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J-M Bockel ressort le dépistage de la délinquance à partir de 3 ans. |
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| 03-11-2010 19:55 - 4027 visites - Flux Société, Education - Ecrit par Julien - Lire son flux RSS | |
Encore une idée qui va de nouveau soulever des opinions, et pas que des bonnes. On ne s’étonnera pas que la droite n’y voit aucune objection (ou si peu). Il s’agit du dépistage précoce du potentiel de la délinquance juvénile, chez les enfants de 3 ans environ.
Oui, Monsieur Bockel, actuel secrétaire d’Etat à la Justice ressort cette idée déjà évoquée en 2005 pour faire face à la recrudescence de la délinquance chez les adolescents ces dernières décennies.
En gros, cette idée se résume à observer les enfants âgés de 2 à 3 ans, de dresser le panel de leurs attitudes, leurs comportements, leurs réactions, leur environnement familial, social, économique et divers éléments qui les touchent, en analysant les troubles du comportement et les « potentiels » de délinquance future et en conséquence mettre en place des actions de prévention pour ces enfants.
Chirac s’adonnait à la manipulation du « mulot », son successeur aspire à ficher tout le monde pour tout savoir en tout temps, après le fichage des pervers, des condamnés, des suspects même innocentés par la suite et son fichage génétique qui n’a pas eu lieu à sa guise.
C’est une recette connue !
Le raisonnement suivant reste de l’ordre de la probabilité. Une étude sur la famille monoparentale révèlerait peut être que dans une telle situation l’enfant se trouve parfois tiraillé entre les deux parents l’un ayant certaines exigences que l’autre renie en totalité avec ses propres exigences. L’enfant peut être l’objet de chantage affectif, il peut se retrouver dans une famille où le parent refait sa vie avec un conjoint qui a des exigences particulières d’éducation. Il peut être séparé ou confié à sa mère (majorité des cas) alors qu’il aurait préféré l’inverse. Une grande distance peut s’installer entre les deux foyers, compliquant la coordination de l’éducation parentale à deux.
(« Si la société nous rejette, c’est qu’elle veut oublier que c’est elle qui nous a créé »)
Si l’enfant sort par le siège, ce sera peut-être un politicien, s’il crie aussitôt, un syndicaliste. S’il sort la tête vers le haut un religieux, vers le bas un smicard ; le cordon enroulé autour du coup, un suicidaire. Pour conclure, il faut tout de même relater la gravité des risques de la mise en place d’un tel fichier de données. Outre la confidentialité, les divers arguments à évoquer avec la CNIL (Commission Nationale d’Informatique et Libertés), c’est un fichage systématique de grande envergure qu’il est proposé et des analyses de comportements en tout genre sans consentement possible de l’individu, pour obtenir la société idéale débarrassée totalement de la délinquance juvénile.
Macabre comparaison, mais l’Europe a connu un genre d’étude médicale avec Mengele lors de la seconde guerre mondiale. Espérons que la France ne soit pas le berceau d’un Mengele version « psy » ou « social ».
Images: délinquant: tout-metz.com
Commentaires (18)
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10 juin
Comme quoi, Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’intérieur, a eu beau déclamer qu’il allait passer les banlieues au Karcher, débarasser la population de la racaille, ainsi que reprendre cet engagement dans ses meetings d’élection présidentielle, il a fait un flop total.
L’enquête qu’a fait mener M.Bockel révèlerait par exemple que l’autorité parentale est souvent remise en cause. Ceci n’est pas une découverte, mais si on se penche un peu plus justement sur la cellule familiale, il se trouve que les délinquants se retrouvent dans une majorité de familles monoparentales, suite à un divorce, séparation, décès.
En d’autres termes, être dans une situation pour lui inextricable, et afin de chercher l’équilibre entre ses parents, car même en période de conflit avec l’autorité parentale, il ne veut décevoir aucun des deux parents, la seule solution probable peut être la délinquance. La délinquance : la délivrance car enfin les deux parents auront peut-être le même point de vue à savoir qu’il revienne dans le « droit chemin ». Les voir réunis dans un même objectif, c’est reconstituer l’autorité parentale, mais si le clivage se reforme entre les parents, ne serait-il pas logique que l’adolescent récidive dans la délinquance pour voir à nouveau ses parents unis ?
