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La dette le cancer de nos économies, |
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| 20-07-2011 07:52 - 2004 visites - Flux Politique - Ecrit par anidom nidolga - Lire son flux RSS | |
incompétence et idéologie politique ?
Les chefs d’État se réunissent pour solutionner le plan d'aide à la Grèce et rassurer les marchés sur la stabilité de l'euro. C'est de sa crédibilité qu'il s'agit. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a appelé l'Europe «à se réveiller» et a reçu le soutien de la chef de la diplomatie Américaine, Hillary Clinton, en visite dimanche 18/07 à Athènes. Aux États-Unis, on estime que les pays Européens ont largement les moyens d'aider l'économie Grecque, qui ne pèse que 3 % de l'économie Européenne. La note est de 115 milliards d'euros, c'est parfaitement gérable si les marchés continuent à la soutenir. Il y aurait le feu, puisque toutes les infos ne cessent de nous polariser sur la dette des États créant ainsi un sentiment de crainte à l'opinion publique sur une récession alarmante puisque 90 banques Européennes dans 20 pays ont subi des tests de résistance pour vérifier leur solvabilité, voire Les Echos. 8 de ces banques ne seraient pas à la hauteur et devraient lever 2,5 milliards d'euros et 16 autres afficheraient un ration de solvabilité juste au dessus du minimum requis. Nous devons donc nous attendre à une austérité pénible, ce n'est pas pour rien que la solvabilité des banques Européennes a été contrôlée. Certes, ce n'est pas la première fois, c'est la troisième fois que ces tests sont effectués, mais cette fois-ci ils ont été plus contraignants, et jamais ils ont marqué une période aussi critique à cause de la crise Grecque, qui risque de s'étendre à l'Espagne et à l'Italie. Il fallait donc s'assurer qu'elles étaient suffisamment capitalisées pour faire face à une demande des pays de la zone euro. Or, une étude de JPMorgan Cazenove pointe les banques qui doivent se recapitaliser. BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole figurent sur la liste. Les banques Européennes pourraient devoir lever 80 milliards d'euros, pour rassurer les marchés. Un rapport piloté par l'analyste Kian Abouhossein, estime que, si le niveau des réserves obligatoires est strictement respecté à 7%, près de vingt banques devront lever de l'argent frais, Le Figaro.fr. La dette souveraine des pays de la zone euro qui mine leur économie inquiète, provoquant la déprime des places boursières, si elle s'emballe et dépasse le seuil critique de 95 % de leur PIB ne pouvant plus la maîtriser. Mais il n'y a pas que ce paramètre, il faut y associer leur situation interne qui rend délicat tout plan de rigueur. La dette souveraine est la dette des pays souverains, comme la France, l'Italie, .... et ceux-ci sont qualifiés en fonction de leurs possibilités de remboursement qui dépend de leurs performances économiques et de leur gestion budgétaire, et sont ainsi confrontés à la confiance des banques qui ne prêtent qu'en état de confiance. Une dette souveraine comme celle de la Grèce qui représentait 144 % de son PIB en 2010, et du fait de ses difficultés de paiement, font qu'elle apparait aux banques dans une situation de faillite pour assurer le fonctionnement interne de son économie et les salaires de ses agents, mais aussi pour le remboursement de prêts, «ne voyant pas dans sa possibilité productrice de richesse le moyen de retrouver un équilibre budgétaire». Elle entrainerait par effet boule de neige les autres pays dans une spirale catastrophique de la zone euro. C'est donc un ensemble de paramètres qualitatifs et quantitatifs avec la solidité des institutions des pays qui fait que les banques cotent leurs possibilités de prêts. Si les agences de notation dégradent leur cote le crédit augmente par le taux du prêt rendant de plus en plus difficile son remboursement tout en dégradant les conditions sociales, c'est un système divergeant. Cette situation économique est essentiellement la conséquence de l'orientation politique des dirigeants qui appliquent souvent, par dogmatisme, la politique de ceux qui les ont soutenus mettant