La relance de la consommation ?

23 Feb 2009
                      Note: / 11 - BofSuper 
par anidom 814 hitsflux de ce reporter son flux flux de ce theme flux Tribune libre

Analyse.

Important sujet qui divise les Français, tant une décision de relance par l’augmentation des salaires peut être lourde de conséquence aux yeux de certains et profitable pour d’autres, mais ne faut-il pas raisonner en terme de justice sociale ?

Pour fixer les bornes économiques du problème, il nous faut considérer la bande passante qu’il y aurait dans la répartition des revenus entre les actionnaires et les salariés, fruit du travail de tous, sur le coût de nos produits, pour l’augmentation des salaires qui serait porteuse d’une relance de la consommation ?

Sur le coût de nos produits fabriqués avec nos charges et nos marges, l’effet de la concurrence intérieure de ceux que nous importons est direct, s’ils sont plus cher que ceux importés, ils ne se vendent pas, de même, que le coût de ces mêmes produits que nous exportons s’ils sont plus cher que ceux des pays qui en feraient l’importation, ils ne sont pas achetés, la valeur qualitative des produits étant de second ordre.

Nous devons dans les deux cas être moins chers que les autres qui exportent et qui importent. C’est, en d’autres termes, l’effet direct de la mondialisation qui pour nous, pays riche au niveau de vie élevé, nous met dans une situation de dépendance aux marchés extérieur et extérieur. Les conséquences sont celles que nous connaissons, délocalisations, licenciements, CDD, travail partiel, fermetures d’usines, et chômages.

Nos industries sont directement influencées par ce commerce mondial qui menace leur existence, et par voie de conséquence notre niveau de vie. Il touche principalement les produits de grande consommation. Pour ceux relevant de technologies de pointe armement, nucléaire, luxe, transports, aéronautique, spatial,…. nous restons compétitifs puisqu’ils sont protégés pour la plupart par des brevets et conditionnent une main d’?uvre hautement qualifiée.
Pour ceux d’usage courant, il nous faut donc être moins cher pour vendre, nos charges et nos marges bien supérieures de celles des autres pays grèvent leur prix de revient, et de ce fait, ces pays à bas coûts noient le marché mondial de leurs produits d’autant qu’ils sont de qualité s’ils sont fabriqués sous dépendance Française. L’incidence des augmentations des salaires ne ferait qu’accroître le prix de vente, c’est l’argument patronal qui ne cesse de réclamer la réduction des charges, sans évoquer les marges.
En contre partie, l’effet sur nos moyens de production se trouve atténué si nous utilisons ces mêmes produits dans nos productions, ils en réduisent ainsi le coût. C’est visible pour l’informatique grand public qui serait plus coûteuse si elle était de fabrication Française.

C’est aussi pour cela que l’automatisation des moyens de production et l’informatique associée ont eu un tel développement que dans l’automobile par exemple, la robotisation a pris une telle importance que la main d’?uvre a été considérablement réduite voire même, dans certaines productions, supprimée. Ce dont le patronat n’évoque jamais l’importance étant donné que dans ce cas il n’y a plus de charges sociales, mais des amortissements.

C’est vrai dans la mesure oú seuls sont pris en compte dans le raisonnement les salaires payés aux salariés et pas ceux payés aux actionnaires. Il est bien évident que tout ce qui est payé intervient dans le prix de vente, c’est donc une balance entre ce que l’on donne à certains et ce que l’on ne donne pas aux autres dans une enveloppe globale maintenue constante pour ne pas vendre plus cher.

La distribution des fruits du travail à toujours été le problème entre le patronat et les syndicats dans le cas de grandes entreprises. Pour les petites entreprises le problème n’est pas du même ordre, le patron est plus proche de ses salariés de sorte que s’il veut que son affaire tourne bien, il lui faut reconnaître leur travail à sa juste valeur.

La richesse des uns fait la pauvreté des autres à enveloppe globale constante, une meilleure répartition des revenus permettrait cette bande passante qui serait profitable à tous par une augmentation des salaires adaptée en fonction du niveau de responsabilité sans que l’échelle soit rompue. La réduction des écarts dans le haut des revenus est primordiale.

