La trêve conclue la veille entre le gouvernement irakien et le mouvement de Moktada Sadr est respectée dimanche à Bagdad, après un mois et demi d'affrontements dans l'est de la ville.
Les habitants de l'immense bidonville chiite de Sadr City ne faisaient état d'aucun combat, ni dans la nuit ni dans la matinée. Des centaines de personnes ont été tuées en sept semaines de violences à Sadr City, bastion de l'Armée du Mahdi de Sadr, qui abrite deux millions d'habitants au bord de la crise humanitaire.
Malgré le retour du calme, les deux hôpitaux du quartier ont admis pendant la nuit un mort et cinq blessés. Dans les vingt-quatre heures précédant la conclusion de la trêve, les combats avaient fait 19 morts et 116 blessés.
L'armée américaine d'occupation en Irak, commentant pour la première fois l'annonce de la trêve, a salué les efforts menés pour mettre fin à la violence à Sadr City. "Comme nous l'avons toujours dit, nous appuyons toutes les solutions politiques, à Sadr City comme ailleurs en Irak", a dit le colonel Jerry O'Hara, l'un des porte-parole de l'armée américaine d'occupation à Bagdad.
L'accord conclu entre le groupe parlementaire sadriste et l'Alliance irakienne unifiée, la coalition chiite au pouvoir, prévoit l'acheminement d'une aide humanitaire d'urgence aux habitants de Sadr City, ainsi que la réouverture des principales artères du bidonville.
Ali al Adib, membre du parti islamiste Daoua du Premier ministre Nouri al Maliki, a déclaré samedi à Reuters que le pacte prévoyait que les miliciens sadristes déposent les armes et cessent de tirer des roquettes et des obus de mortier sur la "zone verte" du centre-ville où sont regroupés ambassades et bâtiments publics.
Il a précisé qu'il n'avait pas été question de la dissolution de l'Armée du Mahdi, que Maliki avait dans un premier temps exigée, faute quoi il menaçait d'empêcher le mouvement sadriste de se présenter aux élections régionales clés d'octobre prochain.
Sadr a contribué à l'arrivée au pouvoir de Maliki en 2006 mais a rompu avec le Premier ministre il y a un an à la suite du refus de ce dernier de fixer un calendrier de retrait des forces américaines.
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