Journalisme et délit d'opinion

24-04-2011 07:14 - 2277 visites - Flux Tribune libre - Ecrit par Le candide - Lire son flux RSS
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Cet article a été écrit en réponse et pour compléter un autre billet paru sur C4N (voir : « JOURNALISTES : " TOUS MENTEURS! ”, par omission, ou par Obligation ? ») et à une opinion très généralement admise sur Internet, opinion qui fait d'ailleurs les beaux jours de tous les sites qui s'occupent de ce que l'on appelle communément le journalisme citoyen, en d'autres mots par ceux qui croient que les reporters professionnels sont des corrompus, des menteurs et des manipulateurs d'opinion et que seul le citoyen lambda fort de son opinion — pourtant forgée sur des articles de presse, des reportages ou pire des blogs écrits par d'autres citoyens lambdas — détient la vérité.

Une telle façon de voir les choses a fait naître, en réponse au manque de professionnalisme supposé des vrais reporters, des hordes de reporters-citoyens, de blogueurs et de commentateurs qui sont plus des pamphlétaires que de véritables journalistes.

Certains sites de « liberté d'expression » se sont fait les spécialistes de ces pamphlets (pamphlet pris selon la définition suivante : « Petit écrit en prose au ton polémique, violent et agressif peu ou rarement argumenté »), de ces prises de position très marquées et éloignées de celles prises par la presse généraliste et se font l'écho de tous les supposés complots. Pour n'en citer qu'un : le très controversé réseau Voltaire installé au Liban et proche, selon certain, du régime syrien et dont le directeur, Thierry Meyssan, s'est fait connaître avec sa thèse du complot du 11 septembre 2001, affirmant par exemple que peu de juifs étaient morts dans ces attentats alors qu'aucun chiffre n'est vraiment disponible puisque la collecte des données sur la religion n'inclut que les personnes qui se sont volontairement déclarées comme appartenant à un corps religieux comptant plus de 60.000 fidèles (le recensement des juifs morts dans le World Trade Center ne pourrait donc que concerner ceux qui se seraient déclarés juifs et encore je doute que les données fournies par le bureau de recensement aient pu fournir la liste nominative des recensés disparus dans ces terribles attentats et les morts n'ont donc certainement pas été classés selon leur croyance religieuse).
C'est ce réseau qui a également affirmé que le tremblement de terre en Haïti avait été provoqué par une arme sismique américaine (on attend toujours les preuves de leurs affirmations). Alors, excusez du peu, mais personnellement, je fais plus confiance à la presse traditionnelle et m'efforce de lire les médias d'opinions différentes pour tenter de mieux percevoir les choses (comme le fait remarquer Alixabx dans son article : « Le terrorisme intellectuel existe aussi sur internet », la vérité est parfois chez ceux qui ne pensent pas comme nous).

Ainsi, même s'il semble logique que tous les journalistes professionnels ne soient pas honnêtes ou même très rigoureux dans l'exercice de leur profession (comme nous pouvons le constater dans toutes les professions partout dans le monde), il me semble dommage de jeter l'opprobre sur tous les reporters... D'autant que beaucoup mettent en péril leur vie ou leur liberté au sens le plus strict du terme (pensez à tous les journalistes encore otages) pour nous informer.

À mon sens, le problème soulevé par de nombreux lecteurs viendrait d'une sorte d'auto-censure (les journalistes citoyens n'hésitent-ils pas eux aussi à mettre en ligne certains de leurs articles de peur d'être lynchés pour leurs opinions ?) Plus que d'une censure politique ou celle provoquée par l'omniprésence d'un supposé ordre mondial, je pense que le consensus et le regroupement des masses autour d'une pensée unique (processus notablement amplifié par Internet) sont la principale raison de cette mutilation des opinions.

La presse dans son ensemble ne doit-elle pas dire et écrire ce que ses lecteurs ont envie d'entendre, et cela, depuis sa naissance ? Imaginez-vous la presse dite de gauche encenser Sarkozy ?  Et pourtant, on ne peut parler ici de censure, ni de manque de liberté d'expression puisque justement les reporters peuvent travestir les informations ou en omettre certaines pour faire coller la réalité à leurs opinions politiques. De même, le choix des sujets trahit une volonté délibérée de satisfaire son lectorat, c'est cela qui fait vendre et qui garantit aux auteurs d'être lus et appréciés.

