36559 articles
135792 commentaires
Tunisie : Le glaive contre la balance |
|
|
Sonia 717 hits son flux
Politique Publiez sur Facebook
LA GLAIVE CONTRE LA BALANCE
Tout pouvoir post- indépendance, en TUNISIE, est constitutionnellement illégitime, dans l’esprit et la lettre de la loi, la légitimité n’est donné que par les urnes et la volonté majoritaire des tunisiens, ni BOURGUIBA, ni son héritier BEN ALI, n’ont été élus, leurs pouvoirs ont été imposés aux tunisiens, par la torture, le meurtre et la violence, la prise de contrôle des institutions tunisiennes, est totale, et en premier lieu de la plus importante d’entre elles, la justice, une prise de contrôle dramatique et radicale, par une machine policière qui se substitue à elle en toute circonstance. Cette usurpation, naturellement, se fait par l’abus de pouvoir, les formulations dogmatiques et les tripotages qui ne respectent ni les codes, ni les procédures, ni le droit à la défense, ni ceux des accusés. La perversion de la justice, qui est le fondement même de tout état moderne, ne date donc pas d'aujourd'hui, BEN ALI n'est qu'un héritier continuateur; je refuse le révisionnisme de ceux qui affirment qu'il faut oublier les morts, je regrette, BOURGUIBA fait partie de cette histoire de la TUNISIE "moderne", analyser l'histoire de la Tunisie d'aujourd'hui, qu'elle soit culturelle, institutionnelle ou constitutionnelle, et plus encore, parler d'un des principaux idéaux républicains sur lequel doit se baser un pays et une nation, LA JUSTICE, ne peut se faire dans le bricolage et la forfaiture. Tout doit être transparent, quand on prétend mobiliser un peuple pour l’accomplissement de sa libération. Depuis plus de cinquante ans, la dictature tunisienne s’est acharnée à neutraliser l’esprit et le génie tunisien, la justice est le sanctuaire naturel de ce génie, pour notre pays ou pour tout autre pays, c’est en elle que le vivre ensemble doit s’imposer dans l’équité et l’ordre, pas l’ordre aveugle et injuste, la raison du plus fort, mais l’ordre harmonieux , le juste milieu et l’équilibre qui soulève une nation, un peuple à ses états de grâce ; or la mise au pas, dés les premiers temps de l’indépendance tunisienne de notre justice, par des abus de pouvoir et une mégalomanie furieuse, a réduit ce bastion républicain à sa plus simple expression, à une peau de chagrin qui ne provoque que terreur et mépris chez les tunisiens. La dictature a pervertie l’idée merveilleuse, l’idée même de la justice, pour en faire, un des principaux outils de dérèglement de la société tunisienne, des juges serviles et aux ordres, rien que dans l'apparat et le mensonge, pour annoncer des sentences aberrantes, calamiteuses au mépris la plus part du temps de la loi, des sentences très souvent criminelles, ce pouvoir des juges dans la soumission d'une dictature policière, relève du crime organisé, car des centaines de tunisiens ont passé leur jeunesse et leur vie enfermés dans des mouroirs, sous la violence de la torture, de la maladie et de la solitude, pour délit d'opinion , c'est à dire pour critique de la dictature, et refus de ses diktats, dans pratiquement tous les jugements des "crimes d'opinions", la torture fut pratiquée sur des innocents pour leur soutirer des aveux tronqués. Ce pouvoir d'intimidation et de terreur des magistrats aux ordres, fut toujours hors la loi, il sert d'alibi et de feuille de vigne à une dictature, qui a marginalisé le droit et les hommes de droits intègres, en transforment une institution fondamentale de la république en une sorte de chambre d'enregistrement des applications des peines; des peines décidés hors de tout contrôle juridique.
