42
voix d’écart entre Martine Aubry et Ségolène Royal, c’est trop peu pour
que le camp de la Bravitude ne hurle pas à la tricherie. On ne pouvait
imaginer pire pour le PS, qu'une élection qui rendrait le partie
ingouvernable.
Mauvaise perdante, Royale demande un troisième tour. Une attitude
anti-démocratique, mais qui pourrait sauver le partie s'il s'avère
qu'un des candidats gagne à une écrasante majorité.
Après
une nuit de confusion ou chaque camp annonçait sa victoire, la
direction du Parti socialiste a annoncé, samedi 22 novembre, vers 5 h
30 du matin, que Martine Aubry avait remporté 50,02 % des voix au
deuxième tour de l'élection du premier secrétaire du PS.
Seules 42 voix séparent les deux candidates sur 134 784 votes : Martine
Aubry obtient 67 413 voix, tandis que Ségolène Royal en obtient 67 371,
selon les chiffres communiqués, qui doivent être encore validés
officiellement par les instances du PS.
Les partisans de Ségolène Royal, qui dénoncent des résultats "contestés
et contestables", ont réclamé une belle, jeudi prochain, qui "n'a pas
de raison d'être" estime naturellement Martine Aubry. "Ce n'est pas
parce que le résultat ne plaît pas qu'il faut changer les règles",
souligne François Lamy, bras droit du maire de Lille.
Et bien évidemment c'est une partie de tennis rhétorique qui s'engage
entre les deux camps : "Vu les contestations locales, le meilleur moyen
de sortir de cette impasse c'est de donner la parole aux militants une
nouvelle fois"(Manuel Valls), "Devant la situation d'extrême confusion
(...) c'est la seule proposition digne et acceptable", (Jean-Pierre
Mignard) et bla et bla et bla...
Le PS démontre une fois de plus sa capacité (son don?) à se mettre tout
seul dans le brin (comme le dirait Aubry). Une cruche qui se présente
aux présidentielles à la place de son secrétaire, un congrès incapable
de trouver une nouvelle majorité de gouvernement, des adhérents étaient
appelés à élire directement leur chef le font à presque moitié : "Bon
les gars, on prend 49,98% de Ségo, correspondant à son corps , et les
50,02% d'Aubry tenteront de créer quelques neurones avant 2012."
Depuis la clôture du scrutin du deuxième tour dans la nuit de vendredi
à samedi la plus grande confusion régnait autour des résultats. En
effet plusieurs sources avaient donné une victoire "confortable" de
Ségolène Royal, dont les partisans affluaient, sourire aux lèvres, dans
un hôtel particulier de la capitale, loué pour l'occasion. Réunis à la
Questure de l'Assemblée nationale, les proches de Martine Aubry
criaient eux à "l'intox".
Au final se sont des "Magouilleurs" de félicitation qu'hurlaient les
partisans de Ségolène Royal. "Unité", leur remerciaient les troupes de
Martine Aubry. La situation a même failli finir en "Free-hug" plus ou
moins amicaux vers 2 h du matin quand des militants des deux camps se
sont retrouvés devant le siège du PS.
En tout cas le grand perdant de cette soirée est assurément le PS. Les
deux camps s'accusant d'irrégularités et autres dysfonctionnement,
comment la France à l'heure actuelle peut-elle faire confiance à un
partie dont la guerre des chefs rend inaudible les débats d'idées?
De plus si la situation ne se débloque pas, on risque de se retrouver
dans le cas d'un PS dont le nombre d'adhérents sera diviser par deux.
Satanée de poupée Vaudou !!!