Cette réforme territoriale, tant attendue et si critiquée est désormais, dans ses grandes lignes, sur le portail du gouvernement
Cette réforme sera certainement au coeur des débats des prochaines
élections régionales, lesquelles vont mettre en place une assemblée de
transition, chargée surtout de préparer les structures à venir et c'est
alors que les coutelas vont sortir ! Songez...3000 conseillers
territoriaux à la place des 6 000 élus généraux et régionaux actuels !
Les places vont être chères et les partis vont défendre aprement la
pitance rapportée par leurs élus! Qui, dans le bas peuple, s'en
plaindra et pleurera sur le sort des 3000 perdants?
Pour en revenir à la réforme territoriale, le gouvernement va devoir
embaucher des logisticiens car, il semble que, d'après le texte mis en
ligne, les structures d'accueil des assemblées doivent géographiquement
perdurer. ("Une fois élu, le conseiller territorial siégera à la fois
au conseil général et au conseil régional. "Chargé de son département
et de sa région et fort de son expérience d'élu local, le conseiller
territorial sera mieux à même d'organiser l'action de ces deux
collectivités, non pas sur le mode de la concurrence mais de la
complémentarité" dixit Nicolas Sarkozy)
Les nouveaux conseillers territoriaux auront
donc deux casquettes et coifferont l'une ou l'autre selon qu'ils iront
sièger au conseil régional ou à leur conseil général
Cette disposition est une bonne chose pour la cohérence de l'action
locale, le conseiller territorial ayant ainsi accés à toute les clefs
("Ce nouvel élu développera à la fois une vision de proximité du fait
de son ancrage territorial et une vision stratégique en raison des
missions exercées par la région. Sa connaissance du mode de
fonctionnement des structures des deux collectivités, de leurs
compétences respectives et de leurs modalités d'interventions
juridiques, techniques et financières, lui permettra tout naturellement
de favoriser une articulation plus étroite de leurs interventions
respectives afin d'éviter les actions concurrentes ou redondantes sur
un même territoire" dixit Brice Hortefeux ").
.. Par contre il va y avoir
un gros travail de logistique à mettre en route pour rendre tout ceci
cohérent...dates de séances... transports..hébergement des élus etc...
Pour que cela fonctionne, il faudra que les nouveaux élus territoriaux
puissent consacrer tout leur temps à cette fonction; ce qui exclut,
pratiquement, pour ces derniers toute possibilité d'être actifs dans un
autre mandat.... On voit poindre une lueur d'espoir pour les 3000
recalés annoncés....
En ce qui concenre le mode d'élection, uninominal à un tour pour 80%
des élus, le bat blesse du coté des partis car ces 80% seront élus au
suffrage universel, canton par canton et on sait bien que, malgré les
discours officiels, les grands partis n'aiment pas la démocratie
directe car elle redonne la parole et le choix aux électeurs de voter
pour des personnalités locales au détriment des cadres des-dits partis.
Pour que tout cela fonctionne,
il va falloir ( bis repetita..), un mode de financement, mais ce débat
ne fait que commencer avec celui sur le remplacement de la taxe
professionnelle et ce sera très certainement la véritable pierre
d'achoppement de la campagne électorale qui commence dans les prochains
jours.
Pour illustrer ces propos, un extrait de l'incontournable Topaze avec Fernandel... n'allez surtout pas y voir une allusion aux élus concernés par 'article ci-dessus.....Nous savons tous que ces pratiques détestables ne sont plus d'actualité..
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c'est bien sur le sens de mon billet, merci JMC06; les conseillers territoriaux devront aussi être effiaces et compétents puisque leur champ opérationnel va être étendu
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N'aurait il pas été plus simple de supprimer purement et simplement les conseils généraux et de transférer leurs prérogatives à la région?
Cela aurait permis de limiter une partie des frais et des gaspillages mais surtout une meilleure solidarité régionale et un certain équilibrage entre les départements pauvres et les départements riches.
Je pense malgré tout que la décentralisation a créé des potentats locaux et a accentué les injustices entre régions pauvres et régions riches.
Certaines charges (le social, les routes nationales) auraient du rester à la charge de l'état. La départementalisation accentue trop les inégalités et détruit la notion de solidarité nationale.
La seule région qui s'en sort une fois de plus est Paris (dont le taux de taxe foncière est plus de 4 fois inférieur à certaines villes de province) normal puisque c'est l'état qui entretien les grande écoles, les musées, les ministères.... et c'est Paris qui en tire le bénéfices. (Restauration, tourisme, locations.......)