Notre vie nous coûte cher.
Si on réfléchit un peu à tout ce que l’on paye pour se maintenir en vie pas forcement en santé, on ne peut que se poser la question, est ce bien utile de vivre si vieux ?
Gros problème, j’ai commencé à payer dès l’âge de 18 ans les assurances sociales qui sont devenues la Sécurité sociale que tout le monde ne paye pas d’ailleurs, il faut être soit salarié soit faire parti d’une caisse rattachée à la Sécurité sociale, les militaires sont à part, de même que les fonctionnaires et agents de l’Etat qui ont un régime à eux ainsi que les commerçants. Les professions libérales sont rattachées à une caisse elle même rattachée à la Sécurité sociale. Tout cela constitue un patchwork compliqué dont il est difficile d’avoir une idée sur ceux qui payent vraiment la sécurité sociale.
Ce que l’on sait c’est que ce sont les salariés qui paient le plus. Les cotisations sont prélevées directement sur leur salaire contrairement à beaucoup de professions dont les déclarations sont faites par les intéressés, ce qui laisse la porte à toutes suppositions. Les salariés ne reçoivent de ce fait qu’un salaire dit net soit : SN résultant du prélèvement, par l’employeur, des cotisations sociales soit : CS sur le salaire dit brut SB. Les patrons payent des cotisations sociales sur le salaire brut SB du salarié, c’est à dire sur son salaire net augmenté des cotisations sociales que l’on a prélevées directement, soit SB=SN+CS donnant le salaire brut. La sécurité sociale reçoit donc d’une part les cotisations sociales du salarié soit : CS, et les cotisations sociales patronales soit : CP sur le salaire brut SB du salarié. Le salaire payé par l’employeur correspond à la somme de ces trois parties soit : STB=SB+CP. (CS+CP) sont des pourcentages variables, dépendant des régimes professionnels, fonctions du salaire brut SB du salarié. Toute augmentation de salaire brut SB a pour conséquences d’augmenter SN, la charge patronale STB mais aussi ce que perçoit la sécurité sociale soit (CS+CP) payées par l’employeur à l’URSSAF,« Union Régionale de Sécurité Sociale et d’Allocations Familliales ». D’autre part sur le salaire net du salarié SN, moins certaines cotisations sociales, sont prélevés les impôts directs.
Il n’y a que les salariés du privé qui sont soumis à ces prélèvements. Les revenus du capital pour les plus riches n’en sont pas soumis et aussi bien sur pour beaucoup de Français.
La stagnation des salaires imposée par le patronnât conduit à l’appauvrissement des Français et par voie de conséquence à celle du pays puisque les cotisations reçues par la sécurité sociale (CS+CP) sont figées, ainsi que les impôts sur les salaires. Or, un pays ne peut vivre s’il n’y a pas accroissement de sa richesse, de sorte que le blocage des salaires conduit nécessairement à une baisse de la croissance d’autant plus importante que tout augmente.
Ce qu’il faut retenir, c’est que (CS+CP), ce que reçoit la sécurité sociale ne croissent pas, alors que la charge des dépenses de santé ne cesse d’augmenter.
La réduction des remboursements des dépenses de maladie, le déremboursement des médicaments au nom d’un service médical rendu insuffisant, l’instauration des franchises médicales sont la conséquence de la stagnation des salaires. Si l’on ajoute à cela, la multiplication des dépassements d’honoraires des médecins libéraux pour compenser l’insuffisance de leur revalorisation tarifaire, bien qu’ils n’hésitent pas à multiplier les actes médicaux, c’est toujours cela de pris, l’augmentation des cotisations des mutuelles, et si les remboursements des frais d’optique sont supprimés, la charge sur les épaules des salariés en terme de santé est énorme.
Ce qui est curieux c’est que les gens avalent tout cela sans rien dire ou presque et qu’il y a encore des inconscients qui soutiennent cette politique contraire à la richesse du pays.
De tous ces paramètres qui pèsent sur les Français le plus important reste celui des dépassements d’honoraires. A titre d’exemple, pour une prothèse de hanche, 72 % des patients doivent payer à l’hôpital en moyenne 225 ? et 455 ? dans une clinique privée. Pour une opération de la cataracte, 71 % doivent payer 91 ? dans le public et 200 ? dans le privé. A cela, il faut ajouter les frais de spécialistes cardiologues et anesthésistes qui sont majorés. Il y a quelques années mon épouse à été opérée d’une gonarthrose à chaque articulation du genou dabs une clinique privée spécialisée. A chaque intervention nous avons payé pour la première 6000,00 francs et pour la seconde 9000.00 francs. Pour une cataracte dans une clinique du 16ème j’ai payé, il y a 4 années 4000,00 francs. Nous avons certes bien été opérés mais les soins post opératoires dans ces cliniques ne sont pas à la hauteur.
Les dépassements d’honoraires font l’objet des discours des responsables politiques affirmant qu’il est nécessaire de revoir le système, paroles de politiques, comme s’ils ne savaient pas depuis longtemps, ce qui se pratique, d’ailleurs se sont ces praticiens qui sont les plus fervents supporters de la politique actuelle. Roseline Bachelot ministre de la santé à affirmé à plusieurs reprises que ces dépassements d’honoraires constituent un problème majeur d’accès aux soins, il n’y a que les inconscients qui ne le savent pas.
Tout le monde à une mutuelle (complémentaire santé) ou presque, mais ces mutuelles que l’on paye, d’une part sont chères et d’autre part ne remboursent, loin s’en faut, toutes les dépenses qu’à un plafond dépendant de votre contribution mensuelle ou trimestrielle. Pour les dépassements d’honoraires, il faut l’accord préalable de votre muruelle pour un montant déterminé. Le dépassement de ce seuil est à votre charge. Tous les gouvernements ont laissé faire, de sorte que maintenant cette pratique s’est généralisée. On ne peut se faire soigner sans payer à ces praticiens, dont la plupart abusent, des dépassements d’honoraires. la pauvreté ne les atteints pas.
j’ai calculé lors de mon opération de la cataracte combien ce spécialiste recevait dans sa matinée dans cette clinique du 16ème, 40.000 francs environ correspondant à dix patients à 4000 francs sans compter ce que lui versera la Sécurité sociale, l’opération de la cataracte ne dure en gros qu’une vingtaine de minutes.
Autre exemple, j’ai fait de la varappe à Fontainebleau, vous connaissez, c’est de l’escalade sur les rochers, et je suis tombé d’environ 5 à 6 m. J’ai été opéré du genou droit dans une clinique spécialisée dans les traumatismes sportifs. J’ai très bien été soigné, mais à la dernière radio de vérification l’agent me demande un coût élevé, qui me surprend, et je lui réponds, c’est la quatrième vous exagérez. Il me répond, mais vous avez une mutuelle, sans commentaire. J’ai écris au directeur de la clinique qui ne m’a pas remboursé.
Pour la Confédération des syndicats médicaux français, la majorité des dépassements d’honoraires résultent d’une inadéquation entre la valeur des actes retenus pour le remboursement par l’assurance maladie, et le coût réel pour les médecins, ainsi qu’a une répercussion des assurances professionnelles des spécialités à risques. Bien entendu ces praticiens ne veulent pas perdre de l’argent, de même que tous les commerçants qui répercutent sur ceux qui ne peuvent le faire, c’est à dire nous, ce qu’ils estiment de nous faire payer.
Comment résoudre cette équation qui fait que notre santé est hors de prix, par une révolution, qui ne peut que survenir à force de tirer sur la corde.
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