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"L’île de la tentation" : de l’indépendance du parquet |
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par Olivier Bonnet 1302 hits son flux
flux TV et Médias
Les charmants jeunes gens ci-dessus étaient les "tentateurs" de l’ancien programme de téléréalité de TF1, L’île de la tentation, que la chaîne a annoncé abandonner en février dernier, après avoir fait ses belles audiences estivales durant sept ans. Leur rôle était de tout mettre en oeuvre pour séduire les membres des couples candidats à tester leur fidélité. Qui craquera, qui restera de marbre ? Tel était le suspens orchestré par la production, filmant par les trous de serrure les éventuels cocufiages, flattant ainsi le voyeurisme du téléspectateur.
Il y avait donc d’un côté des couples candidats - à la
relation plus ou moins sérieuse, de faux couples s’étant à l’occasion
invités dans le programme - et de l’autre des célibataires payés par la
production pour tester la solidité desdits couples. La question du
statut de ces "tentateurs" s’est posée lorsque trois d’entre eux, ayant
officié lors de Mais coup de théâtre avant-hier, comme le résume une dépêche de l’agence Reuters : "La participation à l’émission de télé-réalité de TF1 L’île de la tentation ne peut être considérée comme un travail et ses acteurs n’ont aucun droit à demander des indemnités, estime mercredi le parquet général à une audience de la Cour de cassation." Il n’est pas sûr que les juges suivent cette recommandation, mais telle est donc la position soutenue pour le parquet par l’avocat général Dominique Alix. "L’émission est un "divertissement entre adultes consentants", a-t-il estimé. Les participants déclarent expressément dans leurs engagements agir "à des fins personnelles et non professionnelles" et le fait que le producteur gagne de l’argent ne crée pas mécaniquement une relation de travail." Traduisons : puisque les "tentateurs" ont signé le contrat, imposé par la production, spécifiant qu’il ne s’agissait pas d’un travail, il ne s’agit pas d’un travail ! Cette stupéfiante appréciation, qui prend à 100% le parti de TF1, n’a évidemment rien à voir avec le fait que la chaîne est dirigée par Martin Bouygues, ami intime de Nicolas Sarkozy, qui voit d’un très mauvais oeil le fait que la justice rétablisse dans leurs droits les plaignants qui sont désormais au nombre de 74 ! Ceux qui y verraient le signe que le parquet est inféodé au pouvoir sont de mauvaises langues. Les mêmes qui redoutent la réforme, voulue par le président, de remplacer le juge d’instruction, indépendant, par un "juge de l’instruction", aux ordres du parquet. Mauvaises langues, vous dit-on ! Ne manquez pas aussi:
Commentaires (2)
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new reporter
a dit:
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... Personnellement je pense que cela devrait être considéré comme un travail mais dans ce cas lorsqu'un humoriste fait monter un spectateur sur la scène, ne devrait on pas aussi considérer cela comme un travail? En tout cas si ce n'est pas un travail peut être y a t il une mise en danger de la vie d'autrui dans certaines émissions tel que Kola chez pu quoi. Par ailleurs dans l'ile de la tentation, une des intervenante étant une ancienne employée de Sébastien Cauet sur TF1 et d'autres des strips il y a vraiment de quoi se poser des questions. |
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Abus
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Veritas
a dit:
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... Je prends sur moi de publier un document paru sur Bellacio.org : "Procès pour "injures publiques" : appel à la solidarité mardi 6 octobre 2009 -11:03 Un petit coup de soutien à Olivier Bonnet, en passant (Bellaciao) C’est ici sur son site Plume de Presse "Je serai jugé le vendredi 4 décembre à 13 h 30 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour "injures publiques", poursuivi par le magistrat Marc Bourragué. Je conteste avec la dernière énergie m’être rendu coupable de ce dont il m’accuse et espère donc la relaxe. Déjà, 859 internautes ont signé la pétition en ma faveur et j’ai reçu, outre celui du député Jean-Louis Bianco, premier à se manifester publiquement à mes côtés, plusieurs soutiens à forte valeur symbolique. Mais en attendant, même si l’issue du procès était positive, il me faut payer les honoraires de mon avocat. Et je n’en ai pas les moyens. L’ancien gendarme Michel Roussel, confronté dans le passé à la même situation, a pris l’initiative de lancer un appel à la solidarité en ma faveur. Je l’en remercie infiniment et publie ci-dessous la lettre qu’il m’a adressée. " Olivier Bonnet" |
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l’édition
2003, ont attaqué la production en justice devant les prud’hommes. Un
certain Philippe Bartherotte, qui a travaillé durant sept ans pour
diverses émissions de téléréalité dont celle qui nous occupe, avait
révélé dans son ouvrage La tentation d’une île les procédés utilisés par la production, qu’il résumait ainsi : "Alcool, sexe, rien n’est laissé au hasard". Et l’hebdomadaire
qu’une
somme de 1525 euros. Pour la Cour d’appel cela constituait un salaire
venant en contrepartie du travail fourni. A cet égard, les juges ont
relevé que la cause du versement de la somme de 1525 euros était le
travail subordonné qui a été exécuté." Prestation d’une tâche
précise, lien de subordination et rémunération : la Cour d’appel
conclut bien à un contrat de travail. Comme, plus récemment, le 7 avril
dernier, le Conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt, qui fait
droit à la demande de plaignants qui sont désormais 23 - alléchés par
ces décisions favorables, ils sont de plus en plus nombreux à attaquer
Glem, la société de production de TF1 concernée par le programme, ainsi
que 