Les entreprises du CAC 40 ont versé en 2008, 54,2 milliards d’euros à leurs actionnaires ce qui est considérable quand sur cette même année les salaires ont été bloqués. C’est donc une situation injuste qui met la nation en danger car, pendant ce temps, la consommation s’est contractée et les achats se sont réduis, c’est donc hyper improductif. Cette politique patronale s’avère néfaste ne privilégiant pas la consommation pour un profit maximal aux actionnaires.

Laurence Parisot n’apprécie pas la décision d’un salaire maximum des patrons dont les entreprises sont aidées par l’État. Elle estime qu’il est ni normal ni souhaitable que l’État décide des salaires des chefs d’entreprise, on se rend bien compte qu’elle n’a pas une vision entière du problème et ne voit pas plus loin que le pas de sa porte. Elle souhaiterait que ce soit les chefs d’entreprise qui se régulent eux mêmes, mais est-ce raisonnable de le penser quand on constate que ce n’est pas le cas, c’est de sa part un manque de responsabilité.

Pour Laurence Parisot, c’est «typiquement de la responsabilité du patronat» et non de l’État d’encadrer si nécessaire les rémunérations des dirigeants. «Ce n’est pas à l’État de le faire», a-t-elle dit.«C’est pour cela qu’il y a le code Afep-Medef», a-t-elle ajouté. Avec l’Association françaises des entreprises privées (Afep), le Medef a édicté ce code qui prévoit notamment de limiter les indemnités de départ ou «parachutes dorés» des dirigeants des sociétés cotées en bourse. «La quasi totalité des sociétés du SBF 120 y ont adhéré», s’est félicitée Mme Parisot.

Mais ce n’est plus ce scandaleux problème, c’est aujourd’hui celui de la répartition au tiers, voire moins et plus, du fruit du travail, moins d’un tiers pour les actionnaires, plus d’un tiers aux salariés et le dernier à l’entreprise, avec une réduction des marges si possible. La proposition de Sarkozy, qui est déjà une approche, vient trop tard et pour laquelle il n’a rien fait d’autre qu’une annonce sachant comme il l’a dit dans son allocution télévisée le mercredi 18/02/09 que le statuquo n’est pas tenable, «cette question sera débattue entre les partenaires sociaux et si des progrès ne sont pas réalisés, l’État prendra ses responsabilités».
Or comme je l’ai relaté dans mon article, cliquez ici, que les entreprises sont maître chez elles, ce ne peut être que des paroles. Pour Laurence Parisot cette répartition au tiers est une fausse bonne idée.

Il faut bien comprendre que Sarkozy à peur, il a toujours soutenu le patronat, sa politique comme celle de son prédécesseur a été construite sur des réformes visant à réduire les dépenses de l’État, ce qui peut se comprendre, donc à ne pas augmenter les salaires, juste le minimum, et à réduire les effectifs qui dépendent de lui. C’est ce que l’on appelle appauvrir les Français en ne respectant pas les obligations de l’État d’assurer un devoir national d’égalité entre eux, la réduction des effectifs touche principalement les plus vulnérables. Une autre orientation politique aurait été préférable.

Or au départ, il s’est privé de moyens financement par le plafonnement à 50% des impôts avec effets rétroactifs, il a permit la défiscalisation des heures supplémentaires qui, en favorisant certains, n’ont fait qu’accroître le chômage des autres, ce sont donc des recettes fiscales et sociales qui manquent lourdement pour une relance de la consommation pour l’augmentation des salaires, pour l’investissement, et pour l’indemnisation du chômage.

La dessus, la révolte des Français, qui ne pouvait ne pas survenir, s’exprime dans la rue mêlant le privé au public, et à la Guadeloupe. Le gouvernement submergé par l’ampleur de la révolte et par l’augmentation du chômage ne sait plus comment reprendre la main d’autant que la crise financière est survenue, et il ne l’a pas vu venir. Il paye lourdement les avantages fiscaux qu’il a fait et qui ne lui ont pas été rendus par ceux qu’il a favorisés.

