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La véritable histoire du 11 septembre |
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| 17-03-2008 07:17 - 3071 visites - Flux International - Ecrit par drzz - Lire son flux RSS | |
![]() LE FIGARO - A quelques jours du cinquième anniversaire du conflit irakien, une étude du ministère américain de la Défense reconnaît que Saddam n'avait aucun lien avec al-Qaida. Mais bizarrement, il a fait marche arrière sur sa communication. Comme il s'agit d'un sujet sur lequel le blog drzz s'est penché à plusieurs reprises, j'ai lu le fameux rapport pour vous.
On s'améliore au Pentagone. On admet enfin que le régime de
Saddam Hussein, que l'on disait laïque, était en fait très lié au
terrorisme islamiste - un point déjà démontré de multiples fois par le
blog drzz. Mieux, on ajoute que "le terrorisme d'Etat était devenu une telle routine que l'Irak avait créé un bureau pour recruter et financer des terroristes."
Le premier chapitre est d'ailleurs intitulé "terrorisme d'Etat" et
détaille les actions paramilitaires des Fedayeens de Saddam Hussein au
Moyen Orient et en Europe - mais pas, ô surprise, aux Etats-Unis. [.../...]
La même hypocrise flagrante existe au sujet du Mukhabarat, les services secrets irakiens. Le plus comique dans l'histoire c'est que le rapport se fonde sur la base de données HARMONY, à Fort Leavenworth. En 2004, lorsque les citoyens américains se sont révoltés face à l'apathie de leurs services de sécurité qui ne semblaient pas vouloir étudier les documents en question, HARMONY avait été ouverte au public et ses documents postés sur le web. ![]() Le 12 septembre 2001, comme rapporté dans le livre du général DeLong, no 2 du CENTCOM, les officiels américains discutent de l'implication irakienne dans le 11 septembre. Elle est évidente. "Une chose à la fois, réplique Bush. D'abord l'Afghanistan," comme cité dans le livre. En novembre 2001, le Aman, le renseignement militaire de l'armée israélienne, confirme ses premiers soupçons et désigne l'Irak comme responsable. D'autres voix s'expriment, tel James Woolsey, ancien patron de la CIA. Parallèlement, Rafi Eitan, ex-directeur du Mossad, lance aux médias : "je n'ai aucun doute, quel qu'il soit, sur l'identité du cerveau de ces attaques. C'est le dictateur irakien". Mais les Américains sont déjà engagés en Afghanistan. Les attaques d'anthrax bouleversent les plans de l'administration, qui se voit obligée, une fois l'offensive en Afghanistan terminée, de demander des plans d'invasion de l'Irak. Le temps presse, les Etats-Unis ne sont pas seulement vulnérables face aux kamikazes, mais aussi face à des attaques biologiques d'une léthalité inégalée. L'histoire du 11 septembre et de ses conséquences se trouve ici résumée. Il y a fort à parier, toutefois, qu'elle figurera dans les livres d'histoire de 2030, voire 2050, pas avant. Celle qui la supplantera jusque là sera celle issue du travail de sape auquel nous assistons. 1- Dans ses conclusions, la Commission du 11 septembre, à l'été 2004, demande au renseignement d'explorer toutes pistes pouvant montrer une collaboration d'un Etat avec les terroristes du 11 septembre. Des Etats sont cités : Iran, Soudan, Syrie... Mais pas l'Irak. 2- La Commission du 11 septembre parle de "liens entre l'Irak et Al-Qaeda" mais ajoute aussitôt "mais pas pour porter atteinte à la sécurité des Etats-Unis". Dire que dix-huit kamikazes dirigés par un doctorant en architecture aient pu détourner quatre avions et les lancer simultanément sur des cibles de grande importance, tout ceci après s'être entraînés dans une grotte en Afghanistan, ça peut convaincre le chaland ignorant. Les gens sont amnésiques. Mais pas les autres. Aucun groupe terroriste durant la guerre froide ne vivait par lui-même. L'argent, les planques, les faux papiers et l'entraînement nécessaires exigent la présence d'un Etat-sponsor. 3- L'enquête sur les attaques d'anthrax passe à la trappe. Elle n'a pas été résolue et ne le sera jamais. C'est le talon d'Achille de la Commission du 11 septembre. L'anthrax n'est pas une arme biologique que l'on peut produire soi-même. Tout comme l'énergie nucléaire d'une bombe sale, elle doit être vendue par un Etat, en l'occurence ici l'Irak, comme confirmé par une étude publiée dans le numéro de mars 2007 de l'International Journal of Intelligence and CounterIntelligence. Aucun "groupe terroriste" indépendant n'a les moyens de se procurer de l'anthrax. L'ombre d'un Etat plane derrière ces attaques, raison pour lesquelles l'enquête n'aboutira pas, même si le mal a été traité entretemps. ![]() 4 - Le gouvernement américain se retrouve dans une position loufoque. Il affirme que l'Irak était un Etat-sponsor du terrorisme mondial - mis à part Al-Qaeda. Il demande au renseignement de déterminer une possible assistance étatique aux attentats du 11 septembre - excepté l'Irak. Il explore toutes les voies possibles sur l'origine de l'anthrax - excepté la piste irakienne. Et beaucoup tombent dans le panneau. 5 - Le Pentagone finit par se contredire grossièrement. Il cite officiellement l'Irak parmi les sponors du jihad islamique égyptien. Bien. Mais ce qu'a oublié l'auteur du rapport, c'est que les kamikazes du jihad islamique égyptiens sont des affiliés d'Al-Qaeda depuis juin 2001. Ils portent des bandanas rouges qui les distinguent de leurs concurrents. C'est le cas des jihadistes du Vol 93 qui se sont écrasés en Pennsylvanie. Comme me l'écrivait Laurie Mylroie encore hier, "l'administration est dans de beaux draps. Elle a voulu ménager la chèvre et le chou, éteindre la polémique sur les erreurs précédant le 11 septembre tout en visant sa source, l'Irak. C'est une erreur monumentale. Aujourd'hui, les Américains ne savent pas pourquoi ils sont en guerre, et une bonne moitié d'entre eux s'apprête à porter à la présidence Barack Obama, qui sera encore plus faible que Clinton sur les affaires de sécurité nationale. L'Irak est le conflit le plus justifié depuis l'entrée en guerre des Etats-Unis après Pearl Habor, mais le carriérisme des élites de Washington a tout ruiné. Nous ne savons pas encore comment tout cela va se terminer, mais vu la manière dont ça a commencé, je suis pessimiste."
Commentaires (3)
benyamin nethanya a dit:
RUB a dit:
VAUTIER a dit:
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10 juin

une usine irakienne en 2002. Il envoya sa traduction à l'agence onusienne de l'Energie Atomique (AEIA), la pressant de divulguer l'information. Pour toute réponse, l'AEIA publia un communiqué accusant les Etats-Unis de placer des informations sensibles à portée de tous. HARMONY fut fermée au public. Cela s'appelle du révisionnisme ; cover-up en anglais.