Il est clair, aujourd’hui, tellement la Tunisie est
meurtrie, que facilement, n’importe quel tunisien, peut se
transformer en procureur, ou en témoin à charge contre la dictature,
des crimes très graves ont été commis par elle contre la nation
tunisienne, il faut être lucide et comprendre que le redressement
national sera très difficile, après la libération de la Tunisie, à
accomplir, mais ce qui apparaît catastrophique aux simples profanes,
c’est la désolation et la perfidie de l’institution judiciaire, qui
est censée les protéger contre toutes les dérives et abus. Le système
judiciaire tunisien est un outil de répression du pouvoir exécutif, il
n'a rien à voir avec la justice et le droit, et encore moins avec la
vérité. Accepter que leur institution, basée sur le pacte républicain
et le serment, être, juste une vulgaire annexe du ministère de
l’intérieur, c’est pour ces magistrats, trahir la nation. Depuis
toujours , il lui faut lui reconnaitre cette qualité naturelle, la
dictature de BEN ALI, assume publiquement ses injonctions dans les
affaires de sa" justice", sa chose, sa justice, son paradoxe résidant
dans le fait que cette " justice "n’arrive pas à prononcer de
condamnation à l’encontre des violeurs, des spéculateurs, des
tortionnaires et des assassins, alors que, dans le même temps, elle
harcèle et poursuit les opposants au pouvoir dictatorial absolu, et
les magistrats, avocats et simples tunisien révoltés par le système
politicien qui les détruit. Il n'y'a aucun diagnostic exhaustif à faire de la justice tunisienne, tout est clair, elle n'existe pas en tant que tel, c'est une institution fictive, factice comme toute les institutions tunisiennes. Le système judiciaire tunisien façonné par le dictateur à ses mesures et à ses lubies, est un outil de répression apprivoisé et usé par un service contre nature, qu’il en perd le nord, BEN ALI s’en sert et l’use pour son propre pouvoir exécutif, personnel, pouvoir limité à sa seule personne. Ainsi la magistrature tunisienne est réduite à sa plus simple expression.BEN ALI ne se gène pas d'assumer le pouvoir absolu dans ses détails, et pour ce faire, il doit avoir, en tout premier lieu, des magistrats renégats à sa botte, des miliciens aux ordres, pas au service du droit, ceux des juges qui ont des velléités revendicatrices ou pas de servir le droit, et rien que le droit, sont des ennemis de son système, à mettre hors d’état de nuire , à éliminer, il n’hésite d'ailleurs pas à le faire avec une facilité déconcertante, il n'existe aucun contre pouvoir en TUNISIE à ses folies, et il assume publiquement ses injonctions dans les affaires de la justice, le pays tout entier est sous son contrôle, sa vision d’être fruste et ignare, ne lui permet que d’exister dans son présent, l’avenir de la Tunisie et des tunisiens reste l’accessoire pour lui, c’est l’épouvantail qu’il agite , le leurre qu’il brandit aux yeux de ses commanditaires. Il vit totalement dans le fait du prince, cette réalité diabolique, folle de la dictature de ben Ali, est aussi acceptée avec servilité par la majorité des fonctionnaires de la justice. Il ne faut pas hypostasier un ordre en soi, l’ordre selon BEN ALI et ses magistrats exécutant est un état de déséquilibre constant, il est dans le paradoxe, dans la chose et son contraire, la jurisprudence dans cette façon de faire est une damnation impropre, elle est toujours dans le fait accompli qui déshonore le droit et l’éthique, c’est l’hystérie liberticide élevée à la hauteur d’un culture de gouvernance. En revanche la justice véritable , elle, ne se soutient que de principes censés ne refléter aucun arbitraire, partant de là, elle ne peut avoir aucune forme de réalité propre en TUNISIE, les récentes parodies de justice dans les révoltes syndicales du bassin minier du sud tunisien, le harcèlement des accusés, des avocats, les actes d’accusations qui tiennent des tribunaux d’exception en temps de guerre, en sont la parfaite illustration, dans la réalité, la dictature tunisienne a depuis longtemps déclaré d’une façon subjective et unilatérale, une guerre larvée au peuple tunisien, avec la même vision totalitaire que n’importe quel autre colonialisme. Au contraire de l'ordre, la justice se conjugue avec des valeurs absolues et non pas relatives. La justice ne peut pas être traduite schématiquement par un ordre ; dans Les deux sources de la morale et de la politique, Claude Lévi-Strauss, insiste à juste titre, sur le fait, que la justice moderne ne se concilie plus aussi bien qu'autrefois avec une arithmétique rigide. Les idées d'absolu et d'humanisme qu'elle véhicule sont incommensurables avec le schématisme spatialisant de l'ordre géométrique, donc nous avons une Tunisie au 21emme siécle, qui vit sous le substrat d’une institution judiciaire dévoyée qui fonctionne comme au moyen-âge. Il faut préférer la justice à l'ordre, c'est ce qui sépare les démocrates des tyrans, car la justice est le pire ennemi du désordre, la dictature tunisienne est source de désordre, et toute forme de justice lui sera fatale. Le désordre dont parle Hobbes, ou encore celui mis en avant par Rousseau dans L'Etat de guerre, ne sont en fait que des ordres naturels, Rousseau le reconnaît, l'ordre du réel est synonyme de violence et non de justice. La justice ne se satisfait pas de l'ordre établi, elle le corrige(selon CL-STRAUSS) réflexions que j’accepte totalement pour la question tunisienne, qui tient plus de l’ethnologie, de la psychiatrie, de la légitimité sociale et culturelle que de la politique politicienne, notre schéma de l’espace publique est simple, nous avons une opposition démocratique qui se réclame, dans sa très grande majorité, du progrès et des valeurs universelles, et un pouvoir illégitime, dictatorial, avec un parti unique, qui n’a aucune idéologie, aucune projection culturelle et sociale dans l’avenir, et qui mènent le pays au pas de course, vers des lendemains d’une catastrophes, et d’une mort annoncées.