Pour faire face aux besoins du financement des entreprises il a offert aux banques responsables de la crise, par une gestion irresponsable, des moyens financiers de plusieurs milliards et a programmé un plan de relance industriel qui, il faut le reconnaitre n’apparait pas suffisant et qui surtout n’a pas d’effet immédiat, voire la relance économique ici. De plus, on vient d’apprendre que l’État va apporter sous forme de prêts subventionnés 2 à 2,5 milliards d’euros au nouvel ensemble issu de la fusion des banques populaires et des caisses d’épargnes, qui serait chapeauté par le secrétaire adjoint de l’Élysée François Pérol jugé choquante par l’opposition, cliquez ici. .

Nous dépensons donc énormément alors que l’État n’avait pas d’argent, c’est dire combien notre dette bondi et qu’il va falloir un jour rembourser. Elle atteint à fin janvier 1323,9 milliards soit 69,1 % du PIB. A cela, il vient d’annoncer les 18 et 19 février à la suite de la manifestation du 29 janvier et de la révolte de la Guadeloupe, 2,6 milliards d’euros pour les classes moyennes et 580 millions pour la Guadeloupe et les autres îles des petites Antilles, et ce n’est probablement pas terminé. De plus, pour ne pas laisser en reste les revenus élevés, la réduction d’impôts sur le revenu va aussi être étendue à ces revenus.

Présentée comme un coup de pouce de 1,1 milliard d’euros aux classes moyennes, la suppression des tiers provisionnels de mai et septembre, dus au titre de 2008, va profiter à des «revenus élevés», regrettent les deux députés Didier Migaud PS et Gilles Carrez UMP dans cette note destinée aux membres de la commission. La mesure, si elle n’est pas modifiée par les parlementaires, va concerner, par exemple, des couples avec trois enfants dont les revenus atteignent près de 52.000 euros annuels, voire les échos.fr en cliquant ici.

Tout cela donne le vertige, et l’on ne voit pas comment une relance de la consommation peut être programmée autrement que par une meilleure distribution des bénéfices sous forme d’un tiers amélioré pour les salariés, n’en déplaise à Laurence Parisot. Il y va de l’avenir de nos entreprises mais aussi de nous tous. 

Lire la suite : http://anidom.blog.lemonde.fr/2009/02/23/la-relance-de-la-consommation/.

Commentaires (14)add comment

ANDREA a dit:

Bonsoir
Anidom

Que peut-on ajouter à un si bon article rempli de justesse et de très bonne réflexion.

Ah! Laurence Parisot, elle ne veut surtout pas que l'on impose quoique ce soit aux patrons. Et comme vous le dites si bien, elle ne voit pas plus loin que le pas de sa porte.

Un vote Super.
Amicalement.
ANDREA.
 
Abus
vote -
vote +
February 23, 2009
Votes: +0

Dominique Dutilloy a dit:

...
Il faudra bien que les salaires, que les pensions de retraite, que les prestations sociales, que les minima sociaux... augmentent !

Peut-on raisonnablement penser que les prix doivent augmenter de jour en jour, sans penser que, du jour au lendemain, les gens ne descendront pas dans la rue ?

Je me répète, [i, et, je n'accuse pas l'€uro de tous nos malheurs(loin de là !), mais Lionel Jospin, Premier Ministre de cette Gauche "Plurielle" de Cohabitation, aurait dû bloquer tous les prix aux services et à la consommation, lorsque l'€uro est devenue la monnaie unique de notre Pays... C'est mon opinion, qui n'engage que moi !

Alors, peut-être faudrait-il faire une politique de relance à la consommation ?
 
Abus
vote -
vote +
February 23, 2009 | url
Votes: +1

laury a dit:

La relance ?
Bonsoir a tous Anidom un grand merci pour récapitulation de la plupart des problèmes
de notre payset je suis bien de votre avis .
Un des principaux problèmes et qui ne s'arrange apparemment pas s'est bien la grande
Famille "békés du CAC 40 nous avons la une représentation de nos békés continentaux qui
quoi qu'il arrive grandisse inexorablement ,donc ce n'ai pas un manque, d'argent,de prix,de compétitivités,de charges trop lourdes,un des problèmes Français actuel est bien un problème de répartition que le Napoléon de service a encore a gravé et en ancien
ministre des finances il savait pertinemment que cette crise couve depuis fort longtemps lui le président du pouvoir d'achat des riches oui mais ils ne lui sont même pas reconnaissent !La France est déjà plus faible que la Roumanie ou nous pourrons bientôt demander asile a des exigences qui ne vont plus du tout avec ses finances mais nous continuons a faire comme si de rien n'était combien de temps?