C'est d'ailleurs pour cela que lors d'élections, tous les journaux parleront de victoire, même ceux qui soutenaient les « perdants », c'est l'éternelle histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine et ce que certains appellent mensonges ne sont-ils pas simplement les mêmes événements racontés depuis un autre point de vue ?

Et nous-mêmes, n'agissons-nous pas ainsi dans notre vie quotidienne ? Ne retenons-nous pas que les erreurs de ceux que nous n'apprécions pas et ne voyons-nous pas que les actes généreux de ceux que nous aimons ? Ce qui fait très justement dire au dicton : « l'amour est aveugle », mais nous pourrions ajouter que la haine l'est également et que les journalistes aussi. Peut-on en déduire que tout le monde ment ou devrions-nous plutôt dire que tout le monde omet des informations pour argumenter ses propres opinions ? Aussi, peut-on traiter de menteurs des journalistes qui ne font que défendre leurs opinions dans leur manière de relater les événements auxquels ils assistent (d'ailleurs comme nous venons de le voir ce procédé peut être inconscient et parfois nous percevons les choses comme nous avons envie de les voir) ?

N'inventons-nous pas également de belles histoires pour expliquer les choses à nos enfants, doit-on appeler cela des mensonges ?

En fin de compte, seuls les chansonniers, les poètes, les écrivains et autres artistes peuvent exprimer des opinions totalement différentes, et même délirantes si le coeur leur en dit, sous couvert d'humour, d'imaginaire ou de création artistique.

Quant aux journalistes qui risquent de perdre leur emploi s'ils ne suivent pas la ligne éditoriale de leur employeur, cela me semble normal, car quand on s'engage à travailler pour quelqu'un il me paraît juste et honnête de respecter la ligne éditoriale et de ne pas tirer dans le dos du journal. Ce qui n'empêche pas les journalistes en désaccord avec leur direction de glisser des phrases à double sens dans leurs articles pour signaler leur désaccord, mais si ce désaccord devient permanent et insupportable, il me semble que c'est au reporter de quitter son journal pour chercher un employeur plus en accord avec ses opinions plutôt que l'inverse. D'ailleurs, nul ne peut dire qui du chef de rédaction ou de ses journalistes détient la vérité puisque souvent cela dépendra de l'opinion de chacun des lecteurs.

Les journalistes devant respecter cette ligne de conduite, n'est-ce pas une garantie de leur sérieux et bien qu'ils ne puissent tout dire, n'est-ce pas à nous de multiplier les sources d'information ? Mais si, à mon sens, la liberté d'expression est une chose acquise dans nos démocraties, c'est la liberté de s'informer et de lire qui me semble compromise, tant chez nous que dans certaines dictatures ! En effet, si grâce à Internet n'importe qui a dorénavant la possibilité de publier n'importe quoi, le référencement sur les moteurs de recherche étant assujetti au nombre de clicks, la visibilité des articles sortants du « droit chemin » est fortement compromise. C'est donc cette liberté de lire et du libre accès à toutes les opinions exprimées que nous devrions défendre.

Dernièrement, de nombreux lecteurs on vu en Wikileaks le briseur de silence, la source de vraies informations, mais des journaux indépendants ont très vite envisagé la collusion de Julian Assange, un des fondateurs de Wikileaks, avec certains gouvernements : jalousie, médisance de la part de reporters jaloux du succès de Wikileaks ? Peut-être, mais comment analyser alors la « fuite » des principaux collaborateurs de Julian Assange qui ont préféré ouvrir le site concurrent « Open Leaks » pour respecter selon eux l'âme de Wikileaks, c'est-à-dire la publication de toutes les fuites, après vérification de leur authenticité, sans effectuer aucun tri préalable et sans se soucier des conséquences politiques ou juridiques. D'après les anciens collaborateurs de Julian Assange, ce dernier choisirait avec soin les fuites à publier... et ce choix est forcément manipulateur d'opinions.

