’est rien à voir avec cet article, ce qui vient de se passer en Corse avec la propriété de Christian Clavier est révélateur de ce que notre droite peut faire en termes de justice. Combien de propriétés ont été dévalisées voire incendiées en Corse sans que pour autant le responsable de la sécurité soit limogé, cette connivence entre le chef de l’Etat et Christian Clavier a quelque chose de révoltant».
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