@ Dominique bien sur le blocage des prix a l'arrivée de l'euro aurais freiné un peu mais pour mieux ce rattraper ensuite regarder ce qui ce passe avec le prix de l'énergie du gaz surtout ? Je n'ai pas souvenir que quel que soit le pays qui a adopté l'euro est bloqué les prix (vous me corrigé s'il y a erreur) Non simplement la distribution alimentaire en France est un vrai scandale !
Amitiés Laury smilies/cry.gif
 
Abus
vote -
vote +
February 23, 2009
Votes: +2

Ludo a dit:

...
Beaucoup de mesures ressemblent à un pansement sur un plâtre.

Il est vrai qu'une relance ne pourra passer que par une meilleure distribution des bénéfices, mais aussi par une réorganisation complète du commerce.

Par exemple, doit-on continuer à appliquer la loi de l'offre et la demande sur les produits de première nécessité? (alimentation, santé...)

Comment peut-on réorganiser notre commerce interne comme par exemple favoriser la vente en directe en faisant abstraction des prix du marché?







 
Abus
vote -
vote +
February 23, 2009
Votes: +2

anidom nidolga a dit:

...
ANDREA bonjour,

Nous avons le patronat le plus sectaire de l’Europe, et depuis que je suis né, les problèmes n’ont pas changés, c’est le combat permanent entre les salariés et le patronat.

C’est triste mais les Français ont donné une majorité de droite, alors il n’y qu’à subir pour ceux qui ne sont pas satisfaits.

Regardez les millions d’euros qui sont en jeu dans cette fameuse enchère du siècle, comment ces personnes ont pu avoir tant d’argent pour acheter ces œuvres alors qu’il y tant de misère dans le monde, c'est honteux !

 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009 | url
Votes: +2

Veritas a dit:

...
"Nous avons le patronat le plus sectaire de l’Europe"
ALORS LA, NIDOLGA, C'EST COMPLETEMENT D'ACCORD; 5/5 , 200% !!!!!!!!!!!!!
 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009
Votes: +2

anidom nidolga a dit:

...
Dominique Dutilloy bonjour,

« Il faudra bien que les salaires, que les pensions de retraite, que les prestations sociales, que les minima sociaux... augmentent ! »

Certainement Dominique, mais à minima.

Le pouvoir est à droite avec le patronat, alors si rien ne contraint le gouvernement et le patronat, pourquoi voudrais-tu que cela change ?

Quand à l’euro Dominique, il n’a rien à voir avec la relance de la consommation.
 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009 | url
Votes: +2

anidom nidolga a dit:

...
Laury bonjour,

Que puis-je écrire de plus que ce que vous avez écrit.

La richesse aux uns et la pauvreté aux autres, le monde est ainsi fait.

Regardez les millions qui valsent dans cette fameuse enchère du siècle, une honte pour l’humanité alors qu'en Afrique les enfants meurent de faim, voila la réalité de notre monde.

On a fait de Yves Saint-Laurent un pédé une, gloire, mais on ne fait rien pour ceux qui se dévouent pour ces enfants.
Le paradoxe de l’UMP qui ne reconnaît pas la pédocratie, mais glorifie cet homme, à qui il faut reconnaître son talent sans plus.

Il a travaillé il a bien gagné sa vie tant mieux pour lui.

Combien sont ceux qui ont du talent dont on ne parle jamais !

 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009 | url
Votes: +2

anidom nidolga a dit:

...
Ludo bonjour,

Oui des pansements, c’est la politique de ceux qui ne savent pas.

C’est comme en médecine, on pense par ce que l’on ne sait pas soigner autrement.

Quand le mal à dépassé le possible, il ne reste rien d’autre à faire que colmater les brèches, c’est le résultat d’une politique au jour le jour sans prévision, c'est-à-dire celle d’un parti politique ayant une majorité gouvernementale donc sans crainte d’un contre pouvoir.