Alors, on voudrait nous faire croire que les États-Unis ont envisagé d'arrêter Julian Assange ou que la presse dans ce pays est soumise au diktat politique, mais c'est oublié que le droit à l'information et la liberté de la presse sont inscrits au frontispice de la Constitution américaine et que la curiosité de la presse américaine est sans doute la plus forte et la mieux organisée du monde. Une demi-centaine de correspondants de presse campe d'ailleurs en permanence devant la Maison-Blanche en quête de fuites ou de secrets gouvernementaux.

Rappelez-vous le scandale du Watergate révélé par le Washington Post qui aboutit à la démission du président Nixon, ou de l'Affaire du Mena publiée par le Wall Street Journal qui mit à mal les présidents Reagan et Clinton et les força à s'expliquer publiquement.

Mais la révélation de fuites n'est pas l'apanage de la presse occidentale puisque c'est un journal libanais, Al-Shiraa, qui est à l'origine du scandale Iran Gate/Contra qui se conclut par le vote de l'amendement Boland rendant illégal le financement direct de militants étrangers.

Ces trois exemples devraient suffire à prouver qu'aux États-Unis la presse, même étrangère, constitue bien le quatrième pouvoir et qu'elle n'est pas soumise aux ordres de la Maison-Blanche.

Avant de clore cet article, je propose à votre réflexion l'information suivante : en Libye, les rebelles viennent de lancer leurs propres organes de presse pour, selon eux, redonner la liberté d'expression au peuple et combattre la censure en prétendant que chez eux tout le monde aura la parole et on pourra tout dire. « Même les citoyens qui soutiennent encore Khadafi auront le droit de s'y exprimer ? » a demandé le journaliste au directeur de la jeune chaîne de télévision « Libye libre » qui a répondu d'un dédaignant : « Pas eux évidemment » !

Vous avez dit liberté d'expression ?


 





Sources :


— Cours du professeur Philippe Moureaux, sénateur socialiste belge, communication sociale, ULB (université libre de Bruxelles)

— Charte de fondation et discours d'ouverture de Openleaks

— Réseau Voltaire international

— « We're All Journalists Now: The Transformation of the Press and Reshaping of the Law in the Internet Age. », Scott Gant, Free Press, New York 2007

— « The Iran-Contra Affair », The American-Israeli Cooperation Enterprise, 2011

— « Watergate: Scandal in the White House », Dale Anderson, Compass Point Books, 2006

— Bureau de recensement des États-Unis d'Amérique






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Commentaires (11)

SOPHY a dit:

...
Bravo, Le Candide :

L'objectivité pure n'existe pas, Journalistes rémunérés ou cyber journalistes, nous sommes tous soumis à nos émotions, voire nos opinions, même s'il n'est pas facile de les exprimer.
La cyber Presse restant tout de même (pour l'instant) un îlot protégé.

(voir OWNI de ce jour)

Journalistes : "tous menteurs" ?
Par omission ET par Obligation
 
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24 April 2011
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Ludo a dit:

...
bonjour Le Candide,

Quant aux journalistes qui risquent de perdre leur emploi s'ils ne suivent pas la ligne éditoriale de leur employeur, cela me semble normal, car quand on s'engage à travailler pour quelqu'un


Je ne suis pas d'accord avec çà, car un journaliste est avant tout au service de l'information et non d'un patron.
C'est un métier à part qui se doit d'être vertueux par rapport à sa mission tout comme une infirmière qui même si elle a un patron est venant tout au service de la santé.

En ce qui concerne les reporters, je ne les confonds pas avec ceux qu'on appelle communément les journalistes bien que journalistes eux-mêmes mais avec cette mission particulière du reportage sur place.
Bien souvent ils ou elles se trouvent sur le théâtre d'évènements à risques et mettent souvent leur vie en danger ou se font enlevés.
J'ai beaucoup de respect pour ces gens là, mais je me demande s'ils peuvent réellement tout dire?
 
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24 April 2011
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Tartine a dit:

...
Le bon journalisme n'existe pas. Entre les copinages, les renvoi-d'ascenseur, on se retrouve avec des écrits insipides, ou égotiques ou cirages de pompes, c'est selon.

 
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24 April 2011
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aliciabx a dit:

...
Wouahhh, ça décoiffe, j'adore ! smilies/wink.gif
 
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24 April 2011
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Le candide a dit:

...
Ludo, merci pour votre visite et votre commentaire, pourtant je ne puis partager votre opinion.