ainsi dans le rouge les finances de leur pays s'ils se privent des rentrées d'argent par des réductions d'impôts inadaptées au pays. Vouloir par exemple faire de la France un pays libéral comme les États-Unis alors que son fondement est latin, est une grave erreur. La culture Française n'est pas adaptée par ce que plus orientée vers le soutien de l’État à l'économie et au social. De même, toute gestion dogmatique de sens opposée portant à des prélèvements trop importants sur les classes aisées pour favoriser les conditions sociales de ceux qui les ont soutenus conduit également à détruire tout initiative de richesse, bien que ceux qui ont la puissance de l'argent ont tous les moyens pour échapper à l'impôt, voir «La mondialisation des CAC 40 les soulage de l'impôt». Si l'on ajoute à cela dans un cas comme dans l'autre la passivité à agir rapidement pour préserver son électorat, on devient la proie des marchés et des banques qui deviennent maîtres de la situation. Les dirigeants politiques n'étant plus que des exécutants. Ceux qui en souffrent le plus, sont toujours les classes inférieures quelle que soit la politique menée puisqu'elles représentent le plus grand nombre sur lequel toute action est rapidement positive. L'agence Moody's qui est une société d'analyse financière d'entreprises et d'organes gouvernementaux a placé l'Italie sous surveillance en la notant «Aa2» sous perspectives négatives en raison de ses faibles capacités structurelles, une faible productivité et un marché du travail au bord du gouffre, avec un taux d'endettement de 1.900 milliards d'euro donnant un rapport de l'ordre de 120 % de son PIB en augmentation par rapport à 2010, ce qui plombe le gouvernement à réduire le déficit. Combien de jeunes fortement diplômés comme en Espagne, voire la France ne trouvent pas de travail dans un pays de plus de 60 millions d'habitants ! Le plan d'austérité de 40 milliards annoncé le 30 juin devrait en 2014 ramener le déficit à 0,2 % contre 4,6 % en 2010. De la même façon une autre agence de notation Standard & poor's abaisse la notation de la Grèce de deux crans à l'indice «B» et l'agence Moody's devrait suivre abaissant sa cotation de deux à trois crans, rien de réjouissant pour ce pays qui ne peut seul faire face à ses obligations. En un an le déficit public de la Grèce s'est creusé de 12,9 %, malgré le plan de soutien de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. Sur les cinq premiers mois de 2011, le déficit budgétaire s'établissait à 10,275 milliards d'euros alors que l'objectif était de 9,072 milliards. Ce résultat découle surtout d'un manque à gagner de 1,936 milliard sur le total des recettes par rapport aux objectifs fixés par le budget. Les dépenses budgétaires, elles, sont en hausse de 6,4 % par rapport aux cinq premiers mois de 2010, à 27,592 milliards, soit 1,015 milliard de plus que prévu. De même l'autre agence de notation Fitch Ratings a abaissé la note Grecque à «B+» en raison des rentrées fiscales moindres que prévu. Les agences de notation parient sur une banqueroute du pays après les 110 milliards d'euros de prêts sur trois ans promis l'an dernier à Athènes par les Européens et le Fond monétaire international, qui s'avèrent insuffisants, «on parle de 80 milliards d'intervention nouvelle» du FMI et des Européens, a indiqué le ministre Belge des Finances, Didier Reynders. Tout ceci montre un certain flou dans les infos, il est difficile d'y voir bien clair ! Aux États-Unis la situation est critique et Obama n'arrive pas à avoir l'accord des républicains à la Chambre des représentants pour augmenter les impôts. Il avait accepté un plan de réduction du déficit de 4.000 milliards de $ sur dix ans. 3.000 milliards en coupent budgétaires et 1.000 milliards de recettes fiscales. Inacceptable pour les républicains qui contrôlent le Congrès et qui ne veulent pas entendre parler de hausses d'impôts. Les avertissements de la FED Réserve Fédérale Américaine pressent le Congrès d'agir pour maîtriser les comptes publics avant que les marchés imposent leur loi, ainsi que les républicains toujours prêts à critiquer la gestion démocrate et les agences de notation qui préviennent