 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009 | url
Votes: +2

anidom nidolga a dit:

...
Veritas bonjour,

C'est court bref et juste Veritas.
 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009 | url
Votes: +2

ANDREA a dit:

Bonsoir
Anidom,

Je suis entièrement d'accord avec vous et maintenant même si nous n'avons pas voté pour la droite, nous devons tous subir.

Mais entre salariés et patrons je me demande si un jour cela peut changer ?
Une honte en effet, alors que dans le monde et en France tant de gens souffrent de la misère, dans certains pays nombreuses sont les personnes à souffrir de la famine alors que les dirigeants s'en mettent plein les poches.
Dirigeant, patrons, nous sommes dans une sacré galère.

Un vote Super.
Amicalement.
ANDREA.
 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009
Votes: -2

new reporter a dit:

...
Bonsoir Amidom, je me permets de réagir à votre article.

Je vous cite :

"la répartition des revenus entre les actionnaires et les salariés, fruit du travail de tous,"

Les actionnaires sont devenus depuis quelques années les "juifs" (références aux années 30 en Allemagne) Ils sont responsables.

Ne croyez vous pas plutôt que les patrons de nos entreprises sont responsables de ce qui arrive? De par leur gestion et leur décisions, leur revenus et leur train de vie?

Les actionnaires sont jetés en pâture aux foules mais qui connait le montant des rapports sur actions?

Un exemple Air France connait des difficultés.

Connaissez vous les deux motifs principaux?

- Baisse de fret.
- Baisse des passagers en classe affaire.

En effet en raison de la "crise" les entreprises font des économies. Les cadres ne font plus de voyages inutiles, et ils utilisent les classes économiques. On privilégie la vidéo conférence.

Lorsque vous voyez de grosses berlines qui en sont propriétaires en général à votre avis? Réponse : Une entreprise.

Qui paie en général les factures dans les grands restaurants? (hormis nos gouvernants) Réponse : les sociétés.


Pourquoi ne l'ont ils pas fait avant de façon à faire des économies qui auraient pues être distribuées aux bas salaires des entreprises?

Concernant les caisses d'épargne. Il faudrait sans doute critiquer le président (ami de notre président ) qui en une dizaine d'années a vidé les caisses de la caisse. (c'est le cas de le dire)

La situation financière des caisses d'épargne et des banques populaires et désastreuse (bien pire que ce qui va nous être annoncé)

Le gouvernement n'a pas financé les banques. Il a simplement mis à leur disposition une somme d'argent qu'elles peuvent emprunter car elles ne se prêtent plus d'argent entre elles. Elles ont trop peur de ce qui est caché. (actions pourries, sociétés pourries qu'elles n'ont pas encore osé passer en passif mais qu'elles passeront petit à petit si la situation s'améliore )

Il ne faut pas dire que l'argent prêté n'apporte rien, il a sans doute empêché une situation pire que celle que nous connaissons. (c'est que ce qui est arrivé dans les années 30 aux états unis lorsque l'état a refusé d'aider les banques et les entreprises)

Peut être faudrait il comme le dit M Galois (qui citais un économiste dont j'ai oublié le nom) instaurer un rapport entre le plus petit et le plus haut salaire d'une entreprise?

Autre exemple :
Est il normal qu'un patron propriétaire d'une enseigne de bricolage finance d'énormes travaux de rénovation d'agrandissement augmentant de façon considérable son patrimoine tout en ne payant ses employés que 1050 euro par mois?

J'ai personnellement grandement apprécié votre article.

 
Abus
vote -
vote +
February 24, 2009
Votes: +2

anidom nidolga a dit:

...
ANDREA bonjour,

Question pertinente, est-ce que cela peut changer ?

J’ai travaillé près de 45 ans, et il a toujours fallu que je me « batte » pour assurer mon salaire, je n’ai jamais reçu de promotion autrement, et pourtant j’ai occupé d’importantes fonctions.

Je n’ai jamais été un fauteur de trouble et je n’ai jamais été syndiqué, à ma position ce n’était pas raisonnable.
J’ai toujours respecté mon patron et je lui ai apporté des brevets, des affaires, je n’ai jamais compté mon temps travaillant même de dimanche, j’ai toujours été au forfait, je l’ai énormément aidé, enfin j’ai fait le maximum.