N'importe quel événement peut être raconté de plusieurs manières différentes, et ce n'est pas mentir que de donner son point de vue. Mais lorsqu'un journaliste s'engage à travailler pour un journal, il s'engage également à se soumettre au point de vue du rédacteur en chef (on se soumet à la paire de ciseaux du rédac-chef qui va « réviser » les articles comme on dit dans le métier) : c'est un contrat, il faut respecter la ligne éditoriale, mais comme je l'ai précisé dans l'article ce n'est pas forcément pour proférer des mensonges, mais simplement pour donner un point de vue en accord avec celui du lectorat, point de vue qui en fin de compte est peut être plus exact que celui du journaliste !

Mais je suis d'accord avec vous, un journaliste doit resté honnête avec ses opinions (ce qui ne veut pas dire qu'il a raison lorsqu'il donne son point de vue) et c'est pour cela que je pense que s'il est en désaccord constant avec sa rédaction il doit soit devenir pigiste soit offrir ses services à un autre journal plus en accord avec ses opinions : c'est cela l'honnêteté et un journaliste aux opinions nationalistes n'aurait par exemple pas le droit de librement s'exprimer dans un quotidien communiste, mais il pourrait en toute honnêteté proposer ses services à la gazette du front national.

Pour prendre un autre exemple, celui d'un curé qui aurait perdu la foi, cela vous paraîtrait normal qu'une fois derrière l'autel il prêche la laïcité en dépit de l'opinion des paroissiens ? Ne lui conseilleriez-vous pas plutôt de changer de tribune ? Pourtant, d'après votre commentaire, vous semblez penser que celui qui s'accrocherait à sa soutane pour proférer des opinions contraires à celles de son « employeur » et de ses auditeurs serait celui qui serait le plus honnête ? Ce n'est pas mon opinion, pour moi le journaliste doit respecter les termes de son contrat et si son opinion s'éloigne trop de la ligne éditoriale, il ferait mieux de changer de boutique et de vendre ses écrits à un autre public.

De toute façon, même les plus honnêtes des journalistes ne feront que nous raconter leur vérité et vous en trouverez d'autres, tout autant honnêtes, qui diront exactement le contraire !
 
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24 April 2011
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Ludo a dit:

...
Le candide,

A mon avis il faut séparer 2 choses.

-Tout d'abord un journaliste se doit de rapporter des faits
-et ensuite donner son avis en sachant que celui-ci devra bien être distinct. Il pourra raconter alors sa vérité sans problème dès lors qu'on le sait et que son message n'est pas noyer dans les faits.

A ce propos, une Loi en France avait été votée pour séparer les deux. Cela a marché un certain temps, puis ensuite tout est passé aux oubliettes.

D'après ce que vous me dites, un journaliste doit se plier à la ligne de sa rédaction.
Je pourrai être d'accord avec çà, si le canard pour lequel il écrit représente un parti, une religion. Cela peut se comprendre et on n'est pas contraint de lire, d'écouter ou de regarder ces médias.
Mais lorsqu'il s'agit de presse publique réputée libre, intègre et neutre, je maintiens ce que j'ai dit plus haut. Et c'est bien de ces médias dont il est question.

Les journalistes doivent se borner aux faits et les expliquer de la façon la plus neutre possible afin de respecter la liberté de ceux qui reçoivent le message.
Dès lors qu'il y a une opinion personnelle d'émise ou appartenant à un groupe quel qu'il soit, il y a distorsion obligatoirement du message qui d'objectif passe à subjectif voire tendancieux dans certains cas.
Je me rappelle aux dernières élections présidentielles ce journaliste de la télévision publique, réputé pro et intègre, avoir commis la faute d'avoir exprimé son choix.
Il a été écarté pendant la durée des élections et j'ai trouvé cela normal tout comme lui du reste.
Il y a eu d'autres cas comme celui-ci.

Il faut se rendre compte de la portée des écrits par les journaux, de la voix sur la radio et la télévision, qui elle comporte le risque de la fenêtre ou de l'effet loupe qui peut induire en erreur.

L'honnêteté ne peut passer que comme cela.
 
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24 April 2011
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Mozarine a dit:

...
bravo le candide,votre article remet les choses à leur place!
 