La justice que
la dictature de BEN ALI bafoue d’une façon aussi dramatique, celle que
nous voulons pour notre pays, celle qui n’est pas, et qui devra être à
la libération de la Tunisie, pour aussi juger ces plus de cinquante
ans de désespérance judiciaire et de règne hors-la-loi des faits
accomplis imposteurs et usurpateur du droit, cette justice sera la
reconnaissance du mérite et des droits de chaque tunisien, le caractère
de ce qui est conforme au droit positif (légal) ou au droit naturel
(légitime). Les juges renégats qui appliquent les injonctions du
pouvoir politique tunisien, oublient que l'ordre naturel repose sur
des lois que la raison est capable de découvrir (Bergson). L'ordre
social repose sur des décrets qui, idéalement, devraient être des
décrets de la raison et qui, de fait, dépendent plus des circonstances,
d'intérêts politiques, économiques ponctuels. Ils oublient qu’ils sont
les gardiens de la constitution et les défenseurs des plus faibles,
que l'ordre, qu’ils servent avec autant de zèle, est arbitraire . La
relation entre les tunisiens et leur justice doit être centrale
ontologiquement, (leur rôle politique dans la cité) mais aussi
téléologiquement, étant l'expression suprême du développement humain
et la finalité du polis. Or, depuis toujours, depuis les grecs anciens,
les suffètes CARTHAGINOIS surtout, la relation de justice est
seulement possible entre des égaux, c'est à dire entre les hommes
libres et adultes. La justice libérée de la dictature ne peut-être que
cette justice qui permet de réaliser les intérêts privés en temps
normal et de sauvegarder l'intérêt général en cas de danger. Cette
dictature tunisienne est injuste, elle ne ne respecte pas l'égalité
et par le biais de ses magistrats aux ordres, elle se confond avec
l'inégalité, et par voie de conséquence avec l’illégalité Commentaires (6)
![]()
Dominique Dutilloy
a dit:
|
|||||||||||||||||
|
Il est évident que Habib Bourguiba fait partie de l'Histoire de la Tunisie... Il fut le père de l'Indépendance de son Pays... Grâce à lui, la Tunisie accéda à la modernité, le sort des femmes allant dans le bon sens... Malgré tout, il régna en despote, en dictateur... Malheureusement, le Président Ben Ali est entrain de trahir les idéaux du néo Destour, en entrainant son pays, la Tunisie, dans l'obscurantisme... Mais, je me demande jusqu'où tout ceci ira (?) Pendant ce temps là, l'Union pour la Méditerranée (UPM) ne fait toujours rien... Mais, il y a un risque : une dictature peut en entrainer une autre, mais beaucoup plus dure et beaucoup plus liberticide... Ce qui s'est passé en Iran lors de la chute du Shah d'Iran, peut très bien se passer en Tunisie ! |
|
|
Abus
vote -
vote +
|
Dominique Dutilloy
a dit:
|
Sonia, je suis pour l'UPM, mais pas dans ces conditions ! J'estime que Nicolas sarkozy, Président-fondateur de l'UMP a un devoir : celui de rappeler à tous les Etats Membres de l'UPM qu'il convient de respecter l'Etat de Droit, les Droits de l'Homme, la Démocratie ! Sinon, à quoi servirait l'UPM ? Serait-ce une organisation "PASSE PARTOUT"" qui ne veut rien dire ? Ce serait bien dommage ! |
|
|
Abus
vote -
vote +
|
Med
a dit:
|
... La justice tunisienne est aux ordres, a n'en pas douter pour ce qui concerne les affaires politiques ; mais aussi, et c'est tout aussi grave, elle est completement corrompue. Ceci pour ce qui concerne toute sorte d'affaires, y compris economiques. J'ai rencontré des tunisiens qui ont perdu leurs biens au bénéfice d'invidus sans foi ni loi qui avaient "des relations", mais surtout qui ont versé des pots de vins pour acheter des juges afin de s'approprier les biens d'autrui. C'est tout une reforme du systeme judiciare qu'il faudrait entreprendre un jour pour le debarasser de la corruption... |
|
|
Abus
vote -
vote +
|
Gérald Maugis
a dit:
|
C'est une question d'intérêt politique http://tunisie-harakati.mylivepage.com L'UMP comme Nicolas Sarkozy ont gravement oubliés les valeurs des droits de l'homme en gardant le silence face aux dossiers tunisiens tels que celui de la jeune Sameh Harakati. Ils proposent de fonder l'UPM alors qu'ils n'ont pas fait leurs preuves pour lutter pour les droits universels. Pour moi Sarkozy n'est pas crédible et il ne le sera pas tant qu'il ne s'imposera pas au monde comme le défenseur incontesté de l'injustice. |
|
|
Abus
vote -
vote +
|
40850€ reversés !
|
C4N est une entreprise sociale: les revenus publicitaires sont reversés aux reporters, commentateurs et à des associations humanitaires. Plus de 3 millions de visiteurs uniques en 2009 ! |
Newsletter
Info reporters
Prochain versement des droits d'auteurs:
8 août



