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L’épilation qui laisse des traces… douloureuses et durables |
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| 06-12-2011 18:02 - 1221 visites - Flux Santé, Bien être - Ecrit par Jef Tombeur - Lire son flux RSS | |
Il y a de fortes chances que ce petit article s’accompagnera d’une publicité Google pour l’épilation à la lumière pulsée (EPL, ou, en anglais, IPL, intense pulse light). Comme le vante Philips, la lumière intense pulsée est « indolore, sûre et facile ». Indolore et sûre ? Ah bon ? Épilation, dépilation, rajeunissement épidermique, lissage des varices, &c., la Lip promet tout, y compris des revenus aux « professionnels » qui doivent amortir une location de machine à 300 euros du mois. Oui, mais elle peut aussi laisser des traces durables, et très douloureuses.
En 2008, C. Cripps avait alors 37 ans. Elle s’était rendue dans le salon de beauté d’un grand magasin afin de réaliser l’un de ces reportages « beauté et soins du corps » dont raffolent, paraît-il, les lectrices (et les annonceurs). Trois ans plus tard, à peu près remise, mais encore marquée, de manière permanente, craint-elle, elle témoigne de nouveau. Son visage, sa poitrine, ses épaules, portaient des traces rectangulaires d’un rouge vineux, d’horribles cloques. Tout contact textile lui arrachait de fortes plaintes. En 2009, un dermatologue finissait par réussir à lui rendre un visage présentable. Cela, après une véritable convalescence de sept mois… Déjà, en 2008, elle témoignait : elle avait trop utilisé des cabines et lits de bronzage lors de son adolescence et avait continué par des bains de soleil fréquents. Résultat : des pigmentations brunes. Elle a donc opté pour tester la lumière intense pulsée (Lip), consistant à être exposée, zone par zone, pendant une demi-heure, au « traitement » supposé stimuler le derme et générer du collagène.
« Lorsque l’opératrice est passée de mon visage à ma poitrine, la douleur est devenue intolérable, » se remémore-t-elle. L’opératrice ne s’était même pas donné la peine de procéder à un test sur sa peau bronzée. Mais le traitement professionnel, administré aussi avec la technique Lip, mais accompagnée d’un traitement « de surface » (des onguents adaptés), a permis de rattraper les horribles marques. Évidemment, le prix est plus élevé (1 600 livres pour quatre séances, contre 1 300 de l’époque, pour six dans un salon de beauté). À l’occasion de son passage dans l’émission de la BBC, diverses photos prises en 2008 (et beaucoup plus récemment), sont parues dans la presse internationale (ainsi, dans le Daily Mail, des journaux italiens, et le site belge de 7 sur 7). Divers appareils existent, des professionnels et des individuels (d’intensité moindre). En mode dépilation, les appareils individuels n’apportent jamais une solution réellement définitive. Mais bien sûr, la presse féminine ne le spécifie guère… Ce qui est sûr, c’est que l’épilation ou tout autre traitement à la lampe flash est contre-indiqué pour les peaux mates ou foncées. D’autres contre-indications existent. Dans tous les cas, bien se renseigner (en consultant un site professionnel un peu sérieux, genre celui de l’Afme, et son praticien habituel, si ce n’est un dermatologue). Des fabricants proposent des appareils « professionnels » et « médicaux » à utiliser à domicile (vous êtes l’opérateur ou l’opératrice, comptez environ 1 200 euros l’appareil). Ne jamais les utiliser sur d’autres personnes qui n’auraient pas consulté un médecin, par précaution (même si ce type d’appareil semble inoffensif, mais on ne sait jamais…). Évidemment, les sites des fabricants ne publient que des témoignages très positifs. Les moins élogieux sont du genre « résultat presque parfait… ». Bizarrement, les revues de presse ne comportent que très peu, voir tout juste un (une étude médicale dans une revue scientifique… de langue anglaise, avec un faible échantillon : 63 personnes) article de source médicale. En tout état de cause, mieux vaut payer plus cher que de se retrouver comme Charlotte C., non ?
Commentaires (3)
Madalen a dit:
Madalen a dit:
Mozarine a dit:
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10 juin
Parmi les risques du métier de journaliste, en voilà un auquel je n’aurais pas songé : se faire atrocement brûler l’épiderme, et même le derme, pour tester un traitement « miracle ». C’est ce qui est arrivé à notre consœur britannique, Charlotte Cripps, de The Independent, qui s’est trouvé le courage de témoigner pour l’émission Inside Out de la BBC.