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24 April 2011
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Mozarine a dit:

...
même s'il semble logique que tous les journalistes professionnels ne soient pas honnêtes ou même très rigoureux dans l'exercice de leur profession (comme nous pouvons le constater dans toutes les professions partout dans le monde), il me semble dommage de jeter l'opprobre sur tous les reporters... D'autant que beaucoup mettent en péril leur vie ou leur liberté au sens le plus strict du terme (pensez à tous les journalistes encore otages) pour nous informer


Tout à fait d'accord avec votre point de vue!
 
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24 April 2011
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Tartine a dit:

...
Rares sont les vrais reporters, justement ceux qui risquent leur vie loin très loin de nos frontières. Les 3/4 des autres reporters pantouflards ne risquent rien à jouer les girouettes et à faire de la désinformation un art. Le journalisme à la papa ...

D'ailleurs y'a qu'à voir quasi tous la voix de son maître. Du journalisme au rabais !
 
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24 April 2011
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supertitom a dit:

...
Le Candide,

dans un premier temps, merci pour ce bel article, bien fournit et argumenté.
Je trouve important l'une des phrases que vous avez écrite, et qui pour moi reflète parfaitement les dangers de la société actuelle.

Ainsi, même s'il semble logique que tous les journalistes professionnels ne soient pas honnêtes ou même très rigoureux dans l'exercice de leur profession (comme nous pouvons le constater dans toutes les professions partout dans le monde), il me semble dommage de jeter l'opprobre sur tous les reporters...


"Oui" dans toutes les professions, il y a des personnes de qualités, et de personnes moins rigoureuses, pour autant, la généralisation faite de la société envers toute une corporation à cause d'une ou deux personnes est affligeante. Pourquoi dire que cela touche tout le monde à cause d'une personne? Une réduction de langage facile et néfaste, voir même dangereuse, car cela porte le discrédit sur beaucoup de personnes qui font un travail d'investigations formidable, qui risquent leur vie constamment, qui prennent vraiment leur travail à coeur, mais qui pourtant se font discréditer à cause de brebis galeuses égarées..Merci d'avoir donc rétablis cette vérité qui pour moi est plus qu'importante.

Amicalement

Tom
 
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25 April 2011
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Dominique Dutilloy a dit:

...
Dans mon article « Vers une télévision populaire de qualité » [ http://www.come4news.com/index...w&id=39682 ], je m’étais élevé contre le fait que l'État soit propriétaire d’un service de l’audiovisuel public, estimant que le Groupe France Télévisions, Radio France, Arte-France, RFO, RFI…, soit privatisés et vendus au secteur privé….
Cependant, pour éviter certaines concentrations qui pourraient s’avérer dangereuses pour la liberté de la presse, pour la liberté des journalistes à rédiger ce qu’il leur plait, j’avais, en commentaires, mais également, dans le corps de mon papier, proposé :
... Pour ma part, et c'est mon opinion, je considère qu'il serait souhaitable que l'État se sépare de son Service public de l'audiovisuel en vendant toutes ces chaînes de radio et de télévision à des sociétés privées travaillant exclusivement dans le domaine des médias, éventuellement dans ceux de la presse écrite ou dans ceux de la presse en ligne ! En effet, et ce serait un garde-fou supplémentaire pour veiller au respect du travail journalistique, qui ne pourrait être garanti que par l'existence d'une Loi Constitutionnelle pouvant leur garantir une totale indépendance, les industriels du luxe, de l'armement, de la finance, de la banque, les avionneurs, les fonds de pension, les assurances, les entreprises du BTP, ne devraient plus pouvoir se porter acquéreurs de médias quels qu'ils soient !...

Je n'ai pas changé d'avis depuis... Ces concentrations, et très certainement, elles n'existent qu'en France, ne permettent pas un véritable travail d'investigation... Aussi, la presse en ligne a toute latitude pour faire changer les choses, puisqu'elle pourrait, à l'instar de nos radios libres d'hier, nous insuffler un grand espoir de liberté !

Ce commentaire est également présent sous cet excellent article de SOPHY : « JOURNALISTES : " TOUS MENTEURS! ", Par omission, ou par Obligation ? » [ http://www.come4news.com/index...w&id=43238 ]

 
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25 April 2011
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