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Jean-François Copé mis KO par Marylise Lebranchu |
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| 30-06-2008 12:01 - 948 visites - Flux Politique - Ecrit par Olivier Bonnet - Lire son flux RSS | |
Ainsi donc Besancenot serait un "problème beaucoup plus grave" que l’hyperprésident qui entraîne le pays, jour après jour, toujours plus loin dans la voie de la régression sociale et culturelle généralisée et menace un à un tous les piliers sur lesquels est bâtie la République** ? Pour arriver à cette surprenante position, Copé diabolise le facteur, comparé à nul autre que... Jean-Marie Le Pen : Besancenot serait "en train d’utiliser la même stratégie que Jean-Marie Le Pen à l’extrême droite il y a vingt ans, c’est-à-dire un système dans lequel, en réalité, on vient chercher très à gauche et ne reculant jamais devant aucune provocation". À peine le sémillant député-maire de Meaux, président du groupe parlementaire UMP et avocat d’affaires à temps partiel reconnaît-il "évidemment quelques différences notoires de conceptions entre l’extrême droite et l’extrême gauche". Ouf. Il fallait tout de même oser comparer le chef du Front national avec celui de la LCR, venant du représentant du parti qui a consciencieusement siphonné l’électorat d’extrême droite en appliquant à la lettre son programme sécuritaire et anti-immigrés !
Ce n’est pas de cela que nous voulions vous parler.
Mais d’une petite partie de l’intervention de Copé reproduite
ci-dessus, précisément ce passage : "Le vrai sujet du PS aujourd’hui, à force de (...) ne pas sortir une idée nouvelle depuis dix ans (...)". Emblématique de la grande imposture de la droite, qui se prétend le camp de l’innovation et de la "réforme"
et présente la gauche comme immobiliste et réactionnaire. Parce qu’au
fond, quelles sont-elles, les idées de Copé ? Il faut en réalité parler
au singulier : il a UNE idée, "travailler plus pour gagner plus" - qui n’est pas de lui qui plus est ! On a pu le mesurer à satiété (ad nauseam
serait plus juste) durant la campagne électorale présidentielle, où il
courut inlassablement les plateaux pour aller partout ressasser * Son texte, « Combattre et proposer », construit selon la formule participative, avec 3 000 contributeurs, dénonce « les dégâts de la droite », le « système prédateur de Nicolas Sarkozy, opposant la France des Falcon à celle des salariés au pouvoir d’achat confisqué. » Elle fustige celui « qui avait promis la rupture, alors que la France connaît aujourd’hui une grave déchirure ». Un des sept chapitres, des sept « piliers », de sa contribution, invite à « combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France », comme le résume Ouest-France. ** Je ne développe pas : lire Sarkozy, la grande manipulation, qui le démontre sur 172 pages.
Commentaires (5)
Palatin a dit:
VAUTIER a dit:VAUTIER a dit:new reporter a dit:
Olivier Bonnet a dit:Ecrivez un commentaire
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"Le
vrai sujet du PS aujourd’hui, à force de ne pas avoir crevé ses abcès
idéologiques, de ne pas sortir une idée nouvelle depuis dix ans, c’est
que maintenant est monté à la gauche de la gauche un type qui s’appelle
Olivier Besancenot", a estimé l’inénarrable Jean-François Copé lors du Grand Rendez-vous Europe 1-TV5 Monde-Le Parisien/Aujourd’hui en France. Nous ne lui donnerons pas tort sur le grand écart, au sein du PS,
entre un Mélenchon ou un Hamon et un Valls ou un Strauss-Kahn. Non plus
que sur le fait que les socialistes, tiraillés entre la tentation
centriste et le cap à gauche, voient se détourner d’eux toute une
frange de l’électorat progressiste au profit du leader de la LCR,
qui incarne sans ambiguité une opposition frontale et résolue à la
droite. De là à interpeller Ségolène Royal, auteure d’une attaque* en
bonne et due forme de Sarkozy, en estimant que "Mme Royal
aurait mieux fait, plutôt que de concentrer ses tirs avec cette
violence contre Nicolas Sarkozy, de nous dire ce qu’elle compte faire
avec un autre problème beaucoup plus grave pour elle qui est celui
d’Olivier Besancenot", il y a là un singulier renversement des priorités. [.../...]
l’improbable
slogan, censé pouvoir résoudre tous les problèmes de la France. Alors
franchement, reprocher aux socialistes de ne pas avoir eu d’idée
nouvelle depuis dix ans, c’est le roquefort qui dit au camembert : "tu pues !" Marylise Lebranchu, députée PS du Finistère et ancienne garde des sceaux - d’un autre niveau que 