que la cote AAA n'est pas éternelle. La dette Américaine se creuse chaque jour de 4 milliards de $ supplémentaires. A ce rythme, selon le Trésor, elle dépassera entre avril et mai le «plafond» fixé par le Congrès à 14 290 milliards de dollars, la date butoir étant le 02 août. La dette Américaine atteint 95 % de son produit intérieur brut alors que pour la zone euro il est de 80 %. Quelles conséquences pour l'Europe, le dollar comme l'euro sont en panne cela risque de mettre en danger la reprise, de prolonger de grands déséquilibres internationaux et l'instabilité des taux de change. Après le 02 août si le plafond de la dette n'est pas relevé à 2.400 milliards en trois fois comme le souhaite Obama les États-Unis seront en défaut de paiement, les retraites ne pourront plus être payées et les États-Unis ne pourront plus emprunter. Cela revient à dire qu'ils ne pourront plus financer leurs dépenses de guerre et importer. Le commerce de la zone Euro avec les États-Unis s'en trouverait très affecté, ce qui inquiète les marchés. La carte de la dette publique en % du PIB dans le monde Cliquez sur la carte, source Wikipédia. La dette publique est constituée par l'ensemble des engagements financiers des administrations publiques. Est-elle définie de la même façon partout ? En France, Les administrations publiques recouvrent un périmètre plus large que l'État, entendu au sens strict. Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale». La dette publique n'est donc pas la dette du pays, entreprises et ménages compris, mais seulement celle de l'ensemble des administrations publiques. Cette dette est généralement calculée de manière brute, les actifs des administrations ne sont pas soustraits au passif. D'autre part, certains engagements des administrations ne sont généralement pas pris en compte, en particulier les charges futures liées aux retraites des agents publics. La dette brute est donc plus élevée que la dette nette puisque l'État possède des actifs, à la fois financiers, actions, etc. et physiques, terrains, immeubles etc., qu'il faut soustraire à la dette brute pour obtenir la dette nette. La dette brute surestime le problème de la dette. Par exemple, la dette publique Française au sens de Maastricht était, en 2006, de 63,6 % du PIB. Si l'on soustrait à cette dette, les actifs financiers, on obtient la dette financière nette qui n'est plus que d'environ 40 % du PIB. Et si l'on calcule le patrimoine public, en intégrant l'ensemble des actifs physiques, le solde est positif, d'environ 38 % du PIB. Deuxième limite, elle conduit à présenter comme importantes des opérations qui sont en fait neutres pour le patrimoine public, par exemple un remboursement de dette par une vente d'actifs publics, tels que des terrains ou des participations dans des entreprises, ou inversement une nationalisation payée par une émission de dette. En fait la richesse patrimoniale du pays est un facteur sécurisant pour les marchés. Par ailleurs, elle sous estime la dette. Elle ne tient pas compte des engagements financiers que l'État s'est engagé explicitement à payer, notamment de manière contractuelle, comme ses emprunts. Cela met de côté les engagements comme les retraites futures des fonctionnaires. Cette convention statistique, à l'inverse de la précédente, a tendance à sous estimer la dette publique.
Commentaires (17)
anidom nidolga a dit:
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10 juin
Actuellement les grands médias et les politiques qui nous dirigent qui ont des craintes d'une partition de la zone euro et de voir notre cotation baisser malgré la rigueur et les coupes sombres dans les services publics, les dépenses de santé, l'éducation, et j'en passe, comme ceux qui espèrent gouverner qui trouveront une situation d'endettement telle qui fait dire à François Hollande «la dette est l'ennemie de la gauche et de la France», font une fixation sur elle par ce qu'elle plombe notre économie. Bien que le gouvernement soit silencieux espérant que les agences de notation ne nous dégradent pas, la dette publique de la France de 84,5 % du PIB à 1.646,1 milliards d'euro au premier trimestre fait peur, voir «