A 60 ans, il m’a licencié pour embaucher un autre directeur alors que je pouvais encore travailler.

Sa société ensuite à fait faillite, il a eu la folie des grandeurs, ce pourquoi j’étais contre.

J’ai eu a gérer du personnel, les augmentations de salaire, et bien je puis vous affirmer que beaucoup de salariés si je n’avais pas été présent et accrocheur, n’auraient pas eu la promotion de leur travail.

Pour un patron, un sous c’est un sous, et moins on n’en donne, et mieux c’est pour lui.

Voila ma réponse.
 
Abus
vote -
vote +
February 25, 2009 | url
Votes: +1

anidom nidolga a dit:

...
new reporter bonjour,

Bien entendu que vous pouvez réagir à mon article et je vous en remercie

Dans cet article j’ai évoqué les revenus des actionnaires par ce que se sont eux qui font la politique de l’entreprise.

Le patron est nommé par eux et il applique les consignes.

Bien entendu qu’il a son mot pour fixer la répartition des salaires entre les salariés, mais pour ce qui concerne la répartition entre la part des actionnaires, les salariés et les investissements, c’est du ressort de la politique générale définie par eux.

Les patrons sont bien souvent des salariés, les actionnaires sont des propriétaires, ce sont eux qui ont le pouvoir sur l’entreprise, donc sur sa politique.

Sur le reste, que les entreprises fassent des économies, c’est bien normal. Pourquoi n’ont-ils pas fait des économies avant sur les factures de restaurants, des voyages, séminaires, de privilèges voitures, essence, etc… par ce qu’elles n’en éprouvaient pas la nécessité, c’était un gâchis.

Pour les caisses d’épargne et de la banque populaire, vous avez raison , la facture sera salée ils sont en perte de 2 milliards d’euros, et nous n’arrêtons pas de mettre des sous, encore dernièrement 2 à 5 milliards d’euros seront injectés sous forme de prêts par l’Etat.

Autant dire que s’ils seront remboursés, ils le seront sur les profits fait par ces banques sur les prêts qu’elles auront consentis.

En d’autres termes c’est l’emprunteur qui va payer les banques, l’Etat et les bénéfices, il ne faut pas croire au père Noël.

L’Etat ne finance pas les banques certes, il leur prête de l’argent que les Français rembourseront au prix fort, en d’autres termes ce sont eux qui payent la facture.

Que l’argent prêté serve certes, heureusement, mais il est mal prêté, l’Etat n’a pas de regard sur la gestion de cet argent.
Si la banque fait à nouveau faillite, c’est pour nos pieds.
Combien sont les patrons qui profitent dans le bâtiment de l’avantage qu’ils ont pour faire faire des travaux chez eux. Ils le font tous et depuis toujours.

Ils ne paient pas la TVA, et les fournitures qu’ils utilisent sont achetées au prix du gros.

Sans commentaires.
 
Abus
vote -
vote +
February 25, 2009 | url
Votes: +1

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security image
Entrez les caractères affichés


busy
  

36000€ reversés !

Les revenus publicitaires de C4N sont reversés aux reporters et commentateurs.

Ils ont gagné 50€

Rejoignez nous

Info reporters

Prochain versement des droits d'auteurs: début avril

Commentaires...

V comme Carnaval Vénitien à REMIREMONT d...
Tout simplement ma...- Lowacam
Lorsque King James règne sur Chicago.
LeBron James en di...- michel
Prévoir sa consommation, c'est désormais...
Cela dit, on peut ...- Gosseyn
François Bayrou...la fin des illusions.
Ma chère Sophy, ...- michel
l'homosexualité: on nait avec ou on le d...
Bonjour Edward, on...- Gosseyn
Régionales, la France en rose,
Je pense que l'His...- vieilleforge

Newsletter

Gratuit ! Les articles chaque jour par mail
Les infos de C4N



80astuces.jpg

C4N sur BFM

new_tetbfm-logo.png

Enquête

 

11 septembre 2001

11septembre.jpg

Signez la pétition Rejoignez Kassowitz, Bigard, et Marion Cotillard pour demander l'ouverture de l'enquête

 

Come 4 Heart

C4N et ses reporters ont déjà reversé plus de 1600 euros pour défendre des causes humanitaires ou sociales.