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L’Affaire des affaires, t. 2, L’Enquête : Denis Robert dit-il toute la vérité ? |
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Jef Tombeur 1521 hits son flux
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Coïncidence : alors que Dargaud sort le second tome de
Depuis Vienne, Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Office on Drugs and Crime, UNODC), en liaison avec le Réseau international d’information sur le blanchiment de l’argent (IMoLIN), a estimé que les ressources du crime organisé ont constitué « les seules liquidités » à disposition de certaines institutions financières et banques l’an dernier, et qu’elles ont été injectées dans le système économique. Un article du Guardian daté du 13 déc. 2009 reprend les déclarations du directeur exécutif dont « l’attention avait été attirée par des services de renseignement et des magistrats voici environ 18 mois. ». Dans de nombreux cas, « l’argent provenant du trafic de drogues a constitué l’unique capital disponible en liquidité au second semestre 2008, » a déclaré Antonio Maria Costa. Les prêts entre banques « provenaient du trafic de drogues et d’autres activités illégales, » a-t-il poursuivi. Le directeur exécutif s’est refusé à « identifier les pays ou les établissements bancaires qui aurait pu recevoir ces fonds, » indique The Guardian. Les montants blanchis via ces prêts interbancaires sont désormais absorbés par les circuits financiers officiels, le crime organisé ayant pu, via des établissements bancaires, mobiliser ses ressources en argent liquide ou placé dans des paradis fiscaux. Selon Antonio Maria Costa, les informations sur ces vastes mouvements lui ont été fournis principalement officiellement par Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie et les États-Unis.
Le Guardian cite un porte-parole de
De quelle manière s’effectuent des prêts interbancaires ? Via des caisses de compensation, dont Clearstream Banking est l’une des principales. Comment procèdent-elles ? Selon Denis Robert, et d’autres, en masquant des transferts. Tout à fait légalement et en toute transparence, affirment ces organismes et Clearstream Banking a obtenu plusieurs fois en justice des condamnations
Le deuxième tome de L’Affaire des affaires, intitulé L’Enquête, permet de se faire une idée de certains mécanismes du monde de À l’occasion de la sortie de ce second tome et à la suite de la comparution, aux côtés de Dominique de Villepin et de nombreuses personnalités, mais aussi de son informateur, Florian Bourges, ancien du cabinet d’audit Arthur Andersen, nous avons demandé à Denis Robert s’il pensait que la position de Clearstream Banking était ressortie consolidée ou affaiblie. Voici sa réponse… Je ne veux pas épiloguer mais Clearstream, compte tenu de la faible volonté d'informer, ne sort ni affaiblie, ni renforcée du procès. Elle en sort soulagée, je crois. À un moment, quand les questions de la cour se sont faites précises, cela aurait beaucoup plus mal tourner pour elle. Je note aussi que, malgré tous les efforts déployés pour me faire condamner pour recel de vol – je leur dois ma présence dans le box –, le parquet a demandé ma relaxe en expliquant que mon rôle dans ce dossier avait exclusivement été celui d'un journaliste. J'attends le jugement avec sérénité en sachant que l'histoire n'est pas finie. »
Non, l’histoire n’est pas finie. Le jugement du 16 octobre 2008 de la cour d’appel de Paris (un extrait figure en annexe de la BD) qui condamne solidairement
Les pages 158 et 179 (notre illustration) de l’album Dargaud font clairement référence à cet audit. Dans les pages précédentes, le personnage d’un directeur informaticien de la société à laquelle Clearstream a succédé (un peu comme l’UMP a succédé à un RPR ayant bénéficié de financements occultes, mais dresser un parallèle serait hasardeux, si ce n’est abusif, ce que Denis Robert ne fait pas), raconte comment des transactions sont effacées des disques à l’occasion de pannes très intentionnellement provoquées. La page 158 met en scène un entretien entre le directeur de Clearstream et une journaliste de télévision. Ce directeur affirme « l’audit que réalise sur nos comptes De fait, la déclaration de l’association britannique des banques au Guardian pourrait laisser imaginer que les banques centrales, au-dessus des banques, font ce que bon leur semble. On pourrait donc imaginer que Denis Robert, lors d’une future rencontre avec Jean-Claude Trichet, poserait la question suivante : « Puisque les banques n’avaient pas de liquidités, selon les Nations Unies, et que celles injectées l’auraient été, selon l’Association britannique des banques, par les banques centrales, est-il loisible de penser que les liquidités pointées par les Nations Unies l’aient été par les banques centrales ? ». La réfutation de Jean-Claude Trichet serait-elle, cette fois, publique ? On se gardera bien de tomber dans ce genre de fiction. Mais nos ex-confrères de La Vie publique, de La Tribune-Les Échos, et de la presse financière française en général, ont toute notre confiance. Ils sauront certainement nous éclairer sur ce point, ne serait-ce que pour éviter que de telles spéculations donnent naissance à des rumeurs devenant incontrôlables et mettant gravement en cause des institutions financières qui, comme Clearstream, ainsi que la confirmé la cour d’appel de Paris, sont au-dessus de tout soupçon. Si de telles allégations venaient à troubler l’ordre public, nul doute que Libération, Le Figaro, Le Monde, le JDD et d’autres s’empresseraient d’y mettre un terme…
Pour sa part, Denis Robert, devenu romancier, scénariste de BD et peintre plasticien (représenté par la galerie parisienne W), que l’on voit sur notre photo prise